PĂšre Charles Mallard-La dimension missionnaire de la foi
La dimension missionnaire de la foi
5* Dimanche du Temps Ordinaire – AnnĂ©e A
Is 58,7-10Â ; Ps 111 (112)Â ; 1 Co 2,1-5Â ; Mt 5,13-16
LâĂ©vangile que nous venons dâentendre vient juste aprĂšs les BĂ©atitudes dans le discours sur la montagne. AprĂšs avoir indiquĂ© aux disciples ce qui conduit au bonheur et Ă la vie divine, JĂ©sus montre une autre dimension de la foi, quâon pourrait appeler missionnaire.
« Vous ĂȘtes le sel de la terre » « vous ĂȘtes la lumiĂšre du monde ». Ce qui est frappant dans ces expressions câest quâil y a un but, une utilitĂ©, et que ce but, cette utilitĂ©, ce nâest pas nous ! JĂ©sus ne dit pas que la foi est le sel de notre vie ou que lâĂ©vangile sera la lumiĂšre de notre cĆur, mais que nous sommes le sel de la terre, la lumiĂšre du monde. En disant cela, il nous fait comprendre quâil y a quelque chose pour les autres dans la vie spirituelle, quâelle ne concerne pas seulement ceux qui la choisissent mais quâelle est destinĂ©e Ă rayonner, Ă agir.
Câest que nous pourrions ĂȘtre tentĂ© de croire quâil sâagit dâabord de sauver notre Ăąme, de nous sanctifier, de nous prĂ©parer Ă la vie Ă©ternelle ⊠tout cela est bien et vrai ; Ă condition quâon ne le vive pas en pensant que câest chacun pour soi, mĂȘme si bien sĂ»r on peut sâentraider. On pourrait penser que la relation Ă Dieu fait partie dâun des domaines de notre vie, et que ça ne doit pas trop interfĂ©rer avec dâautres domaines. Un peu comme un loisir ou un divertissement : il y a des temps et des lieux pour ça, mais on ne va pas mĂ©langer avec dâautres temps ou dâautres lieux. Ce que disent les images du sel de la terre et de la lumiĂšre du monde, câest que notre foi et notre vie spirituelle ont une fonction dans lâhistoire du monde et du salut. Nous sommes comme une lumiĂšre qui nâest pas faite pour ĂȘtre cachĂ©e, mais pour rayonner et Ă©clairer. Et Ă vrai dire, nous nâavons pas le choix. Quoique nous voulions ou quoique nous fassions, nous portons un tĂ©moignage. Notre vie et nos actions disent quelque chose de notre foi et de lâĂ©vangile. Dâailleurs, il suffit dâavoir une tension ou un conflit avec quelquâun, pour quâapparaisse une rĂ©flexion du genre « ce nâest pas trĂšs chrĂ©tien ce que tu fais » !
DâoĂč lâimportance de la cohĂ©rence. On nâĂ©vitera pas les reproches injustifiĂ©s, mais si on pouvait Ă©viter les reproches justifiĂ©s, ce serait bien ! Câest le sens de lâenseignement sur le sel : « si le sel devient fade », câest-Ă -dire sâil nâest plus fidĂšle Ă sa nature de sel, il ne vaut plus rien ! Notre premier souci doit ĂȘtre non pas de montrer un bon exemple, mais dâĂȘtre une bonne personne. DâĂȘtre ce que le Seigneur attend de nous. On trouve un tĂ©moignage de cette question dans la deuxiĂšme lecture : saint Paul rappelle aux Corinthiens quâil nâa pas cherchĂ© Ă ĂȘtre admirĂ© mais Ă ĂȘtre fidĂšle au Christ et Ă lâĂvangile. Lâimage du sel nous fait comprendre que la dimension missionnaire de la foi nâest pas une question dâapparence mais de fidĂ©litĂ©.
Et cette fidĂ©litĂ© se mesure Ă son rayonnement. Comment, en effet, savoir si nous faisons ce que le Seigneur attend de nous ? La Parole nous donne des repĂšres et des critĂšres : « ce que vous faites de bien ». Cela rejoint dâailleurs le texte dâIsaĂŻe en premiĂšre lecture : lorsquâil dĂ©crit un certain nombre dâattitudes et de gestes qui aident et soulagent les autres et quâil conclut : « alors, ta lumiĂšre jaillira comme lâaurore [âŠ] ton obscuritĂ© sera lumiĂšre de midi ». Ce qui est frappant câest que les exemples quâil donne ne sont pas spĂ©cifiquement religieux : la trace de lâĂ©vangile dans nos relations ce ne sont ni des grands discours, ni des pieuses dĂ©votions, câest le bien que nous pouvons faire aux autres ! Dieu ne nous envoie pas dans le monde pour faire sa publicitĂ©, mais pour y faire ce quâil veut ; et ce quâil veut câest la misĂ©ricorde et la bontĂ© entre tous les hommes.
« Vous ĂȘtes le sel de la terre » « vous ĂȘtes la lumiĂšre du monde ». LâĂ©vangile que nous avons entendu nous rappelle que le Seigneur compte sur nous pour conduire le monde selon son cĆur. Pour cela nous devons rester fidĂšle Ă sa prĂ©sence et Ă sa parole, nous devons aussi ĂȘtre attentifs Ă faire ce que nous aurons entendu, Ă partager ce que nous aurons reçu, non seulement entre nous, mais avec tous.
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă entendre cette parole et Ă la mettre en pratique. TrĂŽne de la Sagesse quâelle nous garde fidĂšles Ă la prĂ©sence du Seigneur. Consolatrice des affligĂ©s quâelle nous apprenne Ă aimer au rythme du cĆur de Dieu. Miroir de la SaintetĂ© de Dieu quâelle nous encourage Ă rayonner de la gloire du PĂšre lĂ oĂč nous sommes pour que nous puissions demeurer en Dieu comme il demeure en nous dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.
Publié le 21 décembre 2025
PĂšre Charles Mallard-La dimension missionnaire de la foi
La dimension missionnaire de la foi
5* Dimanche du Temps Ordinaire – AnnĂ©e A
Is 58,7-10Â ; Ps 111 (112)Â ; 1 Co 2,1-5Â ; Mt 5,13-16
LâĂ©vangile que nous venons dâentendre vient juste aprĂšs les BĂ©atitudes dans le discours sur la montagne. AprĂšs avoir indiquĂ© aux disciples ce qui conduit au bonheur et Ă la vie divine, JĂ©sus montre une autre dimension de la foi, quâon pourrait appeler missionnaire.
« Vous ĂȘtes le sel de la terre » « vous ĂȘtes la lumiĂšre du monde ». Ce qui est frappant dans ces expressions câest quâil y a un but, une utilitĂ©, et que ce but, cette utilitĂ©, ce nâest pas nous ! JĂ©sus ne dit pas que la foi est le sel de notre vie ou que lâĂ©vangile sera la lumiĂšre de notre cĆur, mais que nous sommes le sel de la terre, la lumiĂšre du monde. En disant cela, il nous fait comprendre quâil y a quelque chose pour les autres dans la vie spirituelle, quâelle ne concerne pas seulement ceux qui la choisissent mais quâelle est destinĂ©e Ă rayonner, Ă agir.
Câest que nous pourrions ĂȘtre tentĂ© de croire quâil sâagit dâabord de sauver notre Ăąme, de nous sanctifier, de nous prĂ©parer Ă la vie Ă©ternelle ⊠tout cela est bien et vrai ; Ă condition quâon ne le vive pas en pensant que câest chacun pour soi, mĂȘme si bien sĂ»r on peut sâentraider. On pourrait penser que la relation Ă Dieu fait partie dâun des domaines de notre vie, et que ça ne doit pas trop interfĂ©rer avec dâautres domaines. Un peu comme un loisir ou un divertissement : il y a des temps et des lieux pour ça, mais on ne va pas mĂ©langer avec dâautres temps ou dâautres lieux. Ce que disent les images du sel de la terre et de la lumiĂšre du monde, câest que notre foi et notre vie spirituelle ont une fonction dans lâhistoire du monde et du salut. Nous sommes comme une lumiĂšre qui nâest pas faite pour ĂȘtre cachĂ©e, mais pour rayonner et Ă©clairer. Et Ă vrai dire, nous nâavons pas le choix. Quoique nous voulions ou quoique nous fassions, nous portons un tĂ©moignage. Notre vie et nos actions disent quelque chose de notre foi et de lâĂ©vangile. Dâailleurs, il suffit dâavoir une tension ou un conflit avec quelquâun, pour quâapparaisse une rĂ©flexion du genre « ce nâest pas trĂšs chrĂ©tien ce que tu fais » !
DâoĂč lâimportance de la cohĂ©rence. On nâĂ©vitera pas les reproches injustifiĂ©s, mais si on pouvait Ă©viter les reproches justifiĂ©s, ce serait bien ! Câest le sens de lâenseignement sur le sel : « si le sel devient fade », câest-Ă -dire sâil nâest plus fidĂšle Ă sa nature de sel, il ne vaut plus rien ! Notre premier souci doit ĂȘtre non pas de montrer un bon exemple, mais dâĂȘtre une bonne personne. DâĂȘtre ce que le Seigneur attend de nous. On trouve un tĂ©moignage de cette question dans la deuxiĂšme lecture : saint Paul rappelle aux Corinthiens quâil nâa pas cherchĂ© Ă ĂȘtre admirĂ© mais Ă ĂȘtre fidĂšle au Christ et Ă lâĂvangile. Lâimage du sel nous fait comprendre que la dimension missionnaire de la foi nâest pas une question dâapparence mais de fidĂ©litĂ©.
Et cette fidĂ©litĂ© se mesure Ă son rayonnement. Comment, en effet, savoir si nous faisons ce que le Seigneur attend de nous ? La Parole nous donne des repĂšres et des critĂšres : « ce que vous faites de bien ». Cela rejoint dâailleurs le texte dâIsaĂŻe en premiĂšre lecture : lorsquâil dĂ©crit un certain nombre dâattitudes et de gestes qui aident et soulagent les autres et quâil conclut : « alors, ta lumiĂšre jaillira comme lâaurore [âŠ] ton obscuritĂ© sera lumiĂšre de midi ». Ce qui est frappant câest que les exemples quâil donne ne sont pas spĂ©cifiquement religieux : la trace de lâĂ©vangile dans nos relations ce ne sont ni des grands discours, ni des pieuses dĂ©votions, câest le bien que nous pouvons faire aux autres ! Dieu ne nous envoie pas dans le monde pour faire sa publicitĂ©, mais pour y faire ce quâil veut ; et ce quâil veut câest la misĂ©ricorde et la bontĂ© entre tous les hommes.
« Vous ĂȘtes le sel de la terre » « vous ĂȘtes la lumiĂšre du monde ». LâĂ©vangile que nous avons entendu nous rappelle que le Seigneur compte sur nous pour conduire le monde selon son cĆur. Pour cela nous devons rester fidĂšle Ă sa prĂ©sence et Ă sa parole, nous devons aussi ĂȘtre attentifs Ă faire ce que nous aurons entendu, Ă partager ce que nous aurons reçu, non seulement entre nous, mais avec tous.
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă entendre cette parole et Ă la mettre en pratique. TrĂŽne de la Sagesse quâelle nous garde fidĂšles Ă la prĂ©sence du Seigneur. Consolatrice des affligĂ©s quâelle nous apprenne Ă aimer au rythme du cĆur de Dieu. Miroir de la SaintetĂ© de Dieu quâelle nous encourage Ă rayonner de la gloire du PĂšre lĂ oĂč nous sommes pour que nous puissions demeurer en Dieu comme il demeure en nous dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.
Publié le 21 décembre 2025
PĂšre Charles Mallard-La dimension missionnaire de la foi
La dimension missionnaire de la foi
5* Dimanche du Temps Ordinaire – AnnĂ©e A
Is 58,7-10Â ; Ps 111 (112)Â ; 1 Co 2,1-5Â ; Mt 5,13-16
LâĂ©vangile que nous venons dâentendre vient juste aprĂšs les BĂ©atitudes dans le discours sur la montagne. AprĂšs avoir indiquĂ© aux disciples ce qui conduit au bonheur et Ă la vie divine, JĂ©sus montre une autre dimension de la foi, quâon pourrait appeler missionnaire.
« Vous ĂȘtes le sel de la terre » « vous ĂȘtes la lumiĂšre du monde ». Ce qui est frappant dans ces expressions câest quâil y a un but, une utilitĂ©, et que ce but, cette utilitĂ©, ce nâest pas nous ! JĂ©sus ne dit pas que la foi est le sel de notre vie ou que lâĂ©vangile sera la lumiĂšre de notre cĆur, mais que nous sommes le sel de la terre, la lumiĂšre du monde. En disant cela, il nous fait comprendre quâil y a quelque chose pour les autres dans la vie spirituelle, quâelle ne concerne pas seulement ceux qui la choisissent mais quâelle est destinĂ©e Ă rayonner, Ă agir.
Câest que nous pourrions ĂȘtre tentĂ© de croire quâil sâagit dâabord de sauver notre Ăąme, de nous sanctifier, de nous prĂ©parer Ă la vie Ă©ternelle ⊠tout cela est bien et vrai ; Ă condition quâon ne le vive pas en pensant que câest chacun pour soi, mĂȘme si bien sĂ»r on peut sâentraider. On pourrait penser que la relation Ă Dieu fait partie dâun des domaines de notre vie, et que ça ne doit pas trop interfĂ©rer avec dâautres domaines. Un peu comme un loisir ou un divertissement : il y a des temps et des lieux pour ça, mais on ne va pas mĂ©langer avec dâautres temps ou dâautres lieux. Ce que disent les images du sel de la terre et de la lumiĂšre du monde, câest que notre foi et notre vie spirituelle ont une fonction dans lâhistoire du monde et du salut. Nous sommes comme une lumiĂšre qui nâest pas faite pour ĂȘtre cachĂ©e, mais pour rayonner et Ă©clairer. Et Ă vrai dire, nous nâavons pas le choix. Quoique nous voulions ou quoique nous fassions, nous portons un tĂ©moignage. Notre vie et nos actions disent quelque chose de notre foi et de lâĂ©vangile. Dâailleurs, il suffit dâavoir une tension ou un conflit avec quelquâun, pour quâapparaisse une rĂ©flexion du genre « ce nâest pas trĂšs chrĂ©tien ce que tu fais » !
DâoĂč lâimportance de la cohĂ©rence. On nâĂ©vitera pas les reproches injustifiĂ©s, mais si on pouvait Ă©viter les reproches justifiĂ©s, ce serait bien ! Câest le sens de lâenseignement sur le sel : « si le sel devient fade », câest-Ă -dire sâil nâest plus fidĂšle Ă sa nature de sel, il ne vaut plus rien ! Notre premier souci doit ĂȘtre non pas de montrer un bon exemple, mais dâĂȘtre une bonne personne. DâĂȘtre ce que le Seigneur attend de nous. On trouve un tĂ©moignage de cette question dans la deuxiĂšme lecture : saint Paul rappelle aux Corinthiens quâil nâa pas cherchĂ© Ă ĂȘtre admirĂ© mais Ă ĂȘtre fidĂšle au Christ et Ă lâĂvangile. Lâimage du sel nous fait comprendre que la dimension missionnaire de la foi nâest pas une question dâapparence mais de fidĂ©litĂ©.
Et cette fidĂ©litĂ© se mesure Ă son rayonnement. Comment, en effet, savoir si nous faisons ce que le Seigneur attend de nous ? La Parole nous donne des repĂšres et des critĂšres : « ce que vous faites de bien ». Cela rejoint dâailleurs le texte dâIsaĂŻe en premiĂšre lecture : lorsquâil dĂ©crit un certain nombre dâattitudes et de gestes qui aident et soulagent les autres et quâil conclut : « alors, ta lumiĂšre jaillira comme lâaurore [âŠ] ton obscuritĂ© sera lumiĂšre de midi ». Ce qui est frappant câest que les exemples quâil donne ne sont pas spĂ©cifiquement religieux : la trace de lâĂ©vangile dans nos relations ce ne sont ni des grands discours, ni des pieuses dĂ©votions, câest le bien que nous pouvons faire aux autres ! Dieu ne nous envoie pas dans le monde pour faire sa publicitĂ©, mais pour y faire ce quâil veut ; et ce quâil veut câest la misĂ©ricorde et la bontĂ© entre tous les hommes.
« Vous ĂȘtes le sel de la terre » « vous ĂȘtes la lumiĂšre du monde ». LâĂ©vangile que nous avons entendu nous rappelle que le Seigneur compte sur nous pour conduire le monde selon son cĆur. Pour cela nous devons rester fidĂšle Ă sa prĂ©sence et Ă sa parole, nous devons aussi ĂȘtre attentifs Ă faire ce que nous aurons entendu, Ă partager ce que nous aurons reçu, non seulement entre nous, mais avec tous.
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă entendre cette parole et Ă la mettre en pratique. TrĂŽne de la Sagesse quâelle nous garde fidĂšles Ă la prĂ©sence du Seigneur. Consolatrice des affligĂ©s quâelle nous apprenne Ă aimer au rythme du cĆur de Dieu. Miroir de la SaintetĂ© de Dieu quâelle nous encourage Ă rayonner de la gloire du PĂšre lĂ oĂč nous sommes pour que nous puissions demeurer en Dieu comme il demeure en nous dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.
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Publié le 21 décembre 2025