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PÚre Charles Mallard-Des obscurités à éclairer

homélie 2

Des obscurités à éclairer

15 Mars 2026

4° Dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e A

1 S 16, 1.6-7. 10-13a ; Ps 22 ; Ep 5,8-14 ; Jn 9,1-41

Il n’est pas trĂšs difficile de trouver le thĂšme qui rassemble les textes que nous venons d’entendre. Tous parlent de voir et de lumiĂšre. Voir au-delĂ  des apparences, comme l’indique le Seigneur Ă  Samuel au moment du choix de David comme roi. Vivre en enfant de lumiĂšre, comme nous exhorte saint Paul dans la lettre aux ÉphĂ©siens. Enfin le rĂ©cit de l’aveugle-nĂ© qui manifeste que le Christ, LumiĂšre du monde, nous sort, si nous le voulons bien, de nos aveuglements. Reprenons chacun de ces textes pour mieux Ă  comprendre de quelles obscuritĂ©s la grĂące de Dieu peut nous faire sortir.

Le premier type d’obscuritĂ© c’est celle des apparences. Paradoxalement ce qui se voit n’est qu’une partie de la rĂ©alitĂ©, et pas forcĂ©ment la plus importante. Ainsi ce n’est pas le grand costaud qui fera un bon roi, mais le petit jeune, beau gosse qu’on pourrait penser un peu niais. « Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cƓur ». Regarder Ă  la maniĂšre de Dieu nous demande un vrai effort de conversion. Trop souvent nous sommes tentĂ©s de rester Ă  la surface des choses, des Ă©vĂ©nements et des gens. Il est souvent plus facile d’avoir un regard sociologique, psychologique ou politique plutĂŽt que d’entrer dans un regard spirituel. La vision superficielle n’est pas nĂ©cessairement fausse, mais elle est insuffisante. Le temps du carĂȘme nous invite, par la priĂšre, Ă  entrer dans le regard de Dieu sur le monde et sur nous. Dans l’écoute de la Parole de Dieu, dans le cƓur Ă  cƓur avec le Seigneur, s’ouvrent les yeux du cƓur qui voient au-delĂ  des apparences.

Ensuite, nous avons entendu saint Paul qui nous invite Ă  vivre en enfants de lumiĂšre. C’est-Ă -dire d’agir en pleine lumiĂšre, sans dissimulation. L’apĂŽtre nous rĂ©vĂšle ainsi la deuxiĂšme obscurité : celle de la honte. « Ce que ces gens-lĂ  font en cachette, on a honte mĂȘme d’en parler ». C’est un bon critĂšre de discernement : si je ne veux que ce j’ai fait soit pas connu, il y a de fortes chances pour que ce soit mauvais. Et l’obscuritĂ© de la honte n’est pas seulement la consĂ©quence du pĂ©chĂ©, elle en est aussi parfois la condition. Si l’on a tendance Ă  cacher ce que l’on fait de mal, il arrive aussi que l’on se cache pour faire le mal. Le temps du CarĂȘme nous invite Ă  des relations lumineuses, Ă  dĂ©laisser l’égoĂŻsme qui se cache pour dĂ©ployer la bontĂ©, la justice et la vĂ©ritĂ©, en particulier dans la gĂ©nĂ©rositĂ©. Il ne s’agit pas de se montrer, mais de laisser resplendir la lumiĂšre que le Christ nous confie.

Enfin, il y a la troisiĂšme obscurité : celle de l’orgueil. C’est peut-ĂȘtre la pire de toutes. Dans l’évangile elle est illustrĂ©e de maniĂšre dramatique, presque caricaturale par l’aveuglement des pharisiens. Ils ont dĂ©cidĂ© qu’ils savaient qui Ă©tait JĂ©sus et ne veulent rien entendre d’autre, alors ils n’écoutent pas l’aveugle guĂ©ri, ils intimident ses parents et, lorsque l’homme les force Ă  la vĂ©ritĂ©, en les mettant face Ă  leurs contradictions, ils l’insultent et l’expulsent. Terrible obscuritĂ© de celui qui pense avoir toujours raison ! Effroyable aveuglement de celui qui ne supporte pas la contradiction ! Parce qu’ils prĂ©tendent tout savoir, ils ne voient rien 
 comment les sortir de cet enfermement ? Il n’est mĂȘme pas sĂ»r que Dieu en soit capable, car la lumiĂšre du monde ne s’impose pas : elle peut ĂȘtre rejetĂ©e, et c’est ce qui rend probable la damnation. La vraie peur de l’enfer que nous devrions avoir c’est d’ĂȘtre enfermĂ© dans l’aveuglement de celui qui a toujours raison. Le temps du carĂȘme par le jeĂ»ne et les privations nous invite Ă  un test de vĂ©ritĂ© et d’humilitĂ©. Non seulement en acceptant de lĂącher ce qui nous fait plaisir, mais la question la plus pertinente, c’est de voir le jeĂ»ne que nous ne voulons pas faire. Celui que nous ne pouvons pas faire, parce que nous n’y arrivons pas est l’occasion de crier vers le Seigneur pour qu’il vienne Ă  notre faiblesse, mais celui que nous mĂ©prisons comme un archaĂŻsme ridicule et inutile est un signal d’alarme qui annonce l’aveuglement de l’orgueil : dans la vie spirituelle, il vaut mieux reconnaĂźtre sa faiblesse qu’étaler sa superbe.

Bien sĂ»r, la priĂšre, le partage et le jeĂ»ne ne sont pas des recettes magiques. Il est toujours possible d’assommer le Seigneur par nos bavardages, de mĂ©priser celui Ă  qui l’on fait l’aumĂŽne ou de se gonfler de suffisance dans nos exploits ascĂ©tiques 
 les efforts du carĂȘme ne sont que des outils pour nous faire progresser dans l’amour de Dieu, c’est Ă  nous de veiller Ă  ce qu’ils soient des occasions de combattre l’obscuritĂ© des apparences, de la honte et de l’orgueil.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă  entendre cette parole et Ă  la mettre en pratique. Arche de la Nouvelle Alliance, qu’elle nous apprenne Ă  entrer dans le regard de Dieu ; TrĂŽne de la Sagesse qu’elle nous encourage Ă  vivre en enfant de lumiĂšre ; Refuge des pĂ©cheurs qu’elle nous montre comment sortir de nos aveuglements pour que nous puissions reconnaĂźtre l’aube du Jour du Seigneur et resplendir de sa gloire dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.

Publié le 15 mars 2026

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PÚre Charles Mallard-Des obscurités à éclairer

Des obscurités à éclairer

15 Mars 2026

4° Dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e A

1 S 16, 1.6-7. 10-13a ; Ps 22 ; Ep 5,8-14 ; Jn 9,1-41

Il n’est pas trĂšs difficile de trouver le thĂšme qui rassemble les textes que nous venons d’entendre. Tous parlent de voir et de lumiĂšre. Voir au-delĂ  des apparences, comme l’indique le Seigneur Ă  Samuel au moment du choix de David comme roi. Vivre en enfant de lumiĂšre, comme nous exhorte saint Paul dans la lettre aux ÉphĂ©siens. Enfin le rĂ©cit de l’aveugle-nĂ© qui manifeste que le Christ, LumiĂšre du monde, nous sort, si nous le voulons bien, de nos aveuglements. Reprenons chacun de ces textes pour mieux Ă  comprendre de quelles obscuritĂ©s la grĂące de Dieu peut nous faire sortir.

Le premier type d’obscuritĂ© c’est celle des apparences. Paradoxalement ce qui se voit n’est qu’une partie de la rĂ©alitĂ©, et pas forcĂ©ment la plus importante. Ainsi ce n’est pas le grand costaud qui fera un bon roi, mais le petit jeune, beau gosse qu’on pourrait penser un peu niais. « Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cƓur ». Regarder Ă  la maniĂšre de Dieu nous demande un vrai effort de conversion. Trop souvent nous sommes tentĂ©s de rester Ă  la surface des choses, des Ă©vĂ©nements et des gens. Il est souvent plus facile d’avoir un regard sociologique, psychologique ou politique plutĂŽt que d’entrer dans un regard spirituel. La vision superficielle n’est pas nĂ©cessairement fausse, mais elle est insuffisante. Le temps du carĂȘme nous invite, par la priĂšre, Ă  entrer dans le regard de Dieu sur le monde et sur nous. Dans l’écoute de la Parole de Dieu, dans le cƓur Ă  cƓur avec le Seigneur, s’ouvrent les yeux du cƓur qui voient au-delĂ  des apparences.

Ensuite, nous avons entendu saint Paul qui nous invite Ă  vivre en enfants de lumiĂšre. C’est-Ă -dire d’agir en pleine lumiĂšre, sans dissimulation. L’apĂŽtre nous rĂ©vĂšle ainsi la deuxiĂšme obscurité : celle de la honte. « Ce que ces gens-lĂ  font en cachette, on a honte mĂȘme d’en parler ». C’est un bon critĂšre de discernement : si je ne veux que ce j’ai fait soit pas connu, il y a de fortes chances pour que ce soit mauvais. Et l’obscuritĂ© de la honte n’est pas seulement la consĂ©quence du pĂ©chĂ©, elle en est aussi parfois la condition. Si l’on a tendance Ă  cacher ce que l’on fait de mal, il arrive aussi que l’on se cache pour faire le mal. Le temps du CarĂȘme nous invite Ă  des relations lumineuses, Ă  dĂ©laisser l’égoĂŻsme qui se cache pour dĂ©ployer la bontĂ©, la justice et la vĂ©ritĂ©, en particulier dans la gĂ©nĂ©rositĂ©. Il ne s’agit pas de se montrer, mais de laisser resplendir la lumiĂšre que le Christ nous confie.

Enfin, il y a la troisiĂšme obscurité : celle de l’orgueil. C’est peut-ĂȘtre la pire de toutes. Dans l’évangile elle est illustrĂ©e de maniĂšre dramatique, presque caricaturale par l’aveuglement des pharisiens. Ils ont dĂ©cidĂ© qu’ils savaient qui Ă©tait JĂ©sus et ne veulent rien entendre d’autre, alors ils n’écoutent pas l’aveugle guĂ©ri, ils intimident ses parents et, lorsque l’homme les force Ă  la vĂ©ritĂ©, en les mettant face Ă  leurs contradictions, ils l’insultent et l’expulsent. Terrible obscuritĂ© de celui qui pense avoir toujours raison ! Effroyable aveuglement de celui qui ne supporte pas la contradiction ! Parce qu’ils prĂ©tendent tout savoir, ils ne voient rien 
 comment les sortir de cet enfermement ? Il n’est mĂȘme pas sĂ»r que Dieu en soit capable, car la lumiĂšre du monde ne s’impose pas : elle peut ĂȘtre rejetĂ©e, et c’est ce qui rend probable la damnation. La vraie peur de l’enfer que nous devrions avoir c’est d’ĂȘtre enfermĂ© dans l’aveuglement de celui qui a toujours raison. Le temps du carĂȘme par le jeĂ»ne et les privations nous invite Ă  un test de vĂ©ritĂ© et d’humilitĂ©. Non seulement en acceptant de lĂącher ce qui nous fait plaisir, mais la question la plus pertinente, c’est de voir le jeĂ»ne que nous ne voulons pas faire. Celui que nous ne pouvons pas faire, parce que nous n’y arrivons pas est l’occasion de crier vers le Seigneur pour qu’il vienne Ă  notre faiblesse, mais celui que nous mĂ©prisons comme un archaĂŻsme ridicule et inutile est un signal d’alarme qui annonce l’aveuglement de l’orgueil : dans la vie spirituelle, il vaut mieux reconnaĂźtre sa faiblesse qu’étaler sa superbe.

Bien sĂ»r, la priĂšre, le partage et le jeĂ»ne ne sont pas des recettes magiques. Il est toujours possible d’assommer le Seigneur par nos bavardages, de mĂ©priser celui Ă  qui l’on fait l’aumĂŽne ou de se gonfler de suffisance dans nos exploits ascĂ©tiques 
 les efforts du carĂȘme ne sont que des outils pour nous faire progresser dans l’amour de Dieu, c’est Ă  nous de veiller Ă  ce qu’ils soient des occasions de combattre l’obscuritĂ© des apparences, de la honte et de l’orgueil.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă  entendre cette parole et Ă  la mettre en pratique. Arche de la Nouvelle Alliance, qu’elle nous apprenne Ă  entrer dans le regard de Dieu ; TrĂŽne de la Sagesse qu’elle nous encourage Ă  vivre en enfant de lumiĂšre ; Refuge des pĂ©cheurs qu’elle nous montre comment sortir de nos aveuglements pour que nous puissions reconnaĂźtre l’aube du Jour du Seigneur et resplendir de sa gloire dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.

Publié le 15 mars 2026

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PÚre Charles Mallard-Des obscurités à éclairer

homélie 2

Des obscurités à éclairer

15 Mars 2026

4° Dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e A

1 S 16, 1.6-7. 10-13a ; Ps 22 ; Ep 5,8-14 ; Jn 9,1-41

Il n’est pas trĂšs difficile de trouver le thĂšme qui rassemble les textes que nous venons d’entendre. Tous parlent de voir et de lumiĂšre. Voir au-delĂ  des apparences, comme l’indique le Seigneur Ă  Samuel au moment du choix de David comme roi. Vivre en enfant de lumiĂšre, comme nous exhorte saint Paul dans la lettre aux ÉphĂ©siens. Enfin le rĂ©cit de l’aveugle-nĂ© qui manifeste que le Christ, LumiĂšre du monde, nous sort, si nous le voulons bien, de nos aveuglements. Reprenons chacun de ces textes pour mieux Ă  comprendre de quelles obscuritĂ©s la grĂące de Dieu peut nous faire sortir.

Le premier type d’obscuritĂ© c’est celle des apparences. Paradoxalement ce qui se voit n’est qu’une partie de la rĂ©alitĂ©, et pas forcĂ©ment la plus importante. Ainsi ce n’est pas le grand costaud qui fera un bon roi, mais le petit jeune, beau gosse qu’on pourrait penser un peu niais. « Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cƓur ». Regarder Ă  la maniĂšre de Dieu nous demande un vrai effort de conversion. Trop souvent nous sommes tentĂ©s de rester Ă  la surface des choses, des Ă©vĂ©nements et des gens. Il est souvent plus facile d’avoir un regard sociologique, psychologique ou politique plutĂŽt que d’entrer dans un regard spirituel. La vision superficielle n’est pas nĂ©cessairement fausse, mais elle est insuffisante. Le temps du carĂȘme nous invite, par la priĂšre, Ă  entrer dans le regard de Dieu sur le monde et sur nous. Dans l’écoute de la Parole de Dieu, dans le cƓur Ă  cƓur avec le Seigneur, s’ouvrent les yeux du cƓur qui voient au-delĂ  des apparences.

Ensuite, nous avons entendu saint Paul qui nous invite Ă  vivre en enfants de lumiĂšre. C’est-Ă -dire d’agir en pleine lumiĂšre, sans dissimulation. L’apĂŽtre nous rĂ©vĂšle ainsi la deuxiĂšme obscurité : celle de la honte. « Ce que ces gens-lĂ  font en cachette, on a honte mĂȘme d’en parler ». C’est un bon critĂšre de discernement : si je ne veux que ce j’ai fait soit pas connu, il y a de fortes chances pour que ce soit mauvais. Et l’obscuritĂ© de la honte n’est pas seulement la consĂ©quence du pĂ©chĂ©, elle en est aussi parfois la condition. Si l’on a tendance Ă  cacher ce que l’on fait de mal, il arrive aussi que l’on se cache pour faire le mal. Le temps du CarĂȘme nous invite Ă  des relations lumineuses, Ă  dĂ©laisser l’égoĂŻsme qui se cache pour dĂ©ployer la bontĂ©, la justice et la vĂ©ritĂ©, en particulier dans la gĂ©nĂ©rositĂ©. Il ne s’agit pas de se montrer, mais de laisser resplendir la lumiĂšre que le Christ nous confie.

Enfin, il y a la troisiĂšme obscurité : celle de l’orgueil. C’est peut-ĂȘtre la pire de toutes. Dans l’évangile elle est illustrĂ©e de maniĂšre dramatique, presque caricaturale par l’aveuglement des pharisiens. Ils ont dĂ©cidĂ© qu’ils savaient qui Ă©tait JĂ©sus et ne veulent rien entendre d’autre, alors ils n’écoutent pas l’aveugle guĂ©ri, ils intimident ses parents et, lorsque l’homme les force Ă  la vĂ©ritĂ©, en les mettant face Ă  leurs contradictions, ils l’insultent et l’expulsent. Terrible obscuritĂ© de celui qui pense avoir toujours raison ! Effroyable aveuglement de celui qui ne supporte pas la contradiction ! Parce qu’ils prĂ©tendent tout savoir, ils ne voient rien 
 comment les sortir de cet enfermement ? Il n’est mĂȘme pas sĂ»r que Dieu en soit capable, car la lumiĂšre du monde ne s’impose pas : elle peut ĂȘtre rejetĂ©e, et c’est ce qui rend probable la damnation. La vraie peur de l’enfer que nous devrions avoir c’est d’ĂȘtre enfermĂ© dans l’aveuglement de celui qui a toujours raison. Le temps du carĂȘme par le jeĂ»ne et les privations nous invite Ă  un test de vĂ©ritĂ© et d’humilitĂ©. Non seulement en acceptant de lĂącher ce qui nous fait plaisir, mais la question la plus pertinente, c’est de voir le jeĂ»ne que nous ne voulons pas faire. Celui que nous ne pouvons pas faire, parce que nous n’y arrivons pas est l’occasion de crier vers le Seigneur pour qu’il vienne Ă  notre faiblesse, mais celui que nous mĂ©prisons comme un archaĂŻsme ridicule et inutile est un signal d’alarme qui annonce l’aveuglement de l’orgueil : dans la vie spirituelle, il vaut mieux reconnaĂźtre sa faiblesse qu’étaler sa superbe.

Bien sĂ»r, la priĂšre, le partage et le jeĂ»ne ne sont pas des recettes magiques. Il est toujours possible d’assommer le Seigneur par nos bavardages, de mĂ©priser celui Ă  qui l’on fait l’aumĂŽne ou de se gonfler de suffisance dans nos exploits ascĂ©tiques 
 les efforts du carĂȘme ne sont que des outils pour nous faire progresser dans l’amour de Dieu, c’est Ă  nous de veiller Ă  ce qu’ils soient des occasions de combattre l’obscuritĂ© des apparences, de la honte et de l’orgueil.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă  entendre cette parole et Ă  la mettre en pratique. Arche de la Nouvelle Alliance, qu’elle nous apprenne Ă  entrer dans le regard de Dieu ; TrĂŽne de la Sagesse qu’elle nous encourage Ă  vivre en enfant de lumiĂšre ; Refuge des pĂ©cheurs qu’elle nous montre comment sortir de nos aveuglements pour que nous puissions reconnaĂźtre l’aube du Jour du Seigneur et resplendir de sa gloire dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.

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Publié le 15 mars 2026