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Père Charles Mallard-Entrer dans le mystère pour le vivre

homélie 2

Entrer dans le mystère pour le vivre

31 Mai 2026

Sainte Trinité – Année A

Ex 34,4b-6.8-9 ; Ps Dn 3,5 ss ; 2Co 13,11-13 ; Jn 3,16-18

Les fêtes de la Trinité, du Saint-Sacrement et du Sacré-Cœur forment comme un ricochet de la Pentecôte et nous invitent à contempler différents aspects de l’amour de Dieu. Ainsi, nous commençons ce dimanche, par honorer la Sainte Trinité. C’est le cœur du mystère divin qui nous est révélé par le Christ, et toute notre foi est marquée par cette « Tri-unité » du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Nous confessons souvent la Trinité, au baptême déjà, mais aussi par le signe de croix, les formules de bénédictions, la conclusion de nombreuses prières et bien d’autres occasions. Mais de quoi s’agit-il ?

Plutôt que de vous éblouir par ma science théologique et de vous assommer de mots compliqués qui paraissent d’autant plus savants qu’on ne les comprend pas, je vous propose de nous laisser guider par la salutation de saint Paul aux Corinthiens qui conclut la deuxième lecture et que vous aurez sans doute reconnue comme celle par laquelle le prêtre commence la messe : « Que la grâce de Jésus le Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit-Saint soient avec vous ».

D’abord que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous. On commence par le Fils, parce que c’est par lui que tout nous est dévoilé. C’est le Fils qui est notre porte d’entrée dans le mystère de Dieu. Mais qu’est-ce que la grâce ? Cela peut signifier le don de Dieu, ce que Dieu nous donne pour faire et être ce qu’il attend de nous. C’est ainsi qu’on dit que Marie était comblée de grâces. Mais la grâce peut aussi signifier le pardon, comme une grâce présidentielle qui dispense de la peine. Cela peut encore signifier la beauté, ce qu’il y a d’admirable chez quelqu’un. Ainsi le Fils est à la fois celui qui nous comble des bienfaits divins, celui qui nous gracie, et celui à l’image duquel nous devenons gracieux.

Ensuite on souhaite l’Amour de Dieu le Père. Car c’est bien vers le Père que nous conduit le Fils. Jésus nous dévoile le cœur de Dieu, et le nom prononcé au Sinaï devant Moïse retentit d’une manière toute particulière. Dieu est « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité ». Combien en effet est désirable de goûter à la tendresse de Dieu, de faire l’expérience de sa miséricorde. C’est un amour en plénitude, un amour qui rassemble toutes les dimensions de ce que nous pouvons connaître. Un enfant disait que Dieu est un papa qui nous aime comme une maman … il faudrait rajouter qu’il nous aime aussi comme un ami et même comme un époux.

Mais à quoi cela nous servirait de connaître l’Amour de Dieu, si c’est pour le contempler de loin, pour juste le regarder. Nous ne sommes pas devant lui comme devant un film romantique où nous sommes émus par ce que vivent les héros … devant Dieu nous sommes concernés et appelés, comme aspirés. C’est pourquoi saint Paul continue en souhaitant la communion de l’Esprit Saint. Nous sommes trop faibles pour nous maintenir dans l’amour divin … le péché nous le rappelle douloureusement. Mais si le Fils est la main qui invite, l’Esprit est la main qui nous soutient et qui nous garde. Et cette communion qui nous maintient dans l’amour reçu de la grâce, nous la partageons entre nous, car nous ne pouvons pas aimer Dieu sans aimer ceux qu’il aime ; nous ne pouvons pas aimer Dieu sans aimer comme il aime.

Alors tant pis si nous ne comprenons pas tout de la Trinité, ce qui est plus important c’est d’abord d’en vivre et de l’accueillir. Accueillir la grâce du Fils, entrer dans l’Amour du Père et nous laisser entrainer par la communion de l’Esprit Saint.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entrer dans le mystère divin. Comblée de Grâce, qu’elle nous dispose à ce que le Seigneur Jésus nous propose. Mère du Bel Amour qu’elle nous ouvre à ce que le Père nous donne. Reine des saints qu’elle nous entraine là où l’Esprit nous soutient pour que nous demeurions en Dieu comme il demeure nous dès maintenant et pour les siècles des siècles.

Publié le 03 mai 2026

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Père Charles Mallard-Entrer dans le mystère pour le vivre

Entrer dans le mystère pour le vivre

31 Mai 2026

Sainte Trinité – Année A

Ex 34,4b-6.8-9 ; Ps Dn 3,5 ss ; 2Co 13,11-13 ; Jn 3,16-18

Les fêtes de la Trinité, du Saint-Sacrement et du Sacré-Cœur forment comme un ricochet de la Pentecôte et nous invitent à contempler différents aspects de l’amour de Dieu. Ainsi, nous commençons ce dimanche, par honorer la Sainte Trinité. C’est le cœur du mystère divin qui nous est révélé par le Christ, et toute notre foi est marquée par cette « Tri-unité » du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Nous confessons souvent la Trinité, au baptême déjà, mais aussi par le signe de croix, les formules de bénédictions, la conclusion de nombreuses prières et bien d’autres occasions. Mais de quoi s’agit-il ?

Plutôt que de vous éblouir par ma science théologique et de vous assommer de mots compliqués qui paraissent d’autant plus savants qu’on ne les comprend pas, je vous propose de nous laisser guider par la salutation de saint Paul aux Corinthiens qui conclut la deuxième lecture et que vous aurez sans doute reconnue comme celle par laquelle le prêtre commence la messe : « Que la grâce de Jésus le Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit-Saint soient avec vous ».

D’abord que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous. On commence par le Fils, parce que c’est par lui que tout nous est dévoilé. C’est le Fils qui est notre porte d’entrée dans le mystère de Dieu. Mais qu’est-ce que la grâce ? Cela peut signifier le don de Dieu, ce que Dieu nous donne pour faire et être ce qu’il attend de nous. C’est ainsi qu’on dit que Marie était comblée de grâces. Mais la grâce peut aussi signifier le pardon, comme une grâce présidentielle qui dispense de la peine. Cela peut encore signifier la beauté, ce qu’il y a d’admirable chez quelqu’un. Ainsi le Fils est à la fois celui qui nous comble des bienfaits divins, celui qui nous gracie, et celui à l’image duquel nous devenons gracieux.

Ensuite on souhaite l’Amour de Dieu le Père. Car c’est bien vers le Père que nous conduit le Fils. Jésus nous dévoile le cœur de Dieu, et le nom prononcé au Sinaï devant Moïse retentit d’une manière toute particulière. Dieu est « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité ». Combien en effet est désirable de goûter à la tendresse de Dieu, de faire l’expérience de sa miséricorde. C’est un amour en plénitude, un amour qui rassemble toutes les dimensions de ce que nous pouvons connaître. Un enfant disait que Dieu est un papa qui nous aime comme une maman … il faudrait rajouter qu’il nous aime aussi comme un ami et même comme un époux.

Mais à quoi cela nous servirait de connaître l’Amour de Dieu, si c’est pour le contempler de loin, pour juste le regarder. Nous ne sommes pas devant lui comme devant un film romantique où nous sommes émus par ce que vivent les héros … devant Dieu nous sommes concernés et appelés, comme aspirés. C’est pourquoi saint Paul continue en souhaitant la communion de l’Esprit Saint. Nous sommes trop faibles pour nous maintenir dans l’amour divin … le péché nous le rappelle douloureusement. Mais si le Fils est la main qui invite, l’Esprit est la main qui nous soutient et qui nous garde. Et cette communion qui nous maintient dans l’amour reçu de la grâce, nous la partageons entre nous, car nous ne pouvons pas aimer Dieu sans aimer ceux qu’il aime ; nous ne pouvons pas aimer Dieu sans aimer comme il aime.

Alors tant pis si nous ne comprenons pas tout de la Trinité, ce qui est plus important c’est d’abord d’en vivre et de l’accueillir. Accueillir la grâce du Fils, entrer dans l’Amour du Père et nous laisser entrainer par la communion de l’Esprit Saint.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entrer dans le mystère divin. Comblée de Grâce, qu’elle nous dispose à ce que le Seigneur Jésus nous propose. Mère du Bel Amour qu’elle nous ouvre à ce que le Père nous donne. Reine des saints qu’elle nous entraine là où l’Esprit nous soutient pour que nous demeurions en Dieu comme il demeure nous dès maintenant et pour les siècles des siècles.

Publié le 03 mai 2026

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Père Charles Mallard-Entrer dans le mystère pour le vivre

homélie 2

Entrer dans le mystère pour le vivre

31 Mai 2026

Sainte Trinité – Année A

Ex 34,4b-6.8-9 ; Ps Dn 3,5 ss ; 2Co 13,11-13 ; Jn 3,16-18

Les fêtes de la Trinité, du Saint-Sacrement et du Sacré-Cœur forment comme un ricochet de la Pentecôte et nous invitent à contempler différents aspects de l’amour de Dieu. Ainsi, nous commençons ce dimanche, par honorer la Sainte Trinité. C’est le cœur du mystère divin qui nous est révélé par le Christ, et toute notre foi est marquée par cette « Tri-unité » du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Nous confessons souvent la Trinité, au baptême déjà, mais aussi par le signe de croix, les formules de bénédictions, la conclusion de nombreuses prières et bien d’autres occasions. Mais de quoi s’agit-il ?

Plutôt que de vous éblouir par ma science théologique et de vous assommer de mots compliqués qui paraissent d’autant plus savants qu’on ne les comprend pas, je vous propose de nous laisser guider par la salutation de saint Paul aux Corinthiens qui conclut la deuxième lecture et que vous aurez sans doute reconnue comme celle par laquelle le prêtre commence la messe : « Que la grâce de Jésus le Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit-Saint soient avec vous ».

D’abord que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous. On commence par le Fils, parce que c’est par lui que tout nous est dévoilé. C’est le Fils qui est notre porte d’entrée dans le mystère de Dieu. Mais qu’est-ce que la grâce ? Cela peut signifier le don de Dieu, ce que Dieu nous donne pour faire et être ce qu’il attend de nous. C’est ainsi qu’on dit que Marie était comblée de grâces. Mais la grâce peut aussi signifier le pardon, comme une grâce présidentielle qui dispense de la peine. Cela peut encore signifier la beauté, ce qu’il y a d’admirable chez quelqu’un. Ainsi le Fils est à la fois celui qui nous comble des bienfaits divins, celui qui nous gracie, et celui à l’image duquel nous devenons gracieux.

Ensuite on souhaite l’Amour de Dieu le Père. Car c’est bien vers le Père que nous conduit le Fils. Jésus nous dévoile le cœur de Dieu, et le nom prononcé au Sinaï devant Moïse retentit d’une manière toute particulière. Dieu est « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité ». Combien en effet est désirable de goûter à la tendresse de Dieu, de faire l’expérience de sa miséricorde. C’est un amour en plénitude, un amour qui rassemble toutes les dimensions de ce que nous pouvons connaître. Un enfant disait que Dieu est un papa qui nous aime comme une maman … il faudrait rajouter qu’il nous aime aussi comme un ami et même comme un époux.

Mais à quoi cela nous servirait de connaître l’Amour de Dieu, si c’est pour le contempler de loin, pour juste le regarder. Nous ne sommes pas devant lui comme devant un film romantique où nous sommes émus par ce que vivent les héros … devant Dieu nous sommes concernés et appelés, comme aspirés. C’est pourquoi saint Paul continue en souhaitant la communion de l’Esprit Saint. Nous sommes trop faibles pour nous maintenir dans l’amour divin … le péché nous le rappelle douloureusement. Mais si le Fils est la main qui invite, l’Esprit est la main qui nous soutient et qui nous garde. Et cette communion qui nous maintient dans l’amour reçu de la grâce, nous la partageons entre nous, car nous ne pouvons pas aimer Dieu sans aimer ceux qu’il aime ; nous ne pouvons pas aimer Dieu sans aimer comme il aime.

Alors tant pis si nous ne comprenons pas tout de la Trinité, ce qui est plus important c’est d’abord d’en vivre et de l’accueillir. Accueillir la grâce du Fils, entrer dans l’Amour du Père et nous laisser entrainer par la communion de l’Esprit Saint.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entrer dans le mystère divin. Comblée de Grâce, qu’elle nous dispose à ce que le Seigneur Jésus nous propose. Mère du Bel Amour qu’elle nous ouvre à ce que le Père nous donne. Reine des saints qu’elle nous entraine là où l’Esprit nous soutient pour que nous demeurions en Dieu comme il demeure nous dès maintenant et pour les siècles des siècles.

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Publié le 03 mai 2026