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Père Charles Mallard-Comment empêcher l’oeuvre de Dieu ?

homélie 2

Comment empêcher l’oeuvre de Dieu ?

12 Juillet 2026

14° dimanche du Temps Ordinaire – Année A

Is 55,10-11 ; Ps 64 (65) ; Rm 8, 18-23 ; Mt 13,1-23

Il n’est pas sûr que l’expérience du semeur nous soit très familière ; en revanche, la chaleur de ces jours nous aidera sans doute à apprécier la connotation positive de la pluie, même si nous sommes en vacances ! Cela dit, Jésus, comme Isaïe, nous parlent de la fécondité de la parole de Dieu dans notre vie, et il n’est pas inutile de s’y arrêter. D’autant que c’est une sorte de loi fondamentale de la vie spirituelle qui nous est expliquée.

Que ce soit la pluie et la neige, ou le semeur, on comprend que la fécondité dépend de deux actions : celle du ciel et celle de la terre. Ainsi la fécondité de notre vie spirituelle dépend de deux actions : celle de Dieu et celle de l’homme. Si la pluie ne tombe pas, si le semeur ne sème pas, rien ne pousse et le terrain reste désert et stérile. La première conclusion, c’est que sans Dieu nous ne pouvons rien faire, sans sa parole et sa grâce, nous ne pouvons pas nous épanouir pleinement. Il est bon qu’on nous le rappelle, tant nous avons tendance à vouloir tout faire par nous-mêmes et vivre à l’horizon de la terre sans réaliser que la terre n’est rien sans le ciel.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, il y a un deuxième aspect : la pluie peut toujours tomber, le semeur peut toujours semer, si la terre n’accueille pas la semence, rien ne pousse ! Ainsi Dieu ne peut rien faire sans nous. Il peut toujours parler si nous n’écoutons pas, ça ne sert à rien ; il peut toujours nous montrer les merveilles de son œuvre, si nous fermons les yeux, ça ne sert à rien. Pour que Dieu puisse agir, il faut que nous l’acceptions !

Pour ce qui est de la part divine, nous pouvons faire confiance : tout ce qui dépend du Seigneur est disponible. Les obstacles et les difficultés viennent plutôt de notre côté, et c’est sans doute la raison pour laquelle Jésus détaille cet aspect dans la parabole du semeur. Comment empêchons-nous l’œuvre de Dieu ?

La première manière d’empêcher l’œuvre de Dieu, c’est de la refuser. C’est l’image du chemin, sur lequel, les graines restent en surface. Dieu ne s’impose jamais, si nous n’acceptons pas ce qu’il nous donne, si nous n’accueillons pas la grâce, elle reste sans effet. Les bénédictions ou les sacrements ne sont pas magiques, ils demandent notre engagement. On ne peut pas se contenter d’un vernis de surface, la puissance de Dieu sollicite notre disponibilité.

La deuxième manière d’empêcher l’œuvre de Dieu, c’est l’inconstance. C’est l’image du sol pierreux, où ce qui lève vite, sèche aussitôt. Il faut du temps et de la persévérance pour que l’œuvre de Dieu s’accomplisse. Sans doute préférerions nous que les choses soient instantanées : ce serait plus confortable : on coche la case, et c’est acquis ! Mais nous vivons dans le temps, et c’est dans le temps que nous devons accueillir le don de Dieu. Rien de spirituel ne tient sans persévérance car rien de divin n’existe sans fidélité. C’est d’ailleurs ce que montrait saint Paul dans la lettre aux Romains : nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons encore notre adoption et la rédemption de notre corps.

La troisième manière d’empêcher l’œuvre de Dieu, c’est la dispersion. C’est l’image des ronces qui étouffent ce que le semeur a semé. On ne peut pas tout faire à la fois, il faut choisir, il faut préférer. Si Dieu n’est pas à la première place dans notre vie, viendra un jour où il se retrouvera à la dernière : ce qu’il fait pour nous sera étouffé par le reste. La relation à Dieu est une affaire d’amour, et l’amour implique un choix, une préférence.

Dieu donne, et il donne en abondance. Il agit, bien plus puissamment que nous ne pourrions le faire, mais il ne fait rien sans nous, et c’est à nous de permettre à la grâce de Dieu de se déployer et de fructifier. Si nous n’accueillons pas, la grâce n’agit pas ; si nous ne gardons pas, la grâce ne tient pas ; si nous nous dispersons, la grâce est étouffée. Parce qu’il s’agit d’un don, il faut recevoir ; parce que nous sommes vivants, il faut persévérer dans la fidélité ; parce que Dieu nous aime, il faut le préférer.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Temple de l’Esprit Saint qu’elle nous apprenne à nous ouvrir à la présence de Dieu. Vierge Fidèle, qu’elle nous soutienne dans la persévérance et la fidélité. Trône de la Sagesse qu’elle nous guide dans la voie du plus grand Amour, pour que nous permettions au Don de Dieu de germer, de croitre et de porter du fruit, et que nous demeurions en lui, comme il demeure en nous dès maintenant et pour les siècles des siècles

Publié le 03 mai 2026

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Père Charles Mallard-Comment empêcher l’oeuvre de Dieu ?

Comment empêcher l’oeuvre de Dieu ?

12 Juillet 2026

14° dimanche du Temps Ordinaire – Année A

Is 55,10-11 ; Ps 64 (65) ; Rm 8, 18-23 ; Mt 13,1-23

Il n’est pas sûr que l’expérience du semeur nous soit très familière ; en revanche, la chaleur de ces jours nous aidera sans doute à apprécier la connotation positive de la pluie, même si nous sommes en vacances ! Cela dit, Jésus, comme Isaïe, nous parlent de la fécondité de la parole de Dieu dans notre vie, et il n’est pas inutile de s’y arrêter. D’autant que c’est une sorte de loi fondamentale de la vie spirituelle qui nous est expliquée.

Que ce soit la pluie et la neige, ou le semeur, on comprend que la fécondité dépend de deux actions : celle du ciel et celle de la terre. Ainsi la fécondité de notre vie spirituelle dépend de deux actions : celle de Dieu et celle de l’homme. Si la pluie ne tombe pas, si le semeur ne sème pas, rien ne pousse et le terrain reste désert et stérile. La première conclusion, c’est que sans Dieu nous ne pouvons rien faire, sans sa parole et sa grâce, nous ne pouvons pas nous épanouir pleinement. Il est bon qu’on nous le rappelle, tant nous avons tendance à vouloir tout faire par nous-mêmes et vivre à l’horizon de la terre sans réaliser que la terre n’est rien sans le ciel.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, il y a un deuxième aspect : la pluie peut toujours tomber, le semeur peut toujours semer, si la terre n’accueille pas la semence, rien ne pousse ! Ainsi Dieu ne peut rien faire sans nous. Il peut toujours parler si nous n’écoutons pas, ça ne sert à rien ; il peut toujours nous montrer les merveilles de son œuvre, si nous fermons les yeux, ça ne sert à rien. Pour que Dieu puisse agir, il faut que nous l’acceptions !

Pour ce qui est de la part divine, nous pouvons faire confiance : tout ce qui dépend du Seigneur est disponible. Les obstacles et les difficultés viennent plutôt de notre côté, et c’est sans doute la raison pour laquelle Jésus détaille cet aspect dans la parabole du semeur. Comment empêchons-nous l’œuvre de Dieu ?

La première manière d’empêcher l’œuvre de Dieu, c’est de la refuser. C’est l’image du chemin, sur lequel, les graines restent en surface. Dieu ne s’impose jamais, si nous n’acceptons pas ce qu’il nous donne, si nous n’accueillons pas la grâce, elle reste sans effet. Les bénédictions ou les sacrements ne sont pas magiques, ils demandent notre engagement. On ne peut pas se contenter d’un vernis de surface, la puissance de Dieu sollicite notre disponibilité.

La deuxième manière d’empêcher l’œuvre de Dieu, c’est l’inconstance. C’est l’image du sol pierreux, où ce qui lève vite, sèche aussitôt. Il faut du temps et de la persévérance pour que l’œuvre de Dieu s’accomplisse. Sans doute préférerions nous que les choses soient instantanées : ce serait plus confortable : on coche la case, et c’est acquis ! Mais nous vivons dans le temps, et c’est dans le temps que nous devons accueillir le don de Dieu. Rien de spirituel ne tient sans persévérance car rien de divin n’existe sans fidélité. C’est d’ailleurs ce que montrait saint Paul dans la lettre aux Romains : nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons encore notre adoption et la rédemption de notre corps.

La troisième manière d’empêcher l’œuvre de Dieu, c’est la dispersion. C’est l’image des ronces qui étouffent ce que le semeur a semé. On ne peut pas tout faire à la fois, il faut choisir, il faut préférer. Si Dieu n’est pas à la première place dans notre vie, viendra un jour où il se retrouvera à la dernière : ce qu’il fait pour nous sera étouffé par le reste. La relation à Dieu est une affaire d’amour, et l’amour implique un choix, une préférence.

Dieu donne, et il donne en abondance. Il agit, bien plus puissamment que nous ne pourrions le faire, mais il ne fait rien sans nous, et c’est à nous de permettre à la grâce de Dieu de se déployer et de fructifier. Si nous n’accueillons pas, la grâce n’agit pas ; si nous ne gardons pas, la grâce ne tient pas ; si nous nous dispersons, la grâce est étouffée. Parce qu’il s’agit d’un don, il faut recevoir ; parce que nous sommes vivants, il faut persévérer dans la fidélité ; parce que Dieu nous aime, il faut le préférer.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Temple de l’Esprit Saint qu’elle nous apprenne à nous ouvrir à la présence de Dieu. Vierge Fidèle, qu’elle nous soutienne dans la persévérance et la fidélité. Trône de la Sagesse qu’elle nous guide dans la voie du plus grand Amour, pour que nous permettions au Don de Dieu de germer, de croitre et de porter du fruit, et que nous demeurions en lui, comme il demeure en nous dès maintenant et pour les siècles des siècles

Publié le 03 mai 2026

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Père Charles Mallard-Comment empêcher l’oeuvre de Dieu ?

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Comment empêcher l’oeuvre de Dieu ?

12 Juillet 2026

14° dimanche du Temps Ordinaire – Année A

Is 55,10-11 ; Ps 64 (65) ; Rm 8, 18-23 ; Mt 13,1-23

Il n’est pas sûr que l’expérience du semeur nous soit très familière ; en revanche, la chaleur de ces jours nous aidera sans doute à apprécier la connotation positive de la pluie, même si nous sommes en vacances ! Cela dit, Jésus, comme Isaïe, nous parlent de la fécondité de la parole de Dieu dans notre vie, et il n’est pas inutile de s’y arrêter. D’autant que c’est une sorte de loi fondamentale de la vie spirituelle qui nous est expliquée.

Que ce soit la pluie et la neige, ou le semeur, on comprend que la fécondité dépend de deux actions : celle du ciel et celle de la terre. Ainsi la fécondité de notre vie spirituelle dépend de deux actions : celle de Dieu et celle de l’homme. Si la pluie ne tombe pas, si le semeur ne sème pas, rien ne pousse et le terrain reste désert et stérile. La première conclusion, c’est que sans Dieu nous ne pouvons rien faire, sans sa parole et sa grâce, nous ne pouvons pas nous épanouir pleinement. Il est bon qu’on nous le rappelle, tant nous avons tendance à vouloir tout faire par nous-mêmes et vivre à l’horizon de la terre sans réaliser que la terre n’est rien sans le ciel.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, il y a un deuxième aspect : la pluie peut toujours tomber, le semeur peut toujours semer, si la terre n’accueille pas la semence, rien ne pousse ! Ainsi Dieu ne peut rien faire sans nous. Il peut toujours parler si nous n’écoutons pas, ça ne sert à rien ; il peut toujours nous montrer les merveilles de son œuvre, si nous fermons les yeux, ça ne sert à rien. Pour que Dieu puisse agir, il faut que nous l’acceptions !

Pour ce qui est de la part divine, nous pouvons faire confiance : tout ce qui dépend du Seigneur est disponible. Les obstacles et les difficultés viennent plutôt de notre côté, et c’est sans doute la raison pour laquelle Jésus détaille cet aspect dans la parabole du semeur. Comment empêchons-nous l’œuvre de Dieu ?

La première manière d’empêcher l’œuvre de Dieu, c’est de la refuser. C’est l’image du chemin, sur lequel, les graines restent en surface. Dieu ne s’impose jamais, si nous n’acceptons pas ce qu’il nous donne, si nous n’accueillons pas la grâce, elle reste sans effet. Les bénédictions ou les sacrements ne sont pas magiques, ils demandent notre engagement. On ne peut pas se contenter d’un vernis de surface, la puissance de Dieu sollicite notre disponibilité.

La deuxième manière d’empêcher l’œuvre de Dieu, c’est l’inconstance. C’est l’image du sol pierreux, où ce qui lève vite, sèche aussitôt. Il faut du temps et de la persévérance pour que l’œuvre de Dieu s’accomplisse. Sans doute préférerions nous que les choses soient instantanées : ce serait plus confortable : on coche la case, et c’est acquis ! Mais nous vivons dans le temps, et c’est dans le temps que nous devons accueillir le don de Dieu. Rien de spirituel ne tient sans persévérance car rien de divin n’existe sans fidélité. C’est d’ailleurs ce que montrait saint Paul dans la lettre aux Romains : nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons encore notre adoption et la rédemption de notre corps.

La troisième manière d’empêcher l’œuvre de Dieu, c’est la dispersion. C’est l’image des ronces qui étouffent ce que le semeur a semé. On ne peut pas tout faire à la fois, il faut choisir, il faut préférer. Si Dieu n’est pas à la première place dans notre vie, viendra un jour où il se retrouvera à la dernière : ce qu’il fait pour nous sera étouffé par le reste. La relation à Dieu est une affaire d’amour, et l’amour implique un choix, une préférence.

Dieu donne, et il donne en abondance. Il agit, bien plus puissamment que nous ne pourrions le faire, mais il ne fait rien sans nous, et c’est à nous de permettre à la grâce de Dieu de se déployer et de fructifier. Si nous n’accueillons pas, la grâce n’agit pas ; si nous ne gardons pas, la grâce ne tient pas ; si nous nous dispersons, la grâce est étouffée. Parce qu’il s’agit d’un don, il faut recevoir ; parce que nous sommes vivants, il faut persévérer dans la fidélité ; parce que Dieu nous aime, il faut le préférer.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Temple de l’Esprit Saint qu’elle nous apprenne à nous ouvrir à la présence de Dieu. Vierge Fidèle, qu’elle nous soutienne dans la persévérance et la fidélité. Trône de la Sagesse qu’elle nous guide dans la voie du plus grand Amour, pour que nous permettions au Don de Dieu de germer, de croitre et de porter du fruit, et que nous demeurions en lui, comme il demeure en nous dès maintenant et pour les siècles des siècles

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Publié le 03 mai 2026