Père Charles Mallard-Les présences du Seigneur
Les présences du Seigneur
3° Dimanche de Pâques – Année A
Ac 2,14.22b-33 ; Ps 15 ; 1 P 1,17-21 ; Lc 24,13-35
Sur le chemin d’Emmaüs, Cléophas et l’autre disciple marchent mais ils ne sont pas seuls. La présence de Jésus est là, mystérieuse, un peu surprenante. Ils ne le reconnaissent pas quand il les accompagne et il disparaît quand ils le reconnaissent. Refaisons cette route pour voir comment Jésus est présent tout au long du chemin.
Dès le début, Jésus est présent dans leur conversation, quand ils parlent de tout ce qui s’était passé. C’est la première forme de présence, la présence dans la mémoire. La trace d’une histoire dans nos cœurs. C’est une présence un peu particulière qui dit l’importance de celui dont on se souvient et témoigne de notre fidélité, mais qui est aussi teintée de cette tristesse qu’on appelle nostalgie. Une présence qui conjugue présent et passé, qui console et désole, qui rassemble les espoirs et les déceptions, les enthousiasmes et les regrets. Elle est importante, mais elle n’est pas complétement satisfaisante.
Et voilà qu’un inconnu les rejoint et leur demande « de quoi discutez-vous en marchant ? ». C’est un peu indiscret, mais c’est une manière d’engager la conversation. C’est la deuxième forme de présence de Jésus : la présence dans la rencontre. Elle n’a pas besoin d’être reconnue pour être réelle. Elle peut déranger, elle peut agacer ou surprendre. L’homme semble étranger à tout ce qui est important pour eux : non seulement il ne devine pas ce qui les préoccupe, mais en plus il demande « quels événements ? ». Pourtant la présence dans la rencontre semble bien être la forme préférée de Dieu pour nous rejoindre. Que l’on se souvienne des visiteurs d’Abraham à Mambré, de tous les prophètes, ou de l’ange Gabriel à Nazareth, ou encore des paroles de Jésus : « ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » : chaque fois Dieu est présent dans l’inconnu. Il est essentiel d’être disponible à la rencontre, car cette présence est la clé du chemin : s’ils avaient ignoré l’inconnu, ils ne l’auraient jamais reconnu !
Ensuite, il y a cette longue catéchèse où Jésus leur interprète dans toutes les Écritures ce qui le concernait. C’est la troisième forme de présence de Dieu : dans sa Parole. C’est une présence qui réchauffe les cœurs quand on accepte de se laisser instruire par le Seigneur. Au jour de la Pentecôte, le discours de Pierre s’appuie sur un psaume de David pour convaincre ses auditeurs de la résurrection du Christ. La présence de Dieu dans la parole est une présence qui éclaire et qui révèle le sens des choses, qui nous fait entrer dans le regard du Seigneur sur nous et sur le monde. C’est une présence qui nous façonne selon le cœur de Dieu.
Et puis, il y a évidemment l’épisode de la fraction du pain. Le moment où ils le reconnaissent, le moment où tout s’illumine, où resplendit la vérité du mystère qui dévoile la vérité de leur chemin. C’est la présence dans la prière. « Reste avec nous » avaient-ils demandé, et surtout, les paroles qu’utilise saint Luc pour décrire le moment, évoquent sans ambiguïté l’eucharistie. C’est une présence qui n’est pas sensible, puisque Jésus disparut à leurs regards, mais c’est le propre de la présence divine que de ne pas être perçu par nos sens.
Enfin, ils repartent et rejoignent les onze Apôtres qui leur confirment : « Le Seigneur est réellement ressuscité ». C’est la dernière forme de présence de Dieu : dans le témoignage. Une présence qui est authentifiée par l’Église, une présence dont rien ne peut nous séparer. C’est la présence de la foi et de l’espérance, la présence qui nous rassemble aujourd’hui et qui transforme notre vie.
Alors, où en sommes-nous du chemin d’Emmaüs ? Quelle présence du Seigneur avons-nous reconnue ? Celle de la mémoire, celle de la rencontre, celle des Écritures, celle de la prière, celle de la foi ? Quel que soit le moment où nous en sommes, l’évangile de ce jour nous appelle à avancer pour découvrir ou approfondir la présence de Dieu auprès de nous, afin que nous puissions dire comme le psalmiste : « je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable ».
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne non seulement sur le chemin d’Emmaüs, mais aussi jusqu’à Jérusalem. Etoile du matin qu’elle ouvre nos yeux à la présence du Christ qui vient à notre rencontre. Trône de la Sagesse qu’elle ouvre nos cœurs au souffle de l’Esprit Saint. Mère du Bel amour qu’elle ouvre nos vies à la gloire du Père, pour que nous puissions resplendir de la bonne nouvelle de Pâques : le Christ est ressuscité ! Alleluia ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !
Publié le 15 mars 2026
Père Charles Mallard-Les présences du Seigneur
Les présences du Seigneur
3° Dimanche de Pâques – Année A
Ac 2,14.22b-33 ; Ps 15 ; 1 P 1,17-21 ; Lc 24,13-35
Sur le chemin d’Emmaüs, Cléophas et l’autre disciple marchent mais ils ne sont pas seuls. La présence de Jésus est là, mystérieuse, un peu surprenante. Ils ne le reconnaissent pas quand il les accompagne et il disparaît quand ils le reconnaissent. Refaisons cette route pour voir comment Jésus est présent tout au long du chemin.
Dès le début, Jésus est présent dans leur conversation, quand ils parlent de tout ce qui s’était passé. C’est la première forme de présence, la présence dans la mémoire. La trace d’une histoire dans nos cœurs. C’est une présence un peu particulière qui dit l’importance de celui dont on se souvient et témoigne de notre fidélité, mais qui est aussi teintée de cette tristesse qu’on appelle nostalgie. Une présence qui conjugue présent et passé, qui console et désole, qui rassemble les espoirs et les déceptions, les enthousiasmes et les regrets. Elle est importante, mais elle n’est pas complétement satisfaisante.
Et voilà qu’un inconnu les rejoint et leur demande « de quoi discutez-vous en marchant ? ». C’est un peu indiscret, mais c’est une manière d’engager la conversation. C’est la deuxième forme de présence de Jésus : la présence dans la rencontre. Elle n’a pas besoin d’être reconnue pour être réelle. Elle peut déranger, elle peut agacer ou surprendre. L’homme semble étranger à tout ce qui est important pour eux : non seulement il ne devine pas ce qui les préoccupe, mais en plus il demande « quels événements ? ». Pourtant la présence dans la rencontre semble bien être la forme préférée de Dieu pour nous rejoindre. Que l’on se souvienne des visiteurs d’Abraham à Mambré, de tous les prophètes, ou de l’ange Gabriel à Nazareth, ou encore des paroles de Jésus : « ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » : chaque fois Dieu est présent dans l’inconnu. Il est essentiel d’être disponible à la rencontre, car cette présence est la clé du chemin : s’ils avaient ignoré l’inconnu, ils ne l’auraient jamais reconnu !
Ensuite, il y a cette longue catéchèse où Jésus leur interprète dans toutes les Écritures ce qui le concernait. C’est la troisième forme de présence de Dieu : dans sa Parole. C’est une présence qui réchauffe les cœurs quand on accepte de se laisser instruire par le Seigneur. Au jour de la Pentecôte, le discours de Pierre s’appuie sur un psaume de David pour convaincre ses auditeurs de la résurrection du Christ. La présence de Dieu dans la parole est une présence qui éclaire et qui révèle le sens des choses, qui nous fait entrer dans le regard du Seigneur sur nous et sur le monde. C’est une présence qui nous façonne selon le cœur de Dieu.
Et puis, il y a évidemment l’épisode de la fraction du pain. Le moment où ils le reconnaissent, le moment où tout s’illumine, où resplendit la vérité du mystère qui dévoile la vérité de leur chemin. C’est la présence dans la prière. « Reste avec nous » avaient-ils demandé, et surtout, les paroles qu’utilise saint Luc pour décrire le moment, évoquent sans ambiguïté l’eucharistie. C’est une présence qui n’est pas sensible, puisque Jésus disparut à leurs regards, mais c’est le propre de la présence divine que de ne pas être perçu par nos sens.
Enfin, ils repartent et rejoignent les onze Apôtres qui leur confirment : « Le Seigneur est réellement ressuscité ». C’est la dernière forme de présence de Dieu : dans le témoignage. Une présence qui est authentifiée par l’Église, une présence dont rien ne peut nous séparer. C’est la présence de la foi et de l’espérance, la présence qui nous rassemble aujourd’hui et qui transforme notre vie.
Alors, où en sommes-nous du chemin d’Emmaüs ? Quelle présence du Seigneur avons-nous reconnue ? Celle de la mémoire, celle de la rencontre, celle des Écritures, celle de la prière, celle de la foi ? Quel que soit le moment où nous en sommes, l’évangile de ce jour nous appelle à avancer pour découvrir ou approfondir la présence de Dieu auprès de nous, afin que nous puissions dire comme le psalmiste : « je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable ».
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne non seulement sur le chemin d’Emmaüs, mais aussi jusqu’à Jérusalem. Etoile du matin qu’elle ouvre nos yeux à la présence du Christ qui vient à notre rencontre. Trône de la Sagesse qu’elle ouvre nos cœurs au souffle de l’Esprit Saint. Mère du Bel amour qu’elle ouvre nos vies à la gloire du Père, pour que nous puissions resplendir de la bonne nouvelle de Pâques : le Christ est ressuscité ! Alleluia ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !
Publié le 15 mars 2026
Père Charles Mallard-Les présences du Seigneur
Les présences du Seigneur
3° Dimanche de Pâques – Année A
Ac 2,14.22b-33 ; Ps 15 ; 1 P 1,17-21 ; Lc 24,13-35
Sur le chemin d’Emmaüs, Cléophas et l’autre disciple marchent mais ils ne sont pas seuls. La présence de Jésus est là, mystérieuse, un peu surprenante. Ils ne le reconnaissent pas quand il les accompagne et il disparaît quand ils le reconnaissent. Refaisons cette route pour voir comment Jésus est présent tout au long du chemin.
Dès le début, Jésus est présent dans leur conversation, quand ils parlent de tout ce qui s’était passé. C’est la première forme de présence, la présence dans la mémoire. La trace d’une histoire dans nos cœurs. C’est une présence un peu particulière qui dit l’importance de celui dont on se souvient et témoigne de notre fidélité, mais qui est aussi teintée de cette tristesse qu’on appelle nostalgie. Une présence qui conjugue présent et passé, qui console et désole, qui rassemble les espoirs et les déceptions, les enthousiasmes et les regrets. Elle est importante, mais elle n’est pas complétement satisfaisante.
Et voilà qu’un inconnu les rejoint et leur demande « de quoi discutez-vous en marchant ? ». C’est un peu indiscret, mais c’est une manière d’engager la conversation. C’est la deuxième forme de présence de Jésus : la présence dans la rencontre. Elle n’a pas besoin d’être reconnue pour être réelle. Elle peut déranger, elle peut agacer ou surprendre. L’homme semble étranger à tout ce qui est important pour eux : non seulement il ne devine pas ce qui les préoccupe, mais en plus il demande « quels événements ? ». Pourtant la présence dans la rencontre semble bien être la forme préférée de Dieu pour nous rejoindre. Que l’on se souvienne des visiteurs d’Abraham à Mambré, de tous les prophètes, ou de l’ange Gabriel à Nazareth, ou encore des paroles de Jésus : « ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » : chaque fois Dieu est présent dans l’inconnu. Il est essentiel d’être disponible à la rencontre, car cette présence est la clé du chemin : s’ils avaient ignoré l’inconnu, ils ne l’auraient jamais reconnu !
Ensuite, il y a cette longue catéchèse où Jésus leur interprète dans toutes les Écritures ce qui le concernait. C’est la troisième forme de présence de Dieu : dans sa Parole. C’est une présence qui réchauffe les cœurs quand on accepte de se laisser instruire par le Seigneur. Au jour de la Pentecôte, le discours de Pierre s’appuie sur un psaume de David pour convaincre ses auditeurs de la résurrection du Christ. La présence de Dieu dans la parole est une présence qui éclaire et qui révèle le sens des choses, qui nous fait entrer dans le regard du Seigneur sur nous et sur le monde. C’est une présence qui nous façonne selon le cœur de Dieu.
Et puis, il y a évidemment l’épisode de la fraction du pain. Le moment où ils le reconnaissent, le moment où tout s’illumine, où resplendit la vérité du mystère qui dévoile la vérité de leur chemin. C’est la présence dans la prière. « Reste avec nous » avaient-ils demandé, et surtout, les paroles qu’utilise saint Luc pour décrire le moment, évoquent sans ambiguïté l’eucharistie. C’est une présence qui n’est pas sensible, puisque Jésus disparut à leurs regards, mais c’est le propre de la présence divine que de ne pas être perçu par nos sens.
Enfin, ils repartent et rejoignent les onze Apôtres qui leur confirment : « Le Seigneur est réellement ressuscité ». C’est la dernière forme de présence de Dieu : dans le témoignage. Une présence qui est authentifiée par l’Église, une présence dont rien ne peut nous séparer. C’est la présence de la foi et de l’espérance, la présence qui nous rassemble aujourd’hui et qui transforme notre vie.
Alors, où en sommes-nous du chemin d’Emmaüs ? Quelle présence du Seigneur avons-nous reconnue ? Celle de la mémoire, celle de la rencontre, celle des Écritures, celle de la prière, celle de la foi ? Quel que soit le moment où nous en sommes, l’évangile de ce jour nous appelle à avancer pour découvrir ou approfondir la présence de Dieu auprès de nous, afin que nous puissions dire comme le psalmiste : « je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable ».
Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous accompagne non seulement sur le chemin d’Emmaüs, mais aussi jusqu’à Jérusalem. Etoile du matin qu’elle ouvre nos yeux à la présence du Christ qui vient à notre rencontre. Trône de la Sagesse qu’elle ouvre nos cœurs au souffle de l’Esprit Saint. Mère du Bel amour qu’elle ouvre nos vies à la gloire du Père, pour que nous puissions resplendir de la bonne nouvelle de Pâques : le Christ est ressuscité ! Alleluia ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !
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Publié le 15 mars 2026