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PÚre Charles Mallard-Le mécanisme de la tentation

homélie 2

Le mécanisme de la tentation

22 Février 2026

1er dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e A

Gn 2,7-9.3,1-7a ; Ps 50 ; Rm 5,12.17-19 ; Mt 4,1-11

Il y a quelque chose de saisissant Ă  rapprocher l’histoire du premier pĂ©chĂ© et les 40 jours de JĂ©sus dans le dĂ©sert. Dans les deux cas il s’agit de tentation, mais l’un Ă©choue, l’autre rĂ©ussit. C’est d’ailleurs Ă  peu prĂšs ce que dit saint Paul dans la lettre aux Romains – en termes, il est vrai, plus thĂ©ologiques et spirituels. Et si ces textes nous sont donnĂ©s Ă  entendre au dĂ©but du carĂȘme, c’est naturellement pour nous avertir de ce qui risque de nous faire tomber dans le pĂ©chĂ© et nous montrer comment y Ă©chapper. Voyons donc quel est le mĂ©canisme de la tentation.

Dans le jardin des origines, le serpent exagĂšre, comme toujours : « Dieu vous a interdit tous les arbres du jardin ? », comme si Dieu voulait nous affamer. Le piĂšge est grossier, mais il cache un piĂšge plus subtil : celui d’attirer l’attention sur ce qui est interdit. Et comme par hasard on trouve que ce qu’on n’a pas est plus dĂ©sirable que ce qu’on a. Et voilĂ  donc qu’ils vont manger du fruit qui conduit Ă  la mort, et depuis ce temps nous dĂ©pendons du besoin. Quand le peuple de Dieu est dans le dĂ©sert il a obtenu la libertĂ©, mais ce qui le prĂ©occupe c’est le manque de nourriture. « Au moins quand nous Ă©tions esclaves, nous avions de quoi manger » disent-ils. JĂ©sus, dans le dĂ©sert, mĂȘme s’il n’a pas mangĂ© depuis 40 jours, rappelle ce que MoĂŻse avait rĂ©pondu au peuple : « l’homme ne vit pas seulement de pain ». Il donne plus d’importance Ă  la libertĂ© qu’au manque, et dĂ©masque la tentation de l’avoir. Par la sobriĂ©tĂ© du carĂȘme, par le jeĂ»ne et l’abstinence, par les privations auxquelles nous consentons, nous sommes invitĂ©s Ă  vivre cette libertĂ© des enfants de Dieu, Ă  prĂ©fĂ©rer la Parole qui nous est donnĂ©e, plutĂŽt que la surenchĂšre de l’avoir.

Mais le serpent utilise aussi le soupçon pour la tentation. Il remet en cause la parole de Dieu qui prĂ©venait que le fruit dĂ©fendu donnerait la mort, et prĂ©tend qu’au contraire il « fera devenir comme des dieux pour connaĂźtre le bien et le mal ». Comme si nous avions besoin de connaĂźtre le mal ! Alors, quand ils eurent mangĂ© le fameux fruit, en fait de connaĂźtre, ils ont connu la honte. Depuis nous sommes enchaĂźnĂ©s par le regard des autres, par l’image qu’on donne. Dans le dĂ©sert le peuple continue de se plaindre : « Dieu nous a abandonnĂ©, nous allons mourir de soif ». Alors Ă  Massa et Meriba, MoĂŻse a frappĂ© le rocher, de l’eau en est sortie et ils ont pu boire. Mais il a prĂ©venu : « tu ne mettras pas Ă  l’épreuve le Seigneur ton Dieu ». C’est cette phrase que JĂ©sus rappelle pour dĂ©masquer la tentation du valoir du merveilleux. Il est inutile d’avoir un miracle spectaculaire pour savoir que Dieu nous aime. Pendant ce temps de carĂȘme, par le partage, nous acceptons de nous libĂ©rer de l’admiration des autres pour nous intĂ©resser aux besoins de nos frĂšres. C’est par notre gĂ©nĂ©rositĂ© et notre action que Dieu agit dans le monde.

Enfin, il y avait un troisiĂšme enjeu au paradis : la confiance. Adam et Eve ont fait confiance au serpent plutĂŽt qu’à Dieu qui, lui, leur avait fait confiance. En se mĂ©fiant de Dieu, ils ont ouvert la porte Ă  l’esclavage du pouvoir : dĂ©sormais, nous sommes tentĂ©s de ne compter que sur nos propres forces pour parvenir Ă  nos buts. C’est encore ce qui est arrivĂ© au dĂ©sert, quand MoĂŻse Ă©tait avec Dieu sur la montagne. Le peuple a trouvĂ© le temps long et Dieu absent, alors ils ont fabriquĂ© un veau d’or et se sont prosternĂ©s devant lui. Et voilĂ  que JĂ©sus dĂ©masque cette troisiĂšme tentation du pouvoir, en refusant ce que le dĂ©mon lui proposait pour conquĂ©rir les royaumes de la terre. Et il rappelle ce que MoĂŻse a dĂ©clarĂ© dans sa colĂšre en descendant de l’Horeb : « C’est devant le Seigneur que tu te prosternas et devant lui seul ». Et nous pendant le carĂȘme, par nos efforts de priĂšres, nous nous efforçons de recentrer notre vie sur le seul qui peut la conduire Ă  sa perfection : notre PĂšre des cieux.

Au dĂ©sert, JĂ©sus nous a montrĂ© le moyen de sortir du triple piĂšge du pĂ©chĂ©, il nous a libĂ©rĂ© des illusions de l’avoir, du valoir et du pouvoir. Que ce carĂȘme soit l’occasion pour chacun de nous de suivre le chemin que le Christ a tracĂ© et de nous laisser entraĂźner par le souffle de l’Esprit Saint jusqu’à la vraie libertĂ©, celle des enfants de Dieu.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne dans nos efforts pour nous dĂ©tourner du pĂ©chĂ© et vivre aux dimensions du cƓur de Dieu. Elle qui est la Maison d’Or, la Vierge Puissante et la Reine des Saints qu’elle nous soutienne par sa priĂšre maternelle et que son exemple nous conduise Ă  la plĂ©nitude de notre vocation : ressusciter dans le Christ pour vivre avec lui et en lui, dans les siĂšcles des siĂšcles.

Publié le 21 décembre 2025

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PÚre Charles Mallard-Le mécanisme de la tentation

Le mécanisme de la tentation

22 Février 2026

1er dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e A

Gn 2,7-9.3,1-7a ; Ps 50 ; Rm 5,12.17-19 ; Mt 4,1-11

Il y a quelque chose de saisissant Ă  rapprocher l’histoire du premier pĂ©chĂ© et les 40 jours de JĂ©sus dans le dĂ©sert. Dans les deux cas il s’agit de tentation, mais l’un Ă©choue, l’autre rĂ©ussit. C’est d’ailleurs Ă  peu prĂšs ce que dit saint Paul dans la lettre aux Romains – en termes, il est vrai, plus thĂ©ologiques et spirituels. Et si ces textes nous sont donnĂ©s Ă  entendre au dĂ©but du carĂȘme, c’est naturellement pour nous avertir de ce qui risque de nous faire tomber dans le pĂ©chĂ© et nous montrer comment y Ă©chapper. Voyons donc quel est le mĂ©canisme de la tentation.

Dans le jardin des origines, le serpent exagĂšre, comme toujours : « Dieu vous a interdit tous les arbres du jardin ? », comme si Dieu voulait nous affamer. Le piĂšge est grossier, mais il cache un piĂšge plus subtil : celui d’attirer l’attention sur ce qui est interdit. Et comme par hasard on trouve que ce qu’on n’a pas est plus dĂ©sirable que ce qu’on a. Et voilĂ  donc qu’ils vont manger du fruit qui conduit Ă  la mort, et depuis ce temps nous dĂ©pendons du besoin. Quand le peuple de Dieu est dans le dĂ©sert il a obtenu la libertĂ©, mais ce qui le prĂ©occupe c’est le manque de nourriture. « Au moins quand nous Ă©tions esclaves, nous avions de quoi manger » disent-ils. JĂ©sus, dans le dĂ©sert, mĂȘme s’il n’a pas mangĂ© depuis 40 jours, rappelle ce que MoĂŻse avait rĂ©pondu au peuple : « l’homme ne vit pas seulement de pain ». Il donne plus d’importance Ă  la libertĂ© qu’au manque, et dĂ©masque la tentation de l’avoir. Par la sobriĂ©tĂ© du carĂȘme, par le jeĂ»ne et l’abstinence, par les privations auxquelles nous consentons, nous sommes invitĂ©s Ă  vivre cette libertĂ© des enfants de Dieu, Ă  prĂ©fĂ©rer la Parole qui nous est donnĂ©e, plutĂŽt que la surenchĂšre de l’avoir.

Mais le serpent utilise aussi le soupçon pour la tentation. Il remet en cause la parole de Dieu qui prĂ©venait que le fruit dĂ©fendu donnerait la mort, et prĂ©tend qu’au contraire il « fera devenir comme des dieux pour connaĂźtre le bien et le mal ». Comme si nous avions besoin de connaĂźtre le mal ! Alors, quand ils eurent mangĂ© le fameux fruit, en fait de connaĂźtre, ils ont connu la honte. Depuis nous sommes enchaĂźnĂ©s par le regard des autres, par l’image qu’on donne. Dans le dĂ©sert le peuple continue de se plaindre : « Dieu nous a abandonnĂ©, nous allons mourir de soif ». Alors Ă  Massa et Meriba, MoĂŻse a frappĂ© le rocher, de l’eau en est sortie et ils ont pu boire. Mais il a prĂ©venu : « tu ne mettras pas Ă  l’épreuve le Seigneur ton Dieu ». C’est cette phrase que JĂ©sus rappelle pour dĂ©masquer la tentation du valoir du merveilleux. Il est inutile d’avoir un miracle spectaculaire pour savoir que Dieu nous aime. Pendant ce temps de carĂȘme, par le partage, nous acceptons de nous libĂ©rer de l’admiration des autres pour nous intĂ©resser aux besoins de nos frĂšres. C’est par notre gĂ©nĂ©rositĂ© et notre action que Dieu agit dans le monde.

Enfin, il y avait un troisiĂšme enjeu au paradis : la confiance. Adam et Eve ont fait confiance au serpent plutĂŽt qu’à Dieu qui, lui, leur avait fait confiance. En se mĂ©fiant de Dieu, ils ont ouvert la porte Ă  l’esclavage du pouvoir : dĂ©sormais, nous sommes tentĂ©s de ne compter que sur nos propres forces pour parvenir Ă  nos buts. C’est encore ce qui est arrivĂ© au dĂ©sert, quand MoĂŻse Ă©tait avec Dieu sur la montagne. Le peuple a trouvĂ© le temps long et Dieu absent, alors ils ont fabriquĂ© un veau d’or et se sont prosternĂ©s devant lui. Et voilĂ  que JĂ©sus dĂ©masque cette troisiĂšme tentation du pouvoir, en refusant ce que le dĂ©mon lui proposait pour conquĂ©rir les royaumes de la terre. Et il rappelle ce que MoĂŻse a dĂ©clarĂ© dans sa colĂšre en descendant de l’Horeb : « C’est devant le Seigneur que tu te prosternas et devant lui seul ». Et nous pendant le carĂȘme, par nos efforts de priĂšres, nous nous efforçons de recentrer notre vie sur le seul qui peut la conduire Ă  sa perfection : notre PĂšre des cieux.

Au dĂ©sert, JĂ©sus nous a montrĂ© le moyen de sortir du triple piĂšge du pĂ©chĂ©, il nous a libĂ©rĂ© des illusions de l’avoir, du valoir et du pouvoir. Que ce carĂȘme soit l’occasion pour chacun de nous de suivre le chemin que le Christ a tracĂ© et de nous laisser entraĂźner par le souffle de l’Esprit Saint jusqu’à la vraie libertĂ©, celle des enfants de Dieu.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne dans nos efforts pour nous dĂ©tourner du pĂ©chĂ© et vivre aux dimensions du cƓur de Dieu. Elle qui est la Maison d’Or, la Vierge Puissante et la Reine des Saints qu’elle nous soutienne par sa priĂšre maternelle et que son exemple nous conduise Ă  la plĂ©nitude de notre vocation : ressusciter dans le Christ pour vivre avec lui et en lui, dans les siĂšcles des siĂšcles.

Publié le 21 décembre 2025

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PÚre Charles Mallard-Le mécanisme de la tentation

homélie 2

Le mécanisme de la tentation

22 Février 2026

1er dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e A

Gn 2,7-9.3,1-7a ; Ps 50 ; Rm 5,12.17-19 ; Mt 4,1-11

Il y a quelque chose de saisissant Ă  rapprocher l’histoire du premier pĂ©chĂ© et les 40 jours de JĂ©sus dans le dĂ©sert. Dans les deux cas il s’agit de tentation, mais l’un Ă©choue, l’autre rĂ©ussit. C’est d’ailleurs Ă  peu prĂšs ce que dit saint Paul dans la lettre aux Romains – en termes, il est vrai, plus thĂ©ologiques et spirituels. Et si ces textes nous sont donnĂ©s Ă  entendre au dĂ©but du carĂȘme, c’est naturellement pour nous avertir de ce qui risque de nous faire tomber dans le pĂ©chĂ© et nous montrer comment y Ă©chapper. Voyons donc quel est le mĂ©canisme de la tentation.

Dans le jardin des origines, le serpent exagĂšre, comme toujours : « Dieu vous a interdit tous les arbres du jardin ? », comme si Dieu voulait nous affamer. Le piĂšge est grossier, mais il cache un piĂšge plus subtil : celui d’attirer l’attention sur ce qui est interdit. Et comme par hasard on trouve que ce qu’on n’a pas est plus dĂ©sirable que ce qu’on a. Et voilĂ  donc qu’ils vont manger du fruit qui conduit Ă  la mort, et depuis ce temps nous dĂ©pendons du besoin. Quand le peuple de Dieu est dans le dĂ©sert il a obtenu la libertĂ©, mais ce qui le prĂ©occupe c’est le manque de nourriture. « Au moins quand nous Ă©tions esclaves, nous avions de quoi manger » disent-ils. JĂ©sus, dans le dĂ©sert, mĂȘme s’il n’a pas mangĂ© depuis 40 jours, rappelle ce que MoĂŻse avait rĂ©pondu au peuple : « l’homme ne vit pas seulement de pain ». Il donne plus d’importance Ă  la libertĂ© qu’au manque, et dĂ©masque la tentation de l’avoir. Par la sobriĂ©tĂ© du carĂȘme, par le jeĂ»ne et l’abstinence, par les privations auxquelles nous consentons, nous sommes invitĂ©s Ă  vivre cette libertĂ© des enfants de Dieu, Ă  prĂ©fĂ©rer la Parole qui nous est donnĂ©e, plutĂŽt que la surenchĂšre de l’avoir.

Mais le serpent utilise aussi le soupçon pour la tentation. Il remet en cause la parole de Dieu qui prĂ©venait que le fruit dĂ©fendu donnerait la mort, et prĂ©tend qu’au contraire il « fera devenir comme des dieux pour connaĂźtre le bien et le mal ». Comme si nous avions besoin de connaĂźtre le mal ! Alors, quand ils eurent mangĂ© le fameux fruit, en fait de connaĂźtre, ils ont connu la honte. Depuis nous sommes enchaĂźnĂ©s par le regard des autres, par l’image qu’on donne. Dans le dĂ©sert le peuple continue de se plaindre : « Dieu nous a abandonnĂ©, nous allons mourir de soif ». Alors Ă  Massa et Meriba, MoĂŻse a frappĂ© le rocher, de l’eau en est sortie et ils ont pu boire. Mais il a prĂ©venu : « tu ne mettras pas Ă  l’épreuve le Seigneur ton Dieu ». C’est cette phrase que JĂ©sus rappelle pour dĂ©masquer la tentation du valoir du merveilleux. Il est inutile d’avoir un miracle spectaculaire pour savoir que Dieu nous aime. Pendant ce temps de carĂȘme, par le partage, nous acceptons de nous libĂ©rer de l’admiration des autres pour nous intĂ©resser aux besoins de nos frĂšres. C’est par notre gĂ©nĂ©rositĂ© et notre action que Dieu agit dans le monde.

Enfin, il y avait un troisiĂšme enjeu au paradis : la confiance. Adam et Eve ont fait confiance au serpent plutĂŽt qu’à Dieu qui, lui, leur avait fait confiance. En se mĂ©fiant de Dieu, ils ont ouvert la porte Ă  l’esclavage du pouvoir : dĂ©sormais, nous sommes tentĂ©s de ne compter que sur nos propres forces pour parvenir Ă  nos buts. C’est encore ce qui est arrivĂ© au dĂ©sert, quand MoĂŻse Ă©tait avec Dieu sur la montagne. Le peuple a trouvĂ© le temps long et Dieu absent, alors ils ont fabriquĂ© un veau d’or et se sont prosternĂ©s devant lui. Et voilĂ  que JĂ©sus dĂ©masque cette troisiĂšme tentation du pouvoir, en refusant ce que le dĂ©mon lui proposait pour conquĂ©rir les royaumes de la terre. Et il rappelle ce que MoĂŻse a dĂ©clarĂ© dans sa colĂšre en descendant de l’Horeb : « C’est devant le Seigneur que tu te prosternas et devant lui seul ». Et nous pendant le carĂȘme, par nos efforts de priĂšres, nous nous efforçons de recentrer notre vie sur le seul qui peut la conduire Ă  sa perfection : notre PĂšre des cieux.

Au dĂ©sert, JĂ©sus nous a montrĂ© le moyen de sortir du triple piĂšge du pĂ©chĂ©, il nous a libĂ©rĂ© des illusions de l’avoir, du valoir et du pouvoir. Que ce carĂȘme soit l’occasion pour chacun de nous de suivre le chemin que le Christ a tracĂ© et de nous laisser entraĂźner par le souffle de l’Esprit Saint jusqu’à la vraie libertĂ©, celle des enfants de Dieu.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne dans nos efforts pour nous dĂ©tourner du pĂ©chĂ© et vivre aux dimensions du cƓur de Dieu. Elle qui est la Maison d’Or, la Vierge Puissante et la Reine des Saints qu’elle nous soutienne par sa priĂšre maternelle et que son exemple nous conduise Ă  la plĂ©nitude de notre vocation : ressusciter dans le Christ pour vivre avec lui et en lui, dans les siĂšcles des siĂšcles.

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Publié le 21 décembre 2025