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PĂšre Charles Mallard-Le Seigneur est-il au milieu de nous ?

homélie 2

Le Seigneur est-il au milieu de nous ?

8 Mars 2026

3° Dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e A

Ex 17,3-7 ; Ps 94 ; Rm 5,1-2.5-8 ; Jn 4,5-42

« Le Seigneur est-il au milieu de nous ? » La question du peuple dans le dĂ©sert au jour de Massa et de MĂ©riba, rĂ©sonne tout au long de l’histoire chaque fois que nous nous trouvons dans une situation difficile et pĂ©nible. Pourtant la vraie question n’est pas tant de savoir si Dieu est avec nous, mais si nous savons reconnaĂźtre sa prĂ©sence. Et la rencontre de JĂ©sus avec la Samaritaine, au puit de Jacob, peut nous aider Ă  vĂ©rifier que nous cherchons au bon endroit la prĂ©sence du Seigneur.

La femme arrive donc pour puiser de l’eau et un inconnu, juif de surcroit lui demande de l’aide : « donne-moi Ă  boire ? » dit-il. Cet inconnu, c’est le Christ, celui dont elle sait qu’il doit venir. Mais elle ne le reconnaĂźt pas. La prĂ©sence de Dieu se rĂ©vĂšle de maniĂšre surprenante, incongrue, dans un appel Ă  l’aide, dans l’inconnu qui a besoin de nous. Ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frĂšres, c’est Ă  moi qui vous l’avez fait, dira JĂ©sus. Dieu n’est pas d’abord celui qui nous impressionne ou qui nous arrange, il est d’abord celui qui nous sollicite. Aussi le temps de carĂȘme nous invite-t-il Ă  retrouver la prĂ©sence de Dieu dans l’aumĂŽne et le partage. C’est en ouvrant notre cƓur Ă  ceux qui sont autour de nous que nous pourrons reconnaĂźtre le Seigneur qui vient Ă  notre rencontre.

Ensuite, au cours de la conversation, elle se rend compte que l’homme au bord du puits pourrait lui rendre la vie plus facile. Qu’il semble capable de rĂ©pondre Ă  son dĂ©sir, Ă  son attente la plus Ă©lĂ©mentaire mais la moins envisageable : ne plus avoir soif, ne plus avoir besoin de venir puiser de l’eau. C’est la deuxiĂšme rĂ©vĂ©lation de la prĂ©sence de Dieu : il peut apporter ce que nous n’osons pas espĂ©rer. C’est pourquoi, on confond parfois le Seigneur avec le gĂ©nie de la lampe ou avec le pĂšre NoĂ«l ! Comme si Dieu Ă©tait la solution Ă  tous nos problĂšmes. En vĂ©ritĂ©, pour accueillir vraiment ce deuxiĂšme signe de la prĂ©sence divine, il faut apprendre Ă  distinguer le dĂ©sir et le besoin ; ce qui nous fait envie et ce qui comble notre cƓur. Et c’est pour Ă©duquer notre cƓur Ă  dĂ©sirer ce dont nous avons besoin, que le carĂȘme nous invite au jeĂ»ne et aux privations. C’est une maniĂšre de trier dans ce qui nous manque, pour nous attacher Ă  ce que seul le don de Dieu peut combler.

Alors, la femme comprend que son interlocuteur est un prophĂšte, qu’il peut lui indiquer le chemin pour se tenir en prĂ©sence du Seigneur. « OĂč faut-il adorer ? » demande-t-elle. Et JĂ©sus lui rĂ©pond que les adorateurs que recherche le PĂšre, adorent en esprit et en vĂ©ritĂ©. Non pas dans un lieu dĂ©terminĂ©, non pas dans des gestes ou des paroles, mais dans la simplicitĂ© d’un cƓur Ă  cƓur. C’est la troisiĂšme maniĂšre dont se rĂ©vĂšle la prĂ©sence de Dieu : au cƓur de notre cƓur, lorsque nous sommes attentifs Ă  sa parole, au murmure de la brise lĂ©gĂšre. Et c’est bien pour retrouver cette prĂ©sence que le carĂȘme nous encourage Ă  ĂȘtre plus assidu Ă  la priĂšre, Ă  prendre du temps pour Dieu, pour s’extraire du vacarme de nos occupations, et entendre le Christ nous dire « je le suis, moi qui te parle ».

Le Seigneur est-il au milieu de nous ? Sans aucun doute, mais il ne suffit pas qu’il soit lĂ , il faut encore que nous y fassions attention. Ce temps de CarĂȘme, est un temps pour apprendre ou approfondir notre prĂ©sence Ă  la prĂ©sence. Une prĂ©sence qui nous sollicite et que nous accueillons dans le partage. Une prĂ©sence qui nous comble et que le jeĂ»ne nous apprend Ă  dĂ©sirer. Une prĂ©sence qui nous accompagne et que nous rejoignons dans la priĂšre.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă  entendre cette parole et Ă  la mettre en pratique. Consolatrice des affligĂ©s qu’elle ouvre nos mains pour rĂ©pondre Ă  l’appel de Dieu Ă  travers ceux que nous pouvons aider. Porte du Ciel, qu’elle ouvre nos cƓurs au don de Dieu pour que nous puissions le dĂ©sirer. Arche de la Nouvelle alliance, qu’elle ouvre nos vies Ă  la prĂ©sence de Dieu qui nous accompagne pour que nous puissions demeurer en lui comme il demeure en nous, dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.

Publié le 21 décembre 2025

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PĂšre Charles Mallard-Le Seigneur est-il au milieu de nous ?

Le Seigneur est-il au milieu de nous ?

8 Mars 2026

3° Dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e A

Ex 17,3-7 ; Ps 94 ; Rm 5,1-2.5-8 ; Jn 4,5-42

« Le Seigneur est-il au milieu de nous ? » La question du peuple dans le dĂ©sert au jour de Massa et de MĂ©riba, rĂ©sonne tout au long de l’histoire chaque fois que nous nous trouvons dans une situation difficile et pĂ©nible. Pourtant la vraie question n’est pas tant de savoir si Dieu est avec nous, mais si nous savons reconnaĂźtre sa prĂ©sence. Et la rencontre de JĂ©sus avec la Samaritaine, au puit de Jacob, peut nous aider Ă  vĂ©rifier que nous cherchons au bon endroit la prĂ©sence du Seigneur.

La femme arrive donc pour puiser de l’eau et un inconnu, juif de surcroit lui demande de l’aide : « donne-moi Ă  boire ? » dit-il. Cet inconnu, c’est le Christ, celui dont elle sait qu’il doit venir. Mais elle ne le reconnaĂźt pas. La prĂ©sence de Dieu se rĂ©vĂšle de maniĂšre surprenante, incongrue, dans un appel Ă  l’aide, dans l’inconnu qui a besoin de nous. Ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frĂšres, c’est Ă  moi qui vous l’avez fait, dira JĂ©sus. Dieu n’est pas d’abord celui qui nous impressionne ou qui nous arrange, il est d’abord celui qui nous sollicite. Aussi le temps de carĂȘme nous invite-t-il Ă  retrouver la prĂ©sence de Dieu dans l’aumĂŽne et le partage. C’est en ouvrant notre cƓur Ă  ceux qui sont autour de nous que nous pourrons reconnaĂźtre le Seigneur qui vient Ă  notre rencontre.

Ensuite, au cours de la conversation, elle se rend compte que l’homme au bord du puits pourrait lui rendre la vie plus facile. Qu’il semble capable de rĂ©pondre Ă  son dĂ©sir, Ă  son attente la plus Ă©lĂ©mentaire mais la moins envisageable : ne plus avoir soif, ne plus avoir besoin de venir puiser de l’eau. C’est la deuxiĂšme rĂ©vĂ©lation de la prĂ©sence de Dieu : il peut apporter ce que nous n’osons pas espĂ©rer. C’est pourquoi, on confond parfois le Seigneur avec le gĂ©nie de la lampe ou avec le pĂšre NoĂ«l ! Comme si Dieu Ă©tait la solution Ă  tous nos problĂšmes. En vĂ©ritĂ©, pour accueillir vraiment ce deuxiĂšme signe de la prĂ©sence divine, il faut apprendre Ă  distinguer le dĂ©sir et le besoin ; ce qui nous fait envie et ce qui comble notre cƓur. Et c’est pour Ă©duquer notre cƓur Ă  dĂ©sirer ce dont nous avons besoin, que le carĂȘme nous invite au jeĂ»ne et aux privations. C’est une maniĂšre de trier dans ce qui nous manque, pour nous attacher Ă  ce que seul le don de Dieu peut combler.

Alors, la femme comprend que son interlocuteur est un prophĂšte, qu’il peut lui indiquer le chemin pour se tenir en prĂ©sence du Seigneur. « OĂč faut-il adorer ? » demande-t-elle. Et JĂ©sus lui rĂ©pond que les adorateurs que recherche le PĂšre, adorent en esprit et en vĂ©ritĂ©. Non pas dans un lieu dĂ©terminĂ©, non pas dans des gestes ou des paroles, mais dans la simplicitĂ© d’un cƓur Ă  cƓur. C’est la troisiĂšme maniĂšre dont se rĂ©vĂšle la prĂ©sence de Dieu : au cƓur de notre cƓur, lorsque nous sommes attentifs Ă  sa parole, au murmure de la brise lĂ©gĂšre. Et c’est bien pour retrouver cette prĂ©sence que le carĂȘme nous encourage Ă  ĂȘtre plus assidu Ă  la priĂšre, Ă  prendre du temps pour Dieu, pour s’extraire du vacarme de nos occupations, et entendre le Christ nous dire « je le suis, moi qui te parle ».

Le Seigneur est-il au milieu de nous ? Sans aucun doute, mais il ne suffit pas qu’il soit lĂ , il faut encore que nous y fassions attention. Ce temps de CarĂȘme, est un temps pour apprendre ou approfondir notre prĂ©sence Ă  la prĂ©sence. Une prĂ©sence qui nous sollicite et que nous accueillons dans le partage. Une prĂ©sence qui nous comble et que le jeĂ»ne nous apprend Ă  dĂ©sirer. Une prĂ©sence qui nous accompagne et que nous rejoignons dans la priĂšre.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă  entendre cette parole et Ă  la mettre en pratique. Consolatrice des affligĂ©s qu’elle ouvre nos mains pour rĂ©pondre Ă  l’appel de Dieu Ă  travers ceux que nous pouvons aider. Porte du Ciel, qu’elle ouvre nos cƓurs au don de Dieu pour que nous puissions le dĂ©sirer. Arche de la Nouvelle alliance, qu’elle ouvre nos vies Ă  la prĂ©sence de Dieu qui nous accompagne pour que nous puissions demeurer en lui comme il demeure en nous, dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.

Publié le 21 décembre 2025

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PĂšre Charles Mallard-Le Seigneur est-il au milieu de nous ?

homélie 2

Le Seigneur est-il au milieu de nous ?

8 Mars 2026

3° Dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e A

Ex 17,3-7 ; Ps 94 ; Rm 5,1-2.5-8 ; Jn 4,5-42

« Le Seigneur est-il au milieu de nous ? » La question du peuple dans le dĂ©sert au jour de Massa et de MĂ©riba, rĂ©sonne tout au long de l’histoire chaque fois que nous nous trouvons dans une situation difficile et pĂ©nible. Pourtant la vraie question n’est pas tant de savoir si Dieu est avec nous, mais si nous savons reconnaĂźtre sa prĂ©sence. Et la rencontre de JĂ©sus avec la Samaritaine, au puit de Jacob, peut nous aider Ă  vĂ©rifier que nous cherchons au bon endroit la prĂ©sence du Seigneur.

La femme arrive donc pour puiser de l’eau et un inconnu, juif de surcroit lui demande de l’aide : « donne-moi Ă  boire ? » dit-il. Cet inconnu, c’est le Christ, celui dont elle sait qu’il doit venir. Mais elle ne le reconnaĂźt pas. La prĂ©sence de Dieu se rĂ©vĂšle de maniĂšre surprenante, incongrue, dans un appel Ă  l’aide, dans l’inconnu qui a besoin de nous. Ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frĂšres, c’est Ă  moi qui vous l’avez fait, dira JĂ©sus. Dieu n’est pas d’abord celui qui nous impressionne ou qui nous arrange, il est d’abord celui qui nous sollicite. Aussi le temps de carĂȘme nous invite-t-il Ă  retrouver la prĂ©sence de Dieu dans l’aumĂŽne et le partage. C’est en ouvrant notre cƓur Ă  ceux qui sont autour de nous que nous pourrons reconnaĂźtre le Seigneur qui vient Ă  notre rencontre.

Ensuite, au cours de la conversation, elle se rend compte que l’homme au bord du puits pourrait lui rendre la vie plus facile. Qu’il semble capable de rĂ©pondre Ă  son dĂ©sir, Ă  son attente la plus Ă©lĂ©mentaire mais la moins envisageable : ne plus avoir soif, ne plus avoir besoin de venir puiser de l’eau. C’est la deuxiĂšme rĂ©vĂ©lation de la prĂ©sence de Dieu : il peut apporter ce que nous n’osons pas espĂ©rer. C’est pourquoi, on confond parfois le Seigneur avec le gĂ©nie de la lampe ou avec le pĂšre NoĂ«l ! Comme si Dieu Ă©tait la solution Ă  tous nos problĂšmes. En vĂ©ritĂ©, pour accueillir vraiment ce deuxiĂšme signe de la prĂ©sence divine, il faut apprendre Ă  distinguer le dĂ©sir et le besoin ; ce qui nous fait envie et ce qui comble notre cƓur. Et c’est pour Ă©duquer notre cƓur Ă  dĂ©sirer ce dont nous avons besoin, que le carĂȘme nous invite au jeĂ»ne et aux privations. C’est une maniĂšre de trier dans ce qui nous manque, pour nous attacher Ă  ce que seul le don de Dieu peut combler.

Alors, la femme comprend que son interlocuteur est un prophĂšte, qu’il peut lui indiquer le chemin pour se tenir en prĂ©sence du Seigneur. « OĂč faut-il adorer ? » demande-t-elle. Et JĂ©sus lui rĂ©pond que les adorateurs que recherche le PĂšre, adorent en esprit et en vĂ©ritĂ©. Non pas dans un lieu dĂ©terminĂ©, non pas dans des gestes ou des paroles, mais dans la simplicitĂ© d’un cƓur Ă  cƓur. C’est la troisiĂšme maniĂšre dont se rĂ©vĂšle la prĂ©sence de Dieu : au cƓur de notre cƓur, lorsque nous sommes attentifs Ă  sa parole, au murmure de la brise lĂ©gĂšre. Et c’est bien pour retrouver cette prĂ©sence que le carĂȘme nous encourage Ă  ĂȘtre plus assidu Ă  la priĂšre, Ă  prendre du temps pour Dieu, pour s’extraire du vacarme de nos occupations, et entendre le Christ nous dire « je le suis, moi qui te parle ».

Le Seigneur est-il au milieu de nous ? Sans aucun doute, mais il ne suffit pas qu’il soit lĂ , il faut encore que nous y fassions attention. Ce temps de CarĂȘme, est un temps pour apprendre ou approfondir notre prĂ©sence Ă  la prĂ©sence. Une prĂ©sence qui nous sollicite et que nous accueillons dans le partage. Une prĂ©sence qui nous comble et que le jeĂ»ne nous apprend Ă  dĂ©sirer. Une prĂ©sence qui nous accompagne et que nous rejoignons dans la priĂšre.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă  entendre cette parole et Ă  la mettre en pratique. Consolatrice des affligĂ©s qu’elle ouvre nos mains pour rĂ©pondre Ă  l’appel de Dieu Ă  travers ceux que nous pouvons aider. Porte du Ciel, qu’elle ouvre nos cƓurs au don de Dieu pour que nous puissions le dĂ©sirer. Arche de la Nouvelle alliance, qu’elle ouvre nos vies Ă  la prĂ©sence de Dieu qui nous accompagne pour que nous puissions demeurer en lui comme il demeure en nous, dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.

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Publié le 21 décembre 2025