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PĂšre Charles Mallard-Quelques repĂšres de la vie spirituelle

homélie 2

Quelques repĂšres de la vie spirituelle

15 Février 2026

6° dimanche du Temps Ordinaire – AnnĂ©e A

Si 15,15-20 ; Ps 118 ; 1 Co 2,6-10 ; Mt 5,17-37

Avant de commencer le carĂȘme, mercredi prochain, nous aurions peut-ĂȘtre espĂ©rĂ© un Ă©vangile un peu moins exigeant que celui que nous venons d’entendre. Mais puisqu’il nous est donnĂ© aujourd’hui, accueillons-le comme une prĂ©paration, et aussi comme le rappel que le carĂȘme est un entrainement et non pas une parenthĂšse. Suivre le Christ demande des efforts qui ne se limitent pas aux quarante jours qui prĂ©cĂšdent la fĂȘte de PĂąques. D’ailleurs l’enseignement du Seigneur se prĂ©sente bien comme des conseils pour toute la vie, et Ă  bien y regarder ce sont mĂȘmes des repĂšres essentiels pour la vie spirituelle.

JĂ©sus commence en rappelant qu’il ne vient pas abolir la Loi ou les ProphĂštes. Dit en d’autres termes, cela veut dire qu’ĂȘtre chrĂ©tien ne dispense pas d’agir selon le cƓur de Dieu. C’est ce que disait dĂ©jĂ  Ben Sira le Sage dans la premiĂšre lecture : « Dieu n’a donnĂ© Ă  personne la permission de pĂ©cher ». C’est que l’on pourrait ĂȘtre tenter de croire que la vie spirituelle n’est qu’une affaire intĂ©rieure Ă  nous-mĂȘmes. Tout au long de l’histoire, il y a eu des gens pour prĂ©tendre que l’important est d’aimer Dieu, et que cela suffit, peu importe ce que l’on fait et comment en se comporte extĂ©rieurement. Pire, certains ont prĂ©tendu que si l’on priait comme il faut, on pouvait faire n’importe quoi 
 et en gĂ©nĂ©ral ils ne s’en privaient pas, malheureusement ! C’est le premier repĂšre que JĂ©sus nous donne aujourd’hui : il n’y a pas d’amour sans justice. Il doit y avoir une cohĂ©rence entre ce que l’on fait et ce que l’on croit, et il faut se mĂ©fier de ceux qui prĂ©tendent mĂ©priser la morale sous prĂ©texte de spiritualitĂ©.

Ensuite JĂ©sus invite Ă  dĂ©passer la justice des scribes et des pharisiens, et dans les exemples qu’il donne, on comprend qu’il ne faut pas se contenter des apparences. Il ne suffit pas de ne pas tuer, de ne pas commettre d’adultĂšre ou de ne pas jurer, il faut rechercher la paix, fuir les occasions proches et ĂȘtre vrai, digne de confiance. La justice ne se limite pas Ă  ce qui se voit, elle s’enracine dans notre cƓur. LĂ  encore on trouve facilement une dĂ©rive inverse Ă  celle que JĂ©sus dĂ©nonçait prĂ©cĂ©demment. Si certains pensent que seule compte la vie intĂ©rieure, d’autres prĂ©tendent que l’extĂ©rieur suffit. Cette maniĂšre de faire ouvre au rĂšgne de l’apparence, donc assez rapidement Ă  l’hypocrisie. C’est le deuxiĂšme repĂšre que JĂ©sus nous propose : il n’y a pas de justice sans amour. On ne peut pas se satisfaire de faire bien, il faut vouloir bien.

Et l’on arrive au troisiĂšme repĂšre. A travers ce que JĂ©sus demande, on comprend qu’il ne suffit pas d’éviter, il faut vouloir. C’est aussi ce que disait Ben Sira : « si tu veux, tu peux observer les commandements ». Vous allez me dire que c’est impossible, parce que cela voudrait dire de maitriser les Ă©motions et les sentiments. En fait, il n’est pas tout Ă  fait exact que l’injure ou mĂȘme la convoitise soient des sentiments. Mais surtout l’enjeu avec les Ă©motions, c’est que si on ne peut pas les empĂȘcher, on peut choisir ce qu’on en fait. Rappelez-vous la question de Dieu Ă  CaĂŻn : « le pĂ©chĂ© est Ă  ta porte, sauras-tu le dominer ? ». On ne commande pas aux sentiments, mais on n’est pas obligĂ© de se laisser entrainer par eux n’importe oĂč. La parole de Dieu nous rappelle l’importance de la volontĂ©. On peut faire des erreurs par ignorance, on peut faire des fautes par maladresse, mais on ne fait pas de pĂ©chĂ© sans le vouloir d’une maniĂšre ou d’une autre. On n’est jamais obligĂ© de pĂ©cher. C’est le troisiĂšme repĂšre que JĂ©sus nous donne. Et il nous oblige Ă  une certaine honnĂȘtetĂ© avec nous-mĂȘmes : il faut faire attention de ne pas se mettre en situation de danger, car il est vain de regretter ce que nous avons provoquĂ© ou permis.

Il n’y a pas d’amour sans justice, il n’y a pas de justice sans amour et l’on n’est jamais obligĂ© de pĂ©cher. Ce sont les trois repĂšres que nous donne la parole de Dieu aujourd’hui. Et ces repĂšres sont exigeants parce qu’ils nous rappellent notre libertĂ© et donc notre responsabilitĂ©. Comme le disait saint Paul aux Corinthiens « c’est bien de sagesse que nous parlons, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde », parce que la sagesse de Dieu s’adresse Ă  notre volontĂ© pour que nous dĂ©cidions d’aimer comme Dieu aime.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă  entendre cette parole et Ă  la mettre en pratique. Miroir de la SaintetĂ© de Dieu qu’elle nous rende attentifs Ă  faire ce que nous professons ; Buisson Ardent qu’elle nous encourage Ă  ĂȘtre ce que nous faisons ; Reine des Saints qu’elle nous apprenne Ă  vouloir ce que Dieu nous propose pour que nous puissions demeurer en Lui comme Il demeure en nous, dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.

Publié le 21 décembre 2025

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PĂšre Charles Mallard-Quelques repĂšres de la vie spirituelle

Quelques repĂšres de la vie spirituelle

15 Février 2026

6° dimanche du Temps Ordinaire – AnnĂ©e A

Si 15,15-20 ; Ps 118 ; 1 Co 2,6-10 ; Mt 5,17-37

Avant de commencer le carĂȘme, mercredi prochain, nous aurions peut-ĂȘtre espĂ©rĂ© un Ă©vangile un peu moins exigeant que celui que nous venons d’entendre. Mais puisqu’il nous est donnĂ© aujourd’hui, accueillons-le comme une prĂ©paration, et aussi comme le rappel que le carĂȘme est un entrainement et non pas une parenthĂšse. Suivre le Christ demande des efforts qui ne se limitent pas aux quarante jours qui prĂ©cĂšdent la fĂȘte de PĂąques. D’ailleurs l’enseignement du Seigneur se prĂ©sente bien comme des conseils pour toute la vie, et Ă  bien y regarder ce sont mĂȘmes des repĂšres essentiels pour la vie spirituelle.

JĂ©sus commence en rappelant qu’il ne vient pas abolir la Loi ou les ProphĂštes. Dit en d’autres termes, cela veut dire qu’ĂȘtre chrĂ©tien ne dispense pas d’agir selon le cƓur de Dieu. C’est ce que disait dĂ©jĂ  Ben Sira le Sage dans la premiĂšre lecture : « Dieu n’a donnĂ© Ă  personne la permission de pĂ©cher ». C’est que l’on pourrait ĂȘtre tenter de croire que la vie spirituelle n’est qu’une affaire intĂ©rieure Ă  nous-mĂȘmes. Tout au long de l’histoire, il y a eu des gens pour prĂ©tendre que l’important est d’aimer Dieu, et que cela suffit, peu importe ce que l’on fait et comment en se comporte extĂ©rieurement. Pire, certains ont prĂ©tendu que si l’on priait comme il faut, on pouvait faire n’importe quoi 
 et en gĂ©nĂ©ral ils ne s’en privaient pas, malheureusement ! C’est le premier repĂšre que JĂ©sus nous donne aujourd’hui : il n’y a pas d’amour sans justice. Il doit y avoir une cohĂ©rence entre ce que l’on fait et ce que l’on croit, et il faut se mĂ©fier de ceux qui prĂ©tendent mĂ©priser la morale sous prĂ©texte de spiritualitĂ©.

Ensuite JĂ©sus invite Ă  dĂ©passer la justice des scribes et des pharisiens, et dans les exemples qu’il donne, on comprend qu’il ne faut pas se contenter des apparences. Il ne suffit pas de ne pas tuer, de ne pas commettre d’adultĂšre ou de ne pas jurer, il faut rechercher la paix, fuir les occasions proches et ĂȘtre vrai, digne de confiance. La justice ne se limite pas Ă  ce qui se voit, elle s’enracine dans notre cƓur. LĂ  encore on trouve facilement une dĂ©rive inverse Ă  celle que JĂ©sus dĂ©nonçait prĂ©cĂ©demment. Si certains pensent que seule compte la vie intĂ©rieure, d’autres prĂ©tendent que l’extĂ©rieur suffit. Cette maniĂšre de faire ouvre au rĂšgne de l’apparence, donc assez rapidement Ă  l’hypocrisie. C’est le deuxiĂšme repĂšre que JĂ©sus nous propose : il n’y a pas de justice sans amour. On ne peut pas se satisfaire de faire bien, il faut vouloir bien.

Et l’on arrive au troisiĂšme repĂšre. A travers ce que JĂ©sus demande, on comprend qu’il ne suffit pas d’éviter, il faut vouloir. C’est aussi ce que disait Ben Sira : « si tu veux, tu peux observer les commandements ». Vous allez me dire que c’est impossible, parce que cela voudrait dire de maitriser les Ă©motions et les sentiments. En fait, il n’est pas tout Ă  fait exact que l’injure ou mĂȘme la convoitise soient des sentiments. Mais surtout l’enjeu avec les Ă©motions, c’est que si on ne peut pas les empĂȘcher, on peut choisir ce qu’on en fait. Rappelez-vous la question de Dieu Ă  CaĂŻn : « le pĂ©chĂ© est Ă  ta porte, sauras-tu le dominer ? ». On ne commande pas aux sentiments, mais on n’est pas obligĂ© de se laisser entrainer par eux n’importe oĂč. La parole de Dieu nous rappelle l’importance de la volontĂ©. On peut faire des erreurs par ignorance, on peut faire des fautes par maladresse, mais on ne fait pas de pĂ©chĂ© sans le vouloir d’une maniĂšre ou d’une autre. On n’est jamais obligĂ© de pĂ©cher. C’est le troisiĂšme repĂšre que JĂ©sus nous donne. Et il nous oblige Ă  une certaine honnĂȘtetĂ© avec nous-mĂȘmes : il faut faire attention de ne pas se mettre en situation de danger, car il est vain de regretter ce que nous avons provoquĂ© ou permis.

Il n’y a pas d’amour sans justice, il n’y a pas de justice sans amour et l’on n’est jamais obligĂ© de pĂ©cher. Ce sont les trois repĂšres que nous donne la parole de Dieu aujourd’hui. Et ces repĂšres sont exigeants parce qu’ils nous rappellent notre libertĂ© et donc notre responsabilitĂ©. Comme le disait saint Paul aux Corinthiens « c’est bien de sagesse que nous parlons, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde », parce que la sagesse de Dieu s’adresse Ă  notre volontĂ© pour que nous dĂ©cidions d’aimer comme Dieu aime.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă  entendre cette parole et Ă  la mettre en pratique. Miroir de la SaintetĂ© de Dieu qu’elle nous rende attentifs Ă  faire ce que nous professons ; Buisson Ardent qu’elle nous encourage Ă  ĂȘtre ce que nous faisons ; Reine des Saints qu’elle nous apprenne Ă  vouloir ce que Dieu nous propose pour que nous puissions demeurer en Lui comme Il demeure en nous, dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.

Publié le 21 décembre 2025

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PĂšre Charles Mallard-Quelques repĂšres de la vie spirituelle

homélie 2

Quelques repĂšres de la vie spirituelle

15 Février 2026

6° dimanche du Temps Ordinaire – AnnĂ©e A

Si 15,15-20 ; Ps 118 ; 1 Co 2,6-10 ; Mt 5,17-37

Avant de commencer le carĂȘme, mercredi prochain, nous aurions peut-ĂȘtre espĂ©rĂ© un Ă©vangile un peu moins exigeant que celui que nous venons d’entendre. Mais puisqu’il nous est donnĂ© aujourd’hui, accueillons-le comme une prĂ©paration, et aussi comme le rappel que le carĂȘme est un entrainement et non pas une parenthĂšse. Suivre le Christ demande des efforts qui ne se limitent pas aux quarante jours qui prĂ©cĂšdent la fĂȘte de PĂąques. D’ailleurs l’enseignement du Seigneur se prĂ©sente bien comme des conseils pour toute la vie, et Ă  bien y regarder ce sont mĂȘmes des repĂšres essentiels pour la vie spirituelle.

JĂ©sus commence en rappelant qu’il ne vient pas abolir la Loi ou les ProphĂštes. Dit en d’autres termes, cela veut dire qu’ĂȘtre chrĂ©tien ne dispense pas d’agir selon le cƓur de Dieu. C’est ce que disait dĂ©jĂ  Ben Sira le Sage dans la premiĂšre lecture : « Dieu n’a donnĂ© Ă  personne la permission de pĂ©cher ». C’est que l’on pourrait ĂȘtre tenter de croire que la vie spirituelle n’est qu’une affaire intĂ©rieure Ă  nous-mĂȘmes. Tout au long de l’histoire, il y a eu des gens pour prĂ©tendre que l’important est d’aimer Dieu, et que cela suffit, peu importe ce que l’on fait et comment en se comporte extĂ©rieurement. Pire, certains ont prĂ©tendu que si l’on priait comme il faut, on pouvait faire n’importe quoi 
 et en gĂ©nĂ©ral ils ne s’en privaient pas, malheureusement ! C’est le premier repĂšre que JĂ©sus nous donne aujourd’hui : il n’y a pas d’amour sans justice. Il doit y avoir une cohĂ©rence entre ce que l’on fait et ce que l’on croit, et il faut se mĂ©fier de ceux qui prĂ©tendent mĂ©priser la morale sous prĂ©texte de spiritualitĂ©.

Ensuite JĂ©sus invite Ă  dĂ©passer la justice des scribes et des pharisiens, et dans les exemples qu’il donne, on comprend qu’il ne faut pas se contenter des apparences. Il ne suffit pas de ne pas tuer, de ne pas commettre d’adultĂšre ou de ne pas jurer, il faut rechercher la paix, fuir les occasions proches et ĂȘtre vrai, digne de confiance. La justice ne se limite pas Ă  ce qui se voit, elle s’enracine dans notre cƓur. LĂ  encore on trouve facilement une dĂ©rive inverse Ă  celle que JĂ©sus dĂ©nonçait prĂ©cĂ©demment. Si certains pensent que seule compte la vie intĂ©rieure, d’autres prĂ©tendent que l’extĂ©rieur suffit. Cette maniĂšre de faire ouvre au rĂšgne de l’apparence, donc assez rapidement Ă  l’hypocrisie. C’est le deuxiĂšme repĂšre que JĂ©sus nous propose : il n’y a pas de justice sans amour. On ne peut pas se satisfaire de faire bien, il faut vouloir bien.

Et l’on arrive au troisiĂšme repĂšre. A travers ce que JĂ©sus demande, on comprend qu’il ne suffit pas d’éviter, il faut vouloir. C’est aussi ce que disait Ben Sira : « si tu veux, tu peux observer les commandements ». Vous allez me dire que c’est impossible, parce que cela voudrait dire de maitriser les Ă©motions et les sentiments. En fait, il n’est pas tout Ă  fait exact que l’injure ou mĂȘme la convoitise soient des sentiments. Mais surtout l’enjeu avec les Ă©motions, c’est que si on ne peut pas les empĂȘcher, on peut choisir ce qu’on en fait. Rappelez-vous la question de Dieu Ă  CaĂŻn : « le pĂ©chĂ© est Ă  ta porte, sauras-tu le dominer ? ». On ne commande pas aux sentiments, mais on n’est pas obligĂ© de se laisser entrainer par eux n’importe oĂč. La parole de Dieu nous rappelle l’importance de la volontĂ©. On peut faire des erreurs par ignorance, on peut faire des fautes par maladresse, mais on ne fait pas de pĂ©chĂ© sans le vouloir d’une maniĂšre ou d’une autre. On n’est jamais obligĂ© de pĂ©cher. C’est le troisiĂšme repĂšre que JĂ©sus nous donne. Et il nous oblige Ă  une certaine honnĂȘtetĂ© avec nous-mĂȘmes : il faut faire attention de ne pas se mettre en situation de danger, car il est vain de regretter ce que nous avons provoquĂ© ou permis.

Il n’y a pas d’amour sans justice, il n’y a pas de justice sans amour et l’on n’est jamais obligĂ© de pĂ©cher. Ce sont les trois repĂšres que nous donne la parole de Dieu aujourd’hui. Et ces repĂšres sont exigeants parce qu’ils nous rappellent notre libertĂ© et donc notre responsabilitĂ©. Comme le disait saint Paul aux Corinthiens « c’est bien de sagesse que nous parlons, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde », parce que la sagesse de Dieu s’adresse Ă  notre volontĂ© pour que nous dĂ©cidions d’aimer comme Dieu aime.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide Ă  entendre cette parole et Ă  la mettre en pratique. Miroir de la SaintetĂ© de Dieu qu’elle nous rende attentifs Ă  faire ce que nous professons ; Buisson Ardent qu’elle nous encourage Ă  ĂȘtre ce que nous faisons ; Reine des Saints qu’elle nous apprenne Ă  vouloir ce que Dieu nous propose pour que nous puissions demeurer en Lui comme Il demeure en nous, dĂšs maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles.

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Publié le 21 décembre 2025