PÚre Charles Mallard-De la dévotion au sacrement
De la dévotion au sacrement
BaptĂȘme du Seigneur – AnnĂ©e A
Is 42,1-4.6-7Â ; Ps 28 (29)Â ; Ac 10,34-38Â ; Mt 3,13-17
Nous voilĂ donc au jour du BaptĂȘme du Seigneur. Puisque câest la fin de la vie cachĂ©e Ă Nazareth et le dĂ©but de la vie publique de JĂ©sus, cette fĂȘte marque la fin du temps de NoĂ«l et lâentrĂ©e dans le temps ordinaire. LâĂ©vĂ©nement est loin dâĂȘtre banal, et le rĂ©cit de saint Matthieu que nous venons dâentendre en souligne lâĂ©trangetĂ©.
Dâabord il est Ă©trange que ce soit Jean qui baptise JĂ©sus plutĂŽt que JĂ©sus qui baptise Jean. Câest dâailleurs ce que remarque le Baptiste. Le baptĂȘme de Jean est un acte humain, une dĂ©marche prophĂ©tique. Il sâagit de faire un acte qui dise quelque chose de Dieu. Câest un baptĂȘme de conversion oĂč le prophĂšte invite le pĂ©cheur Ă changer de vie. Celui qui veut se rapprocher de Dieu se laisse conduire par celui qui est plus proche de Dieu. Le pĂ©cheur se laisse purifier par le prophĂšte, il se met Ă son Ă©cole, se laisse conduire par lui. Dans cette optique, JĂ©sus est Ă©videmment plus proche du Seigneur que Jean. Pourtant ce nâest pas lui qui va baptiser, câest lui qui va ĂȘtre baptisĂ©. Et il explique que « câest ainsi que nous devons accomplir toute justice ». Ainsi ce qui est important dans le baptĂȘme, ce nâest pas celui qui baptise, mais le baptĂȘme lui-mĂȘme. On passe dâune dynamique de dĂ©votion Ă une dynamique de sacrement. La dynamique de dĂ©votion, câest lâeffort de lâhomme vers Dieu ; la dynamique de sacrement, câest le dĂ©ploiement du mystĂšre de Dieu par lâaction de lâhomme. Dans le premier cas, la valeur vient du cĆur de lâhomme : la priĂšre dâun saint est plus puissante que la priĂšre dâun pĂ©cheur ; dans le deuxiĂšme cas, la valeur vient du don de Dieu : que la messe soit dite par un saint ou par un pĂ©cheur, câest toujours la messe, câest toujours le corps et le sang du Christ qui sont sur lâautel.
Ensuite il y a une phrase Ă©trange : « Jean le laisse faire », câest-Ă -dire quâil laisse faire JĂ©sus. Et pourtant câest bien Jean qui va agir pour plonger JĂ©sus dans lâeau ! Mais Jean nâest plus quâun instrument, celui qui importe, câest JĂ©sus. ExtĂ©rieurement JĂ©sus est passif, mais en fait câest lui qui est actif. Dâailleurs Ă partir de ce moment, câest comme si Jean avait disparu du paysage : on nâen parle plus, on ne parle plus que de JĂ©sus et de Dieu. Câest la deuxiĂšme diffĂ©rence entre la dĂ©votion et le sacrement. Dans la dĂ©votion, on agit Ă la mesure de ce que lâon fait ; dans le sacrement, on agit Ă la mesure que lâon reçoit. Ainsi il vaut mieux faire deux priĂšres quâune seule ; mais aller Ă deux messes ne nous donne pas plus de grĂące quâune seule⊠en lâoccurrence, câest plutĂŽt le rythme que le nombre qui compte : vous savez quâon doit participer Ă la messe tous les dimanches, on peut y participer tous les jours, mais ça ne sert Ă rien dây assister plusieurs fois par jour ! Surtout, puisquâon agit en recevant, dans le sacrement la grĂące se dĂ©ploie selon la disponibilitĂ© de notre cĆur : les gestes que lâon fait nâont pas dâautres valeurs que de nous aider Ă recevoir ce que Dieu nous donne.
Enfin, bien sĂ»r, la conclusion du baptĂȘme de JĂ©sus est ce quâil y a de plus marquant. Les cieux qui sâouvrent, lâEsprit qui apparaĂźt comme une colombe et la voix du PĂšre qui se fait entendre. Cette manifestation de Dieu est ce qui donne sens Ă la dĂ©marche de JĂ©sus. Câest mĂȘme ce qui lui donne son caractĂšre unique. Mais câest surtout une nouveautĂ© inouĂŻe que lâaction des hommes permette la manifestation de Dieu. LĂ encore, se trouve une diffĂ©rence entre la dĂ©votion et le sacrement. On trouve des dĂ©votions dans tous les peuples et dans toutes les religions, mais il nây a de sacrement que dans la foi chrĂ©tienne. Parce quâen sâincarnant, en se faisant homme, Dieu permet que nous agissions ensemble, il accepte dâagir par notre intermĂ©diaire.
Dans le BaptĂȘme du Seigneur sâouvre ainsi un temps nouveau : le temps dâune alliance nouvelle. Parce que le Verbe sâest fait chair, il nous est dĂ©sormais possible de vivre en prĂ©sence du Seigneur. Non pas une prĂ©sence lointaine et confiante, mais une prĂ©sence rĂ©elle et mystĂ©rieuse qui se dĂ©ploie en particulier dans les sacrements. Il ne sâagit pas de mĂ©priser la dĂ©votion, mais de rĂ©aliser que le sacrement est dâun autre ordre. Si lâon veut une comparaison, prier consiste Ă frapper Ă la porte, mais dans le Sacrement, câest Dieu qui nous propose dâentrer. Ce nâest pas sans rapport, mais câest une autre dimension et câest cela que le baptĂȘme du Christ vient inaugurer
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă entendre cette parole et Ă la mettre en pratique. Refuge des pĂ©cheurs, Porte du Ciel et Temple de lâEsprit Saint, quâelle nous apprenne lâhumilitĂ©, quâelle nous montre comment ĂȘtre disponible Ă lâaction de Dieu et quâelle nous encourage Ă accueillir toujours mieux lâamour du Seigneur pour vivre en sa prĂ©sence, dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.
Publié le 21 décembre 2025
PÚre Charles Mallard-De la dévotion au sacrement
De la dévotion au sacrement
BaptĂȘme du Seigneur – AnnĂ©e A
Is 42,1-4.6-7Â ; Ps 28 (29)Â ; Ac 10,34-38Â ; Mt 3,13-17
Nous voilĂ donc au jour du BaptĂȘme du Seigneur. Puisque câest la fin de la vie cachĂ©e Ă Nazareth et le dĂ©but de la vie publique de JĂ©sus, cette fĂȘte marque la fin du temps de NoĂ«l et lâentrĂ©e dans le temps ordinaire. LâĂ©vĂ©nement est loin dâĂȘtre banal, et le rĂ©cit de saint Matthieu que nous venons dâentendre en souligne lâĂ©trangetĂ©.
Dâabord il est Ă©trange que ce soit Jean qui baptise JĂ©sus plutĂŽt que JĂ©sus qui baptise Jean. Câest dâailleurs ce que remarque le Baptiste. Le baptĂȘme de Jean est un acte humain, une dĂ©marche prophĂ©tique. Il sâagit de faire un acte qui dise quelque chose de Dieu. Câest un baptĂȘme de conversion oĂč le prophĂšte invite le pĂ©cheur Ă changer de vie. Celui qui veut se rapprocher de Dieu se laisse conduire par celui qui est plus proche de Dieu. Le pĂ©cheur se laisse purifier par le prophĂšte, il se met Ă son Ă©cole, se laisse conduire par lui. Dans cette optique, JĂ©sus est Ă©videmment plus proche du Seigneur que Jean. Pourtant ce nâest pas lui qui va baptiser, câest lui qui va ĂȘtre baptisĂ©. Et il explique que « câest ainsi que nous devons accomplir toute justice ». Ainsi ce qui est important dans le baptĂȘme, ce nâest pas celui qui baptise, mais le baptĂȘme lui-mĂȘme. On passe dâune dynamique de dĂ©votion Ă une dynamique de sacrement. La dynamique de dĂ©votion, câest lâeffort de lâhomme vers Dieu ; la dynamique de sacrement, câest le dĂ©ploiement du mystĂšre de Dieu par lâaction de lâhomme. Dans le premier cas, la valeur vient du cĆur de lâhomme : la priĂšre dâun saint est plus puissante que la priĂšre dâun pĂ©cheur ; dans le deuxiĂšme cas, la valeur vient du don de Dieu : que la messe soit dite par un saint ou par un pĂ©cheur, câest toujours la messe, câest toujours le corps et le sang du Christ qui sont sur lâautel.
Ensuite il y a une phrase Ă©trange : « Jean le laisse faire », câest-Ă -dire quâil laisse faire JĂ©sus. Et pourtant câest bien Jean qui va agir pour plonger JĂ©sus dans lâeau ! Mais Jean nâest plus quâun instrument, celui qui importe, câest JĂ©sus. ExtĂ©rieurement JĂ©sus est passif, mais en fait câest lui qui est actif. Dâailleurs Ă partir de ce moment, câest comme si Jean avait disparu du paysage : on nâen parle plus, on ne parle plus que de JĂ©sus et de Dieu. Câest la deuxiĂšme diffĂ©rence entre la dĂ©votion et le sacrement. Dans la dĂ©votion, on agit Ă la mesure de ce que lâon fait ; dans le sacrement, on agit Ă la mesure que lâon reçoit. Ainsi il vaut mieux faire deux priĂšres quâune seule ; mais aller Ă deux messes ne nous donne pas plus de grĂące quâune seule⊠en lâoccurrence, câest plutĂŽt le rythme que le nombre qui compte : vous savez quâon doit participer Ă la messe tous les dimanches, on peut y participer tous les jours, mais ça ne sert Ă rien dây assister plusieurs fois par jour ! Surtout, puisquâon agit en recevant, dans le sacrement la grĂące se dĂ©ploie selon la disponibilitĂ© de notre cĆur : les gestes que lâon fait nâont pas dâautres valeurs que de nous aider Ă recevoir ce que Dieu nous donne.
Enfin, bien sĂ»r, la conclusion du baptĂȘme de JĂ©sus est ce quâil y a de plus marquant. Les cieux qui sâouvrent, lâEsprit qui apparaĂźt comme une colombe et la voix du PĂšre qui se fait entendre. Cette manifestation de Dieu est ce qui donne sens Ă la dĂ©marche de JĂ©sus. Câest mĂȘme ce qui lui donne son caractĂšre unique. Mais câest surtout une nouveautĂ© inouĂŻe que lâaction des hommes permette la manifestation de Dieu. LĂ encore, se trouve une diffĂ©rence entre la dĂ©votion et le sacrement. On trouve des dĂ©votions dans tous les peuples et dans toutes les religions, mais il nây a de sacrement que dans la foi chrĂ©tienne. Parce quâen sâincarnant, en se faisant homme, Dieu permet que nous agissions ensemble, il accepte dâagir par notre intermĂ©diaire.
Dans le BaptĂȘme du Seigneur sâouvre ainsi un temps nouveau : le temps dâune alliance nouvelle. Parce que le Verbe sâest fait chair, il nous est dĂ©sormais possible de vivre en prĂ©sence du Seigneur. Non pas une prĂ©sence lointaine et confiante, mais une prĂ©sence rĂ©elle et mystĂ©rieuse qui se dĂ©ploie en particulier dans les sacrements. Il ne sâagit pas de mĂ©priser la dĂ©votion, mais de rĂ©aliser que le sacrement est dâun autre ordre. Si lâon veut une comparaison, prier consiste Ă frapper Ă la porte, mais dans le Sacrement, câest Dieu qui nous propose dâentrer. Ce nâest pas sans rapport, mais câest une autre dimension et câest cela que le baptĂȘme du Christ vient inaugurer
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă entendre cette parole et Ă la mettre en pratique. Refuge des pĂ©cheurs, Porte du Ciel et Temple de lâEsprit Saint, quâelle nous apprenne lâhumilitĂ©, quâelle nous montre comment ĂȘtre disponible Ă lâaction de Dieu et quâelle nous encourage Ă accueillir toujours mieux lâamour du Seigneur pour vivre en sa prĂ©sence, dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.
Publié le 21 décembre 2025
PÚre Charles Mallard-De la dévotion au sacrement
De la dévotion au sacrement
BaptĂȘme du Seigneur – AnnĂ©e A
Is 42,1-4.6-7Â ; Ps 28 (29)Â ; Ac 10,34-38Â ; Mt 3,13-17
Nous voilĂ donc au jour du BaptĂȘme du Seigneur. Puisque câest la fin de la vie cachĂ©e Ă Nazareth et le dĂ©but de la vie publique de JĂ©sus, cette fĂȘte marque la fin du temps de NoĂ«l et lâentrĂ©e dans le temps ordinaire. LâĂ©vĂ©nement est loin dâĂȘtre banal, et le rĂ©cit de saint Matthieu que nous venons dâentendre en souligne lâĂ©trangetĂ©.
Dâabord il est Ă©trange que ce soit Jean qui baptise JĂ©sus plutĂŽt que JĂ©sus qui baptise Jean. Câest dâailleurs ce que remarque le Baptiste. Le baptĂȘme de Jean est un acte humain, une dĂ©marche prophĂ©tique. Il sâagit de faire un acte qui dise quelque chose de Dieu. Câest un baptĂȘme de conversion oĂč le prophĂšte invite le pĂ©cheur Ă changer de vie. Celui qui veut se rapprocher de Dieu se laisse conduire par celui qui est plus proche de Dieu. Le pĂ©cheur se laisse purifier par le prophĂšte, il se met Ă son Ă©cole, se laisse conduire par lui. Dans cette optique, JĂ©sus est Ă©videmment plus proche du Seigneur que Jean. Pourtant ce nâest pas lui qui va baptiser, câest lui qui va ĂȘtre baptisĂ©. Et il explique que « câest ainsi que nous devons accomplir toute justice ». Ainsi ce qui est important dans le baptĂȘme, ce nâest pas celui qui baptise, mais le baptĂȘme lui-mĂȘme. On passe dâune dynamique de dĂ©votion Ă une dynamique de sacrement. La dynamique de dĂ©votion, câest lâeffort de lâhomme vers Dieu ; la dynamique de sacrement, câest le dĂ©ploiement du mystĂšre de Dieu par lâaction de lâhomme. Dans le premier cas, la valeur vient du cĆur de lâhomme : la priĂšre dâun saint est plus puissante que la priĂšre dâun pĂ©cheur ; dans le deuxiĂšme cas, la valeur vient du don de Dieu : que la messe soit dite par un saint ou par un pĂ©cheur, câest toujours la messe, câest toujours le corps et le sang du Christ qui sont sur lâautel.
Ensuite il y a une phrase Ă©trange : « Jean le laisse faire », câest-Ă -dire quâil laisse faire JĂ©sus. Et pourtant câest bien Jean qui va agir pour plonger JĂ©sus dans lâeau ! Mais Jean nâest plus quâun instrument, celui qui importe, câest JĂ©sus. ExtĂ©rieurement JĂ©sus est passif, mais en fait câest lui qui est actif. Dâailleurs Ă partir de ce moment, câest comme si Jean avait disparu du paysage : on nâen parle plus, on ne parle plus que de JĂ©sus et de Dieu. Câest la deuxiĂšme diffĂ©rence entre la dĂ©votion et le sacrement. Dans la dĂ©votion, on agit Ă la mesure de ce que lâon fait ; dans le sacrement, on agit Ă la mesure que lâon reçoit. Ainsi il vaut mieux faire deux priĂšres quâune seule ; mais aller Ă deux messes ne nous donne pas plus de grĂące quâune seule⊠en lâoccurrence, câest plutĂŽt le rythme que le nombre qui compte : vous savez quâon doit participer Ă la messe tous les dimanches, on peut y participer tous les jours, mais ça ne sert Ă rien dây assister plusieurs fois par jour ! Surtout, puisquâon agit en recevant, dans le sacrement la grĂące se dĂ©ploie selon la disponibilitĂ© de notre cĆur : les gestes que lâon fait nâont pas dâautres valeurs que de nous aider Ă recevoir ce que Dieu nous donne.
Enfin, bien sĂ»r, la conclusion du baptĂȘme de JĂ©sus est ce quâil y a de plus marquant. Les cieux qui sâouvrent, lâEsprit qui apparaĂźt comme une colombe et la voix du PĂšre qui se fait entendre. Cette manifestation de Dieu est ce qui donne sens Ă la dĂ©marche de JĂ©sus. Câest mĂȘme ce qui lui donne son caractĂšre unique. Mais câest surtout une nouveautĂ© inouĂŻe que lâaction des hommes permette la manifestation de Dieu. LĂ encore, se trouve une diffĂ©rence entre la dĂ©votion et le sacrement. On trouve des dĂ©votions dans tous les peuples et dans toutes les religions, mais il nây a de sacrement que dans la foi chrĂ©tienne. Parce quâen sâincarnant, en se faisant homme, Dieu permet que nous agissions ensemble, il accepte dâagir par notre intermĂ©diaire.
Dans le BaptĂȘme du Seigneur sâouvre ainsi un temps nouveau : le temps dâune alliance nouvelle. Parce que le Verbe sâest fait chair, il nous est dĂ©sormais possible de vivre en prĂ©sence du Seigneur. Non pas une prĂ©sence lointaine et confiante, mais une prĂ©sence rĂ©elle et mystĂ©rieuse qui se dĂ©ploie en particulier dans les sacrements. Il ne sâagit pas de mĂ©priser la dĂ©votion, mais de rĂ©aliser que le sacrement est dâun autre ordre. Si lâon veut une comparaison, prier consiste Ă frapper Ă la porte, mais dans le Sacrement, câest Dieu qui nous propose dâentrer. Ce nâest pas sans rapport, mais câest une autre dimension et câest cela que le baptĂȘme du Christ vient inaugurer
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă entendre cette parole et Ă la mettre en pratique. Refuge des pĂ©cheurs, Porte du Ciel et Temple de lâEsprit Saint, quâelle nous apprenne lâhumilitĂ©, quâelle nous montre comment ĂȘtre disponible Ă lâaction de Dieu et quâelle nous encourage Ă accueillir toujours mieux lâamour du Seigneur pour vivre en sa prĂ©sence, dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.
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Publié le 21 décembre 2025