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Père Charles Mallard-Dieu n’est pas notre garde du corps !

homélie 2

Dieu n’est pas notre garde du corps !

22 Mars 2026

5* dimanche de Carême – Année A

Ez 37,12-14 ; Ps 129 ; Ro 8,8-11 ; Jn 11,1-45

« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » … La salutation de Marthe à Jésus est assez étonnante. Elle peut être comprise comme le signe d’une grande confiance dans la puissance du Seigneur, mais il y a quand même une nuance de reproche, voire d’accusation, comme si Jésus était responsable par son absence de la mort de Lazare. Essayons de voir ce que l’évangile d’aujourd’hui nous dit de la présence de Dieu dans nos vies.

« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Pourquoi Marthe affirme-t-elle cela ? Sans doute parce qu’elle pense que Jésus aurait guéri Lazare avant que la maladie ne lui soit fatale. Mais est-ce bien le rôle du Seigneur ? Il est vrai que l’évangile rapporte de nombreuses guérisons mais ce n’est pas la même chose de guérir et d’empêcher de mourir ! Il est fort probable, comme le dit la tradition, que saint Joseph soit mort, alors même que Jésus et Marie étaient auprès de lui ! Surtout, c’est penser que la présence de Dieu est une sorte de porte-bonheur, comme si rien ne pouvait arriver à ceux qui sont près du Seigneur. A la décharge de Marthe, c’est une conception de la présence de Dieu qui est très répandue, tant pour ceux qui implorent sa protection, que pour ceux qui prétendent que si Dieu existait il n’y aurait pas tout ce mal dans le monde ! Mais ce n’est pas ce que nous apprend l’évangile de ce jour. Ce qu’il y a de faux dans cette conception, c’est que ça ferait de Dieu une sorte de garde du corps à notre service et au service de notre santé ! Cela ne veut pas dire, bien sûr, que Dieu ne veuille pas notre bien, mais sa présence n’est pas un talisman.

La suite du récit nous montre que Jésus demande à se rendre auprès du tombeau, là où l’on a déposé Lazare. L’évangile précise même qu’à ce moment-là « Jésus se mit à pleurer » ! Ainsi, Jésus vient rejoindre son ami. La présence de Dieu n’est pas un ornement qu’on installe et qu’on ne voit plus avec le temps, elle est une rencontre, un mouvement qui vient vers nous. A vrai dire, cela ne devrait pas nous surprendre, car c’est toute l’histoire du salut. Déjà dans le jardin des origines, Dieu est à la recherche de l’homme qui s’est caché, ensuite c’est lui qui prend l’initiative avec Abraham, avec Moïse, avec tous les prophètes. C’est encore Dieu qui fait le premier pas en Jésus en se faisant homme pour que nous puissions le rencontrer. Il n’y a pas à rechercher la présence de Dieu : il y a à la reconnaître et à l’accueillir.

Mais ne croyons pas que pour autant nous n’ayons rien à faire. Jésus n’entre pas dans le tombeau de Lazare. Il s’arrête sur le seuil et il appelle son ami : « viens dehors ». Pour qu’il y ait rencontre, il faut que nous nous déplacions. Sinon, cela voudrait dire que Dieu s’impose et impose sa présence. Ce n’est pas son style, ce n’est pas ce qu’il veut. Parce qu’il nous veut libres et aimants, il fait les premiers pas, mais il nous laisse faire le dernier. Même si c’est lui qui nous en donne la force et la possibilité, c’est à nous de nous mettre en mouvement.

Nous approchons de la fin du carême, sans doute, pendant ces quarante jours nous avons essayé avec plus ou moins de succès de nous approcher du Seigneur dans la prière, la sobriété et la générosité. Que nous ayons réussi ou non à mettre en œuvre nos résolutions, l’évangile de la résurrection de Lazare nous invite à entendre la Parole de Dieu nous appeler pour rejoindre la présence du Seigneur qui vient à notre rencontre. Il n’y a pas à se lamenter de son absence, il faut répondre à son appel. Et quelques soient les tombeaux dans lesquels nous nous sentons enfermés, il a roulé la pierre pour que nous puissions en sortir et le retrouver.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Etoile du matin, qu’elle nous apprenne à ne pas rêver d’une présence magique qui assurerait notre confort. Consolatrice des Affligés, qu’elle nous aide à reconnaître celui qui vient à notre rencontre. Mère du Bel Amour, qu’elle nous encourage à répondre à l’appel du Seigneur pour que nous puissions le rejoindre et demeurer en lui comme il demeure en nous, dès maintenant et pour les siècles des siècles.

Publié le 15 mars 2026

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Père Charles Mallard-Dieu n’est pas notre garde du corps !

Dieu n’est pas notre garde du corps !

22 Mars 2026

5* dimanche de Carême – Année A

Ez 37,12-14 ; Ps 129 ; Ro 8,8-11 ; Jn 11,1-45

« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » … La salutation de Marthe à Jésus est assez étonnante. Elle peut être comprise comme le signe d’une grande confiance dans la puissance du Seigneur, mais il y a quand même une nuance de reproche, voire d’accusation, comme si Jésus était responsable par son absence de la mort de Lazare. Essayons de voir ce que l’évangile d’aujourd’hui nous dit de la présence de Dieu dans nos vies.

« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Pourquoi Marthe affirme-t-elle cela ? Sans doute parce qu’elle pense que Jésus aurait guéri Lazare avant que la maladie ne lui soit fatale. Mais est-ce bien le rôle du Seigneur ? Il est vrai que l’évangile rapporte de nombreuses guérisons mais ce n’est pas la même chose de guérir et d’empêcher de mourir ! Il est fort probable, comme le dit la tradition, que saint Joseph soit mort, alors même que Jésus et Marie étaient auprès de lui ! Surtout, c’est penser que la présence de Dieu est une sorte de porte-bonheur, comme si rien ne pouvait arriver à ceux qui sont près du Seigneur. A la décharge de Marthe, c’est une conception de la présence de Dieu qui est très répandue, tant pour ceux qui implorent sa protection, que pour ceux qui prétendent que si Dieu existait il n’y aurait pas tout ce mal dans le monde ! Mais ce n’est pas ce que nous apprend l’évangile de ce jour. Ce qu’il y a de faux dans cette conception, c’est que ça ferait de Dieu une sorte de garde du corps à notre service et au service de notre santé ! Cela ne veut pas dire, bien sûr, que Dieu ne veuille pas notre bien, mais sa présence n’est pas un talisman.

La suite du récit nous montre que Jésus demande à se rendre auprès du tombeau, là où l’on a déposé Lazare. L’évangile précise même qu’à ce moment-là « Jésus se mit à pleurer » ! Ainsi, Jésus vient rejoindre son ami. La présence de Dieu n’est pas un ornement qu’on installe et qu’on ne voit plus avec le temps, elle est une rencontre, un mouvement qui vient vers nous. A vrai dire, cela ne devrait pas nous surprendre, car c’est toute l’histoire du salut. Déjà dans le jardin des origines, Dieu est à la recherche de l’homme qui s’est caché, ensuite c’est lui qui prend l’initiative avec Abraham, avec Moïse, avec tous les prophètes. C’est encore Dieu qui fait le premier pas en Jésus en se faisant homme pour que nous puissions le rencontrer. Il n’y a pas à rechercher la présence de Dieu : il y a à la reconnaître et à l’accueillir.

Mais ne croyons pas que pour autant nous n’ayons rien à faire. Jésus n’entre pas dans le tombeau de Lazare. Il s’arrête sur le seuil et il appelle son ami : « viens dehors ». Pour qu’il y ait rencontre, il faut que nous nous déplacions. Sinon, cela voudrait dire que Dieu s’impose et impose sa présence. Ce n’est pas son style, ce n’est pas ce qu’il veut. Parce qu’il nous veut libres et aimants, il fait les premiers pas, mais il nous laisse faire le dernier. Même si c’est lui qui nous en donne la force et la possibilité, c’est à nous de nous mettre en mouvement.

Nous approchons de la fin du carême, sans doute, pendant ces quarante jours nous avons essayé avec plus ou moins de succès de nous approcher du Seigneur dans la prière, la sobriété et la générosité. Que nous ayons réussi ou non à mettre en œuvre nos résolutions, l’évangile de la résurrection de Lazare nous invite à entendre la Parole de Dieu nous appeler pour rejoindre la présence du Seigneur qui vient à notre rencontre. Il n’y a pas à se lamenter de son absence, il faut répondre à son appel. Et quelques soient les tombeaux dans lesquels nous nous sentons enfermés, il a roulé la pierre pour que nous puissions en sortir et le retrouver.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Etoile du matin, qu’elle nous apprenne à ne pas rêver d’une présence magique qui assurerait notre confort. Consolatrice des Affligés, qu’elle nous aide à reconnaître celui qui vient à notre rencontre. Mère du Bel Amour, qu’elle nous encourage à répondre à l’appel du Seigneur pour que nous puissions le rejoindre et demeurer en lui comme il demeure en nous, dès maintenant et pour les siècles des siècles.

Publié le 15 mars 2026

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Père Charles Mallard-Dieu n’est pas notre garde du corps !

homélie 2

Dieu n’est pas notre garde du corps !

22 Mars 2026

5* dimanche de Carême – Année A

Ez 37,12-14 ; Ps 129 ; Ro 8,8-11 ; Jn 11,1-45

« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » … La salutation de Marthe à Jésus est assez étonnante. Elle peut être comprise comme le signe d’une grande confiance dans la puissance du Seigneur, mais il y a quand même une nuance de reproche, voire d’accusation, comme si Jésus était responsable par son absence de la mort de Lazare. Essayons de voir ce que l’évangile d’aujourd’hui nous dit de la présence de Dieu dans nos vies.

« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Pourquoi Marthe affirme-t-elle cela ? Sans doute parce qu’elle pense que Jésus aurait guéri Lazare avant que la maladie ne lui soit fatale. Mais est-ce bien le rôle du Seigneur ? Il est vrai que l’évangile rapporte de nombreuses guérisons mais ce n’est pas la même chose de guérir et d’empêcher de mourir ! Il est fort probable, comme le dit la tradition, que saint Joseph soit mort, alors même que Jésus et Marie étaient auprès de lui ! Surtout, c’est penser que la présence de Dieu est une sorte de porte-bonheur, comme si rien ne pouvait arriver à ceux qui sont près du Seigneur. A la décharge de Marthe, c’est une conception de la présence de Dieu qui est très répandue, tant pour ceux qui implorent sa protection, que pour ceux qui prétendent que si Dieu existait il n’y aurait pas tout ce mal dans le monde ! Mais ce n’est pas ce que nous apprend l’évangile de ce jour. Ce qu’il y a de faux dans cette conception, c’est que ça ferait de Dieu une sorte de garde du corps à notre service et au service de notre santé ! Cela ne veut pas dire, bien sûr, que Dieu ne veuille pas notre bien, mais sa présence n’est pas un talisman.

La suite du récit nous montre que Jésus demande à se rendre auprès du tombeau, là où l’on a déposé Lazare. L’évangile précise même qu’à ce moment-là « Jésus se mit à pleurer » ! Ainsi, Jésus vient rejoindre son ami. La présence de Dieu n’est pas un ornement qu’on installe et qu’on ne voit plus avec le temps, elle est une rencontre, un mouvement qui vient vers nous. A vrai dire, cela ne devrait pas nous surprendre, car c’est toute l’histoire du salut. Déjà dans le jardin des origines, Dieu est à la recherche de l’homme qui s’est caché, ensuite c’est lui qui prend l’initiative avec Abraham, avec Moïse, avec tous les prophètes. C’est encore Dieu qui fait le premier pas en Jésus en se faisant homme pour que nous puissions le rencontrer. Il n’y a pas à rechercher la présence de Dieu : il y a à la reconnaître et à l’accueillir.

Mais ne croyons pas que pour autant nous n’ayons rien à faire. Jésus n’entre pas dans le tombeau de Lazare. Il s’arrête sur le seuil et il appelle son ami : « viens dehors ». Pour qu’il y ait rencontre, il faut que nous nous déplacions. Sinon, cela voudrait dire que Dieu s’impose et impose sa présence. Ce n’est pas son style, ce n’est pas ce qu’il veut. Parce qu’il nous veut libres et aimants, il fait les premiers pas, mais il nous laisse faire le dernier. Même si c’est lui qui nous en donne la force et la possibilité, c’est à nous de nous mettre en mouvement.

Nous approchons de la fin du carême, sans doute, pendant ces quarante jours nous avons essayé avec plus ou moins de succès de nous approcher du Seigneur dans la prière, la sobriété et la générosité. Que nous ayons réussi ou non à mettre en œuvre nos résolutions, l’évangile de la résurrection de Lazare nous invite à entendre la Parole de Dieu nous appeler pour rejoindre la présence du Seigneur qui vient à notre rencontre. Il n’y a pas à se lamenter de son absence, il faut répondre à son appel. Et quelques soient les tombeaux dans lesquels nous nous sentons enfermés, il a roulé la pierre pour que nous puissions en sortir et le retrouver.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Etoile du matin, qu’elle nous apprenne à ne pas rêver d’une présence magique qui assurerait notre confort. Consolatrice des Affligés, qu’elle nous aide à reconnaître celui qui vient à notre rencontre. Mère du Bel Amour, qu’elle nous encourage à répondre à l’appel du Seigneur pour que nous puissions le rejoindre et demeurer en lui comme il demeure en nous, dès maintenant et pour les siècles des siècles.

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Publié le 15 mars 2026