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Père Charles Mallard-Eviter les trahisons

homélie 2

Eviter les trahisons

29 Mars 2026

Dimanche des Rameaux – Année A

Is 50, 4-7 ; Ps 21(22) ; Ph 2, 6-11 : Mt 26,14-27,66

 

C’est en célébrant l’entrée de Jésus à Jérusalem que nous entrons dans la semaine sainte, dans le grand mystère qui nous replonge dans le cœur de notre foi. Et les deux évangiles que nous venons d’entendre semblent être une longue suite de trahisons.

Trahison de Judas, qui par un baiser livre son maître aux bourreaux, trahison des disciples qui par lâcheté abandonnent leur ami au moment le plus difficile de sa mission. Trahison de la foule qui après avoir acclamé Jésus en agitant des rameaux lui préfère un bandit de grand chemin. Trahison de Pilate qui se lave les mains en laissant condamner celui qu’il sait innocent. Et l’on a beau connaître l’histoire, on reste triste et révolté à la pensée de cette navrante suite de trahisons !

Pourtant il y a un passage étonnant, dans le texte que nous avons lu. C’est au moment du dernier repas, quand Jésus annonce aux disciples que l’un d’eux va le livrer. On pourrait s’attendre à des protestations, mais non, ils demandent l’un après l’autre « serait-ce moi, Seigneur ? », comme si devant la parole de Dieu, ils n’étaient pas sûr de leur fidélité. Devant Dieu ils se sentent fragiles, car la trahison est surtout la conséquence d’une faiblesse.

Après tout, l’hypocrisie de Judas vient d’abord de son avidité, la lâcheté des disciples vient d’un manque de courage, l’infidélité de la foule d’un manque de liberté et l’attitude irresponsable de Pilate vient d’un manque d’engagement.

Alors, à l’écoute de ce récit, à moins d’imiter le cynisme de ceux qui se moquent au pied de la croix, nous avons le cœur brisé par le récit de la passion, mais aussi par nos propres faiblesses, par tout ce qui nous empêche de suivre pleinement le Christ. Au début de cette semaine, profitons de l’occasion pour nous tourner plus résolument vers le Seigneur. Pour ne pas sombrer dans l’avidité, efforçons nous d’être généreux à la mesure du cœur de Dieu ; pour éviter la lâcheté, demandons le courage de tenir dans les épreuves de la vie ; appuyons notre fidélité sur la liberté des enfants de Dieu qui nous extraits de la foule et de la loi du plus fort ; découvrons la responsabilité à laquelle nous sommes appelés et qui nous permet de nous sentir concernés.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne tout au long de cette semaine. Elle qui est l’Arche d’Alliance, qu’elle fortifie notre foi pour que nous puissions nous appuyer sur la Parole de Dieu et être vraiment libres. Elle qui est la Rose mystique, qu’elle affermisse notre espérance pour que nous puissions entendre les promesses de la vie éternelle et trouver le courage d’avancer à la suite du Christ. Elle qui est la Mère du Bel Amour, qu’elle augmente en nous la charité pour que nous puissions recevoir le don de Dieu qui nous ouvre à la générosité divine. Ainsi nous pourrons découvrir et faire ce que Dieu attend de nous, aujourd’hui et pour les siècles des siècles.

Publié le 15 mars 2026

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Père Charles Mallard-Eviter les trahisons

Eviter les trahisons

29 Mars 2026

Dimanche des Rameaux – Année A

Is 50, 4-7 ; Ps 21(22) ; Ph 2, 6-11 : Mt 26,14-27,66

 

C’est en célébrant l’entrée de Jésus à Jérusalem que nous entrons dans la semaine sainte, dans le grand mystère qui nous replonge dans le cœur de notre foi. Et les deux évangiles que nous venons d’entendre semblent être une longue suite de trahisons.

Trahison de Judas, qui par un baiser livre son maître aux bourreaux, trahison des disciples qui par lâcheté abandonnent leur ami au moment le plus difficile de sa mission. Trahison de la foule qui après avoir acclamé Jésus en agitant des rameaux lui préfère un bandit de grand chemin. Trahison de Pilate qui se lave les mains en laissant condamner celui qu’il sait innocent. Et l’on a beau connaître l’histoire, on reste triste et révolté à la pensée de cette navrante suite de trahisons !

Pourtant il y a un passage étonnant, dans le texte que nous avons lu. C’est au moment du dernier repas, quand Jésus annonce aux disciples que l’un d’eux va le livrer. On pourrait s’attendre à des protestations, mais non, ils demandent l’un après l’autre « serait-ce moi, Seigneur ? », comme si devant la parole de Dieu, ils n’étaient pas sûr de leur fidélité. Devant Dieu ils se sentent fragiles, car la trahison est surtout la conséquence d’une faiblesse.

Après tout, l’hypocrisie de Judas vient d’abord de son avidité, la lâcheté des disciples vient d’un manque de courage, l’infidélité de la foule d’un manque de liberté et l’attitude irresponsable de Pilate vient d’un manque d’engagement.

Alors, à l’écoute de ce récit, à moins d’imiter le cynisme de ceux qui se moquent au pied de la croix, nous avons le cœur brisé par le récit de la passion, mais aussi par nos propres faiblesses, par tout ce qui nous empêche de suivre pleinement le Christ. Au début de cette semaine, profitons de l’occasion pour nous tourner plus résolument vers le Seigneur. Pour ne pas sombrer dans l’avidité, efforçons nous d’être généreux à la mesure du cœur de Dieu ; pour éviter la lâcheté, demandons le courage de tenir dans les épreuves de la vie ; appuyons notre fidélité sur la liberté des enfants de Dieu qui nous extraits de la foule et de la loi du plus fort ; découvrons la responsabilité à laquelle nous sommes appelés et qui nous permet de nous sentir concernés.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne tout au long de cette semaine. Elle qui est l’Arche d’Alliance, qu’elle fortifie notre foi pour que nous puissions nous appuyer sur la Parole de Dieu et être vraiment libres. Elle qui est la Rose mystique, qu’elle affermisse notre espérance pour que nous puissions entendre les promesses de la vie éternelle et trouver le courage d’avancer à la suite du Christ. Elle qui est la Mère du Bel Amour, qu’elle augmente en nous la charité pour que nous puissions recevoir le don de Dieu qui nous ouvre à la générosité divine. Ainsi nous pourrons découvrir et faire ce que Dieu attend de nous, aujourd’hui et pour les siècles des siècles.

Publié le 15 mars 2026

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Père Charles Mallard-Eviter les trahisons

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Eviter les trahisons

29 Mars 2026

Dimanche des Rameaux – Année A

Is 50, 4-7 ; Ps 21(22) ; Ph 2, 6-11 : Mt 26,14-27,66

 

C’est en célébrant l’entrée de Jésus à Jérusalem que nous entrons dans la semaine sainte, dans le grand mystère qui nous replonge dans le cœur de notre foi. Et les deux évangiles que nous venons d’entendre semblent être une longue suite de trahisons.

Trahison de Judas, qui par un baiser livre son maître aux bourreaux, trahison des disciples qui par lâcheté abandonnent leur ami au moment le plus difficile de sa mission. Trahison de la foule qui après avoir acclamé Jésus en agitant des rameaux lui préfère un bandit de grand chemin. Trahison de Pilate qui se lave les mains en laissant condamner celui qu’il sait innocent. Et l’on a beau connaître l’histoire, on reste triste et révolté à la pensée de cette navrante suite de trahisons !

Pourtant il y a un passage étonnant, dans le texte que nous avons lu. C’est au moment du dernier repas, quand Jésus annonce aux disciples que l’un d’eux va le livrer. On pourrait s’attendre à des protestations, mais non, ils demandent l’un après l’autre « serait-ce moi, Seigneur ? », comme si devant la parole de Dieu, ils n’étaient pas sûr de leur fidélité. Devant Dieu ils se sentent fragiles, car la trahison est surtout la conséquence d’une faiblesse.

Après tout, l’hypocrisie de Judas vient d’abord de son avidité, la lâcheté des disciples vient d’un manque de courage, l’infidélité de la foule d’un manque de liberté et l’attitude irresponsable de Pilate vient d’un manque d’engagement.

Alors, à l’écoute de ce récit, à moins d’imiter le cynisme de ceux qui se moquent au pied de la croix, nous avons le cœur brisé par le récit de la passion, mais aussi par nos propres faiblesses, par tout ce qui nous empêche de suivre pleinement le Christ. Au début de cette semaine, profitons de l’occasion pour nous tourner plus résolument vers le Seigneur. Pour ne pas sombrer dans l’avidité, efforçons nous d’être généreux à la mesure du cœur de Dieu ; pour éviter la lâcheté, demandons le courage de tenir dans les épreuves de la vie ; appuyons notre fidélité sur la liberté des enfants de Dieu qui nous extraits de la foule et de la loi du plus fort ; découvrons la responsabilité à laquelle nous sommes appelés et qui nous permet de nous sentir concernés.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne tout au long de cette semaine. Elle qui est l’Arche d’Alliance, qu’elle fortifie notre foi pour que nous puissions nous appuyer sur la Parole de Dieu et être vraiment libres. Elle qui est la Rose mystique, qu’elle affermisse notre espérance pour que nous puissions entendre les promesses de la vie éternelle et trouver le courage d’avancer à la suite du Christ. Elle qui est la Mère du Bel Amour, qu’elle augmente en nous la charité pour que nous puissions recevoir le don de Dieu qui nous ouvre à la générosité divine. Ainsi nous pourrons découvrir et faire ce que Dieu attend de nous, aujourd’hui et pour les siècles des siècles.

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Publié le 15 mars 2026