Père Charles Mallard-Le dieu du passage
Le dieu du passage
Nuit de Pâques – Année A
Gn 1, 1-2, 2 ; Ex 14, 15-15,1 ; Is 55,1-11 ; Ba 3,9-15.32-4,4 ; Rm 6, 3-11 ; Mt 28, 1-10
« Il n’est pas ici ». Qu’est-ce qu’ont ressenti Marie Madeleine et l’autre Marie en entendant ces paroles de l’ange ? Elles étaient venues, dès que possible, pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’un grand tremblement de terre a tout bouleversé, laissant les gardes tout tremblants, et comme morts. L’Ange s’était adressé à elles en les rassurant : « Vous, soyez sans crainte ! ». Mais était-ce vraiment rassurant de leur dire que celui qu’elle cherche n’est pas ici ? Très vite, pourtant elles vont comprendre : « il est ressuscité, et il vous précède en Galilée, là vous le verrez ». Elles cherchaient leur maître, elles vont trouver leur Seigneur. Car en ce jour de Pâques, Dieu nous redit qu’il est le Dieu du passage. Passage du chaos à la splendeur, passage de la fuite au salut, passage de l’absurde à l’alliance, passage de la misère à la sagesse, passage de la mort à la vie.
Dès le commencement du monde, alors que la terre était informe et vide, Dieu fait passer le monde du chaos à la splendeur. Il sépare la lumière des ténèbres, le ciel de la terre, non pas comme un beau cadre bien propre, mais pour que des êtres y habitent et prospèrent, chacun selon leur espèce. L’univers n’est plus un magma vague et menaçant, il est l’œuvre du Seigneur, le signe de son passage et de sa présence.
Ensuite, au temps de l’exode, alors que le peuple fuyait désespérément l’armée de Pharaon, Dieu fait passer son peuple de la fuite au salut. Il ouvre la mer pour que les fils d’Israël passent à pied sec, et renferme les flots pour arrêter les chars des Égyptiens. Le Seigneur n’est pas celui qui nous épargne des épreuves, il est celui qui nous en sort. Il n’y a pas à le chercher dans la tranquillité mais dans le salut.
C’est encore au temps du prophète Isaïe, alors que l’on dépense pour ce qui ne nourrit pas, que l’on se fatigue pour ce qui ne rassasie pas, que la parole de Dieu retentit pour inviter à passer de l’absurde à l’alliance. « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver », dit le prophète. Dieu est fidèle, mais ses pensées ne sont pas nos pensées, et ses chemins ne sont pas nos chemins. Pour faire le grand passage de l’alliance il faut accueillir la Parole qui accomplit sa mission dans nos cœurs et nous indique le chemin à suivre.
C’est enfin au temps de l’Exil, alors que le peuple vieillit sur une terre étrangère, que le prophète Baruch fait résonner la parole qui invite à passer de la misère à la sagesse. « Saisis-là de nouveau ; à sa lumière marche vers la splendeur : Heureux sommes-nous, car ce qui est plaît à Dieu, nous le connaissons » … Le Seigneur ne veut pas qu’on se perde, il nous a montré les secrets de son œuvre, c’est à nous d’emprunter le passage qu’il nous indique.
Et voici qu’en cette nuit de Pâques, en cette nuit du Passage, nous célébrons la Résurrection, le passage de la mort à la vie. Le Christ nous précède, et par notre baptême, nous le suivons dans sa Résurrection. Créés à l’image de Dieu, le péché avait brouillé la ressemblance, faisant de nous une image déformée. Le baptême nous fait passer à ce que le Seigneur a voulu pour nous lorsqu’il nous a créés. Le baptême ne nous engage pas sur un chemin tranquille, mais dans un chemin qui mène jusqu’à la gloire de Dieu. Par le baptême, le Seigneur nous confie sa parole, pour que nous suivions sa sagesse.
Parmi nous, certaines vont faire le grand passage, le grand passage n’est celui de la vie à la mort, comme on entend parfois, le vrai grand passage c’est celui de la mort à la vie, c’est le baptême. Ces nouvelles baptisées, nous les accueillons dans la joie, nous les entourons avec ferveur. Elles nous rappellent que le baptême est un passage dans lequel nous nous engageons et sur lequel nous devons veiller à avancer fidèlement.
Alors que Marie Madeleine et l’autre Marie quittaient le tombeau vide, pour courir porter la nouvelle aux disciples, Jésus vient à leur rencontre et les encourage. Et nous-mêmes, au cœur de l’eucharistie, nous voyons le Seigneur venir à notre rencontre pour nous encourager à progresser dans le chemin qu’il nous a ouvert.
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne dans le passage du Seigneur. Etoile du matin qu’elle nous guide dans la fidélité à la foi que nous professons. Reine des Cieux qu’elle nous soutienne dans l’espérance qui nous indique le but du chemin. Mère du Bel Amour qu’elle nous encourage dans la charité qui déploie en nous la vie éternelle, pour que nous puissions témoigner par ce que nous sommes et par ce que nous faisons : Le Christ est ressuscité ! Alléluia ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !
Publié le 15 mars 2026
Père Charles Mallard-Le dieu du passage
Le dieu du passage
Nuit de Pâques – Année A
Gn 1, 1-2, 2 ; Ex 14, 15-15,1 ; Is 55,1-11 ; Ba 3,9-15.32-4,4 ; Rm 6, 3-11 ; Mt 28, 1-10
« Il n’est pas ici ». Qu’est-ce qu’ont ressenti Marie Madeleine et l’autre Marie en entendant ces paroles de l’ange ? Elles étaient venues, dès que possible, pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’un grand tremblement de terre a tout bouleversé, laissant les gardes tout tremblants, et comme morts. L’Ange s’était adressé à elles en les rassurant : « Vous, soyez sans crainte ! ». Mais était-ce vraiment rassurant de leur dire que celui qu’elle cherche n’est pas ici ? Très vite, pourtant elles vont comprendre : « il est ressuscité, et il vous précède en Galilée, là vous le verrez ». Elles cherchaient leur maître, elles vont trouver leur Seigneur. Car en ce jour de Pâques, Dieu nous redit qu’il est le Dieu du passage. Passage du chaos à la splendeur, passage de la fuite au salut, passage de l’absurde à l’alliance, passage de la misère à la sagesse, passage de la mort à la vie.
Dès le commencement du monde, alors que la terre était informe et vide, Dieu fait passer le monde du chaos à la splendeur. Il sépare la lumière des ténèbres, le ciel de la terre, non pas comme un beau cadre bien propre, mais pour que des êtres y habitent et prospèrent, chacun selon leur espèce. L’univers n’est plus un magma vague et menaçant, il est l’œuvre du Seigneur, le signe de son passage et de sa présence.
Ensuite, au temps de l’exode, alors que le peuple fuyait désespérément l’armée de Pharaon, Dieu fait passer son peuple de la fuite au salut. Il ouvre la mer pour que les fils d’Israël passent à pied sec, et renferme les flots pour arrêter les chars des Égyptiens. Le Seigneur n’est pas celui qui nous épargne des épreuves, il est celui qui nous en sort. Il n’y a pas à le chercher dans la tranquillité mais dans le salut.
C’est encore au temps du prophète Isaïe, alors que l’on dépense pour ce qui ne nourrit pas, que l’on se fatigue pour ce qui ne rassasie pas, que la parole de Dieu retentit pour inviter à passer de l’absurde à l’alliance. « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver », dit le prophète. Dieu est fidèle, mais ses pensées ne sont pas nos pensées, et ses chemins ne sont pas nos chemins. Pour faire le grand passage de l’alliance il faut accueillir la Parole qui accomplit sa mission dans nos cœurs et nous indique le chemin à suivre.
C’est enfin au temps de l’Exil, alors que le peuple vieillit sur une terre étrangère, que le prophète Baruch fait résonner la parole qui invite à passer de la misère à la sagesse. « Saisis-là de nouveau ; à sa lumière marche vers la splendeur : Heureux sommes-nous, car ce qui est plaît à Dieu, nous le connaissons » … Le Seigneur ne veut pas qu’on se perde, il nous a montré les secrets de son œuvre, c’est à nous d’emprunter le passage qu’il nous indique.
Et voici qu’en cette nuit de Pâques, en cette nuit du Passage, nous célébrons la Résurrection, le passage de la mort à la vie. Le Christ nous précède, et par notre baptême, nous le suivons dans sa Résurrection. Créés à l’image de Dieu, le péché avait brouillé la ressemblance, faisant de nous une image déformée. Le baptême nous fait passer à ce que le Seigneur a voulu pour nous lorsqu’il nous a créés. Le baptême ne nous engage pas sur un chemin tranquille, mais dans un chemin qui mène jusqu’à la gloire de Dieu. Par le baptême, le Seigneur nous confie sa parole, pour que nous suivions sa sagesse.
Parmi nous, certaines vont faire le grand passage, le grand passage n’est celui de la vie à la mort, comme on entend parfois, le vrai grand passage c’est celui de la mort à la vie, c’est le baptême. Ces nouvelles baptisées, nous les accueillons dans la joie, nous les entourons avec ferveur. Elles nous rappellent que le baptême est un passage dans lequel nous nous engageons et sur lequel nous devons veiller à avancer fidèlement.
Alors que Marie Madeleine et l’autre Marie quittaient le tombeau vide, pour courir porter la nouvelle aux disciples, Jésus vient à leur rencontre et les encourage. Et nous-mêmes, au cœur de l’eucharistie, nous voyons le Seigneur venir à notre rencontre pour nous encourager à progresser dans le chemin qu’il nous a ouvert.
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne dans le passage du Seigneur. Etoile du matin qu’elle nous guide dans la fidélité à la foi que nous professons. Reine des Cieux qu’elle nous soutienne dans l’espérance qui nous indique le but du chemin. Mère du Bel Amour qu’elle nous encourage dans la charité qui déploie en nous la vie éternelle, pour que nous puissions témoigner par ce que nous sommes et par ce que nous faisons : Le Christ est ressuscité ! Alléluia ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !
Publié le 15 mars 2026
Père Charles Mallard-Le dieu du passage
Le dieu du passage
Nuit de Pâques – Année A
Gn 1, 1-2, 2 ; Ex 14, 15-15,1 ; Is 55,1-11 ; Ba 3,9-15.32-4,4 ; Rm 6, 3-11 ; Mt 28, 1-10
« Il n’est pas ici ». Qu’est-ce qu’ont ressenti Marie Madeleine et l’autre Marie en entendant ces paroles de l’ange ? Elles étaient venues, dès que possible, pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’un grand tremblement de terre a tout bouleversé, laissant les gardes tout tremblants, et comme morts. L’Ange s’était adressé à elles en les rassurant : « Vous, soyez sans crainte ! ». Mais était-ce vraiment rassurant de leur dire que celui qu’elle cherche n’est pas ici ? Très vite, pourtant elles vont comprendre : « il est ressuscité, et il vous précède en Galilée, là vous le verrez ». Elles cherchaient leur maître, elles vont trouver leur Seigneur. Car en ce jour de Pâques, Dieu nous redit qu’il est le Dieu du passage. Passage du chaos à la splendeur, passage de la fuite au salut, passage de l’absurde à l’alliance, passage de la misère à la sagesse, passage de la mort à la vie.
Dès le commencement du monde, alors que la terre était informe et vide, Dieu fait passer le monde du chaos à la splendeur. Il sépare la lumière des ténèbres, le ciel de la terre, non pas comme un beau cadre bien propre, mais pour que des êtres y habitent et prospèrent, chacun selon leur espèce. L’univers n’est plus un magma vague et menaçant, il est l’œuvre du Seigneur, le signe de son passage et de sa présence.
Ensuite, au temps de l’exode, alors que le peuple fuyait désespérément l’armée de Pharaon, Dieu fait passer son peuple de la fuite au salut. Il ouvre la mer pour que les fils d’Israël passent à pied sec, et renferme les flots pour arrêter les chars des Égyptiens. Le Seigneur n’est pas celui qui nous épargne des épreuves, il est celui qui nous en sort. Il n’y a pas à le chercher dans la tranquillité mais dans le salut.
C’est encore au temps du prophète Isaïe, alors que l’on dépense pour ce qui ne nourrit pas, que l’on se fatigue pour ce qui ne rassasie pas, que la parole de Dieu retentit pour inviter à passer de l’absurde à l’alliance. « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver », dit le prophète. Dieu est fidèle, mais ses pensées ne sont pas nos pensées, et ses chemins ne sont pas nos chemins. Pour faire le grand passage de l’alliance il faut accueillir la Parole qui accomplit sa mission dans nos cœurs et nous indique le chemin à suivre.
C’est enfin au temps de l’Exil, alors que le peuple vieillit sur une terre étrangère, que le prophète Baruch fait résonner la parole qui invite à passer de la misère à la sagesse. « Saisis-là de nouveau ; à sa lumière marche vers la splendeur : Heureux sommes-nous, car ce qui est plaît à Dieu, nous le connaissons » … Le Seigneur ne veut pas qu’on se perde, il nous a montré les secrets de son œuvre, c’est à nous d’emprunter le passage qu’il nous indique.
Et voici qu’en cette nuit de Pâques, en cette nuit du Passage, nous célébrons la Résurrection, le passage de la mort à la vie. Le Christ nous précède, et par notre baptême, nous le suivons dans sa Résurrection. Créés à l’image de Dieu, le péché avait brouillé la ressemblance, faisant de nous une image déformée. Le baptême nous fait passer à ce que le Seigneur a voulu pour nous lorsqu’il nous a créés. Le baptême ne nous engage pas sur un chemin tranquille, mais dans un chemin qui mène jusqu’à la gloire de Dieu. Par le baptême, le Seigneur nous confie sa parole, pour que nous suivions sa sagesse.
Parmi nous, certaines vont faire le grand passage, le grand passage n’est celui de la vie à la mort, comme on entend parfois, le vrai grand passage c’est celui de la mort à la vie, c’est le baptême. Ces nouvelles baptisées, nous les accueillons dans la joie, nous les entourons avec ferveur. Elles nous rappellent que le baptême est un passage dans lequel nous nous engageons et sur lequel nous devons veiller à avancer fidèlement.
Alors que Marie Madeleine et l’autre Marie quittaient le tombeau vide, pour courir porter la nouvelle aux disciples, Jésus vient à leur rencontre et les encourage. Et nous-mêmes, au cœur de l’eucharistie, nous voyons le Seigneur venir à notre rencontre pour nous encourager à progresser dans le chemin qu’il nous a ouvert.
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne dans le passage du Seigneur. Etoile du matin qu’elle nous guide dans la fidélité à la foi que nous professons. Reine des Cieux qu’elle nous soutienne dans l’espérance qui nous indique le but du chemin. Mère du Bel Amour qu’elle nous encourage dans la charité qui déploie en nous la vie éternelle, pour que nous puissions témoigner par ce que nous sommes et par ce que nous faisons : Le Christ est ressuscité ! Alléluia ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !
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Publié le 15 mars 2026