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Père Charles Mallard-Le Christ au coeur de nos relations

homélie 2

Le Christ au coeur de nos relations

28 Juin 2026

13° dimanche du Temps ordinaire – Année A

à l’occasion de la  Fête de Saint-Pierre et des pécheurs

2 R 4,8-11.14-16a ; Ps 88(89) ; Rm 6,3b-4.8-11 ; Mt 10,37-42

Il semblerait que les textes que nous venons d’entendre nous enseignent l’importance de l’hospitalité. Comme la première lecture est choisie pour faire écho à l’évangile, l’accueil du prophète Elisée par la femme de Sunam, fait écho à la parole de Jésus : « celui qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ».

Il n’est sans doute pas inutile qu’on nous rappelle l’importance de l’hospitalité, tant à la veille des vacances et de la saison touristique, que dans une société qui se durcit et se fragmente, favorisant toute sorte de repli et de méfiance réciproque. Pourtant, il ne faut pas trop vite faire de la parole de Dieu un manifeste humanitaire ; ni faire dire à l’évangile ce qui nous donne bonne conscience, que ce soit pour imposer aux autres ce qui nous arrange, ou pour négliger d’un air condescendant ce qui nous dérange ! Dans les affirmations du Seigneur sur l’accueil, il est frappant que chaque fois, il est précisé : « en sa qualité » de prophète, d’homme juste ou de disciple. Le texte que nous avons entendu ne parle pas d’accueil inconditionnel, mais au contraire d’accueil qualifié. Il s’agit, d’être disponible à reconnaître la qualité de celui qui nous sollicite. C’était d’ailleurs la réflexion de la femme qui recevait Elisée : « je sais que c’est un saint homme de Dieu ».

Il nous est demandé donc de reconnaître et d’accueillir dans nos

relations

, le don que Dieu fait aux autres. Notre attachement au Seigneur ne peut pas être purement théorique ou intérieur. On ne peut pas prétendre écouter la parole de Dieu, si on n’accueille pas celui qui la transmet ; on ne peut pas prétendre avoir faim et soif de justice, si l’on n’accueille pas celui qui est attentif à être juste ; on ne peut pas prétendre aimer le Christ, si l’on n’accueille pas ses disciples. Le premier lieu où se manifeste le choix que nous faisons du Seigneur, c’est notre comportement et nos relations. On ne pourra jamais rencontrer le Christ si nous croyons être les seuls à le suivre.

Pourtant, si l’évangile nous invite à accueillir généreusement le don de Dieu à travers l’hospitalité, il y a peut-être aussi un autre enseignement. Si Jésus dit aux disciples « qui vous accueille m’accueille », ce n’est pas pour que nous exigions d’être accueillis ! N’oublions pas que chaque exemple se termine par une récompense en miroir : celui qui accueille un prophète reçoit une récompense de prophète ; celui qui accueille un homme juste reçoit une récompense d’homme juste … Peut-être que nous n’avons pas seulement à prendre la femme de Sunam comme modèle, mais aussi le prophète Elisée qui demande « que peut-on faire pour cette femme ? ». Jésus ne nous parle pas d’un privilège à revendiquer, mais d’une responsabilité à honorer. S’il faut reconnaître le don de Dieu chez celui qu’on accueille, il faut être source de bénédiction pour celui qui nous accueille. Après tout, saint Pierre et saint Paul que nous fêtons aujourd’hui sont plus connus pour ce qu’ils ont donné à ceux qui les ont accueillis que pour la délicatesse de leur hospitalité !

Et ce message est aussi pertinent, dans un monde qui parle plus de droits que de devoirs. Lorsque saint Paul parle du baptême aux Romains, il insiste sur les conséquences qui nous engagent : si nous avons été baptisés « c’est pour que nous menions une vie nouvelle comme le Christ » ; « pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ ». Cette vie pour Dieu en Jésus Christ, cette vie nouvelle pour laquelle nous avons été baptisés, ce n’est pas une vie à sens unique, c’est une vie où les relations sont réciproques, une vie où l’on n’attend pas des autres ce qu’on leur refuse, une vie qui sait accueillir la générosité par la générosité, où le don appelle le don, où ce qui compte n’est pas tant ce que l’on reçoit que ce que l’on donne.

Sans doute les temps sont durs et les épreuves ne manquent à personne ; sans doute la prudence commande de ne pas être naïfs ; sans doute est-il important de ne pas se laisser faire ; la confiance se mérite et la bienveillance ne doit pas être aveugle. Pourtant le Christ nous a donné l’exemple que ce n’est pas en cherchant à gagner que l’on garde, mais en acceptant de perdre que l’on trouve. Car le mouvement dans lequel il nous a plongé au baptême, c’est le grand mouvement du don et du don de soi, le don de celui qui accueille et le don de celui qui est accueilli, c’est le mouvement de l’amour divin, le mouvement qui fait naître la vie éternelle par le sacrifice. Et ce mouvement nous le vivons en mettant le Christ au cœur de nos relations, en accueillant le don de Dieu dans celui que nous rencontrons ; en étant source de bénédiction pour ceux qui nous rencontrent.

Que la Vierge Marie, avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Porte du Ciel qu’elle ouvre nos yeux à la présence du Seigneur dans nos relations ; Mère du Bel Amour qu’elle ouvre nos cœurs au don de Dieu ; Secours des Chrétiens qu’elle fasse de nous une source de bénédictions là où nous sommes, pour que nous puissions demeurer dans le Christ, comme il demeure en nous, dès maintenant et pour les siècles des siècles.

Publié le 03 mai 2026

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Père Charles Mallard-Le Christ au coeur de nos relations

Le Christ au coeur de nos relations

28 Juin 2026

13° dimanche du Temps ordinaire – Année A

à l’occasion de la  Fête de Saint-Pierre et des pécheurs

2 R 4,8-11.14-16a ; Ps 88(89) ; Rm 6,3b-4.8-11 ; Mt 10,37-42

Il semblerait que les textes que nous venons d’entendre nous enseignent l’importance de l’hospitalité. Comme la première lecture est choisie pour faire écho à l’évangile, l’accueil du prophète Elisée par la femme de Sunam, fait écho à la parole de Jésus : « celui qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ».

Il n’est sans doute pas inutile qu’on nous rappelle l’importance de l’hospitalité, tant à la veille des vacances et de la saison touristique, que dans une société qui se durcit et se fragmente, favorisant toute sorte de repli et de méfiance réciproque. Pourtant, il ne faut pas trop vite faire de la parole de Dieu un manifeste humanitaire ; ni faire dire à l’évangile ce qui nous donne bonne conscience, que ce soit pour imposer aux autres ce qui nous arrange, ou pour négliger d’un air condescendant ce qui nous dérange ! Dans les affirmations du Seigneur sur l’accueil, il est frappant que chaque fois, il est précisé : « en sa qualité » de prophète, d’homme juste ou de disciple. Le texte que nous avons entendu ne parle pas d’accueil inconditionnel, mais au contraire d’accueil qualifié. Il s’agit, d’être disponible à reconnaître la qualité de celui qui nous sollicite. C’était d’ailleurs la réflexion de la femme qui recevait Elisée : « je sais que c’est un saint homme de Dieu ».

Il nous est demandé donc de reconnaître et d’accueillir dans nos

relations

, le don que Dieu fait aux autres. Notre attachement au Seigneur ne peut pas être purement théorique ou intérieur. On ne peut pas prétendre écouter la parole de Dieu, si on n’accueille pas celui qui la transmet ; on ne peut pas prétendre avoir faim et soif de justice, si l’on n’accueille pas celui qui est attentif à être juste ; on ne peut pas prétendre aimer le Christ, si l’on n’accueille pas ses disciples. Le premier lieu où se manifeste le choix que nous faisons du Seigneur, c’est notre comportement et nos relations. On ne pourra jamais rencontrer le Christ si nous croyons être les seuls à le suivre.

Pourtant, si l’évangile nous invite à accueillir généreusement le don de Dieu à travers l’hospitalité, il y a peut-être aussi un autre enseignement. Si Jésus dit aux disciples « qui vous accueille m’accueille », ce n’est pas pour que nous exigions d’être accueillis ! N’oublions pas que chaque exemple se termine par une récompense en miroir : celui qui accueille un prophète reçoit une récompense de prophète ; celui qui accueille un homme juste reçoit une récompense d’homme juste … Peut-être que nous n’avons pas seulement à prendre la femme de Sunam comme modèle, mais aussi le prophète Elisée qui demande « que peut-on faire pour cette femme ? ». Jésus ne nous parle pas d’un privilège à revendiquer, mais d’une responsabilité à honorer. S’il faut reconnaître le don de Dieu chez celui qu’on accueille, il faut être source de bénédiction pour celui qui nous accueille. Après tout, saint Pierre et saint Paul que nous fêtons aujourd’hui sont plus connus pour ce qu’ils ont donné à ceux qui les ont accueillis que pour la délicatesse de leur hospitalité !

Et ce message est aussi pertinent, dans un monde qui parle plus de droits que de devoirs. Lorsque saint Paul parle du baptême aux Romains, il insiste sur les conséquences qui nous engagent : si nous avons été baptisés « c’est pour que nous menions une vie nouvelle comme le Christ » ; « pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ ». Cette vie pour Dieu en Jésus Christ, cette vie nouvelle pour laquelle nous avons été baptisés, ce n’est pas une vie à sens unique, c’est une vie où les relations sont réciproques, une vie où l’on n’attend pas des autres ce qu’on leur refuse, une vie qui sait accueillir la générosité par la générosité, où le don appelle le don, où ce qui compte n’est pas tant ce que l’on reçoit que ce que l’on donne.

Sans doute les temps sont durs et les épreuves ne manquent à personne ; sans doute la prudence commande de ne pas être naïfs ; sans doute est-il important de ne pas se laisser faire ; la confiance se mérite et la bienveillance ne doit pas être aveugle. Pourtant le Christ nous a donné l’exemple que ce n’est pas en cherchant à gagner que l’on garde, mais en acceptant de perdre que l’on trouve. Car le mouvement dans lequel il nous a plongé au baptême, c’est le grand mouvement du don et du don de soi, le don de celui qui accueille et le don de celui qui est accueilli, c’est le mouvement de l’amour divin, le mouvement qui fait naître la vie éternelle par le sacrifice. Et ce mouvement nous le vivons en mettant le Christ au cœur de nos relations, en accueillant le don de Dieu dans celui que nous rencontrons ; en étant source de bénédiction pour ceux qui nous rencontrent.

Que la Vierge Marie, avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Porte du Ciel qu’elle ouvre nos yeux à la présence du Seigneur dans nos relations ; Mère du Bel Amour qu’elle ouvre nos cœurs au don de Dieu ; Secours des Chrétiens qu’elle fasse de nous une source de bénédictions là où nous sommes, pour que nous puissions demeurer dans le Christ, comme il demeure en nous, dès maintenant et pour les siècles des siècles.

Publié le 03 mai 2026

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Père Charles Mallard-Le Christ au coeur de nos relations

homélie 2

Le Christ au coeur de nos relations

28 Juin 2026

13° dimanche du Temps ordinaire – Année A

à l’occasion de la  Fête de Saint-Pierre et des pécheurs

2 R 4,8-11.14-16a ; Ps 88(89) ; Rm 6,3b-4.8-11 ; Mt 10,37-42

Il semblerait que les textes que nous venons d’entendre nous enseignent l’importance de l’hospitalité. Comme la première lecture est choisie pour faire écho à l’évangile, l’accueil du prophète Elisée par la femme de Sunam, fait écho à la parole de Jésus : « celui qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ».

Il n’est sans doute pas inutile qu’on nous rappelle l’importance de l’hospitalité, tant à la veille des vacances et de la saison touristique, que dans une société qui se durcit et se fragmente, favorisant toute sorte de repli et de méfiance réciproque. Pourtant, il ne faut pas trop vite faire de la parole de Dieu un manifeste humanitaire ; ni faire dire à l’évangile ce qui nous donne bonne conscience, que ce soit pour imposer aux autres ce qui nous arrange, ou pour négliger d’un air condescendant ce qui nous dérange ! Dans les affirmations du Seigneur sur l’accueil, il est frappant que chaque fois, il est précisé : « en sa qualité » de prophète, d’homme juste ou de disciple. Le texte que nous avons entendu ne parle pas d’accueil inconditionnel, mais au contraire d’accueil qualifié. Il s’agit, d’être disponible à reconnaître la qualité de celui qui nous sollicite. C’était d’ailleurs la réflexion de la femme qui recevait Elisée : « je sais que c’est un saint homme de Dieu ».

Il nous est demandé donc de reconnaître et d’accueillir dans nos

relations

, le don que Dieu fait aux autres. Notre attachement au Seigneur ne peut pas être purement théorique ou intérieur. On ne peut pas prétendre écouter la parole de Dieu, si on n’accueille pas celui qui la transmet ; on ne peut pas prétendre avoir faim et soif de justice, si l’on n’accueille pas celui qui est attentif à être juste ; on ne peut pas prétendre aimer le Christ, si l’on n’accueille pas ses disciples. Le premier lieu où se manifeste le choix que nous faisons du Seigneur, c’est notre comportement et nos relations. On ne pourra jamais rencontrer le Christ si nous croyons être les seuls à le suivre.

Pourtant, si l’évangile nous invite à accueillir généreusement le don de Dieu à travers l’hospitalité, il y a peut-être aussi un autre enseignement. Si Jésus dit aux disciples « qui vous accueille m’accueille », ce n’est pas pour que nous exigions d’être accueillis ! N’oublions pas que chaque exemple se termine par une récompense en miroir : celui qui accueille un prophète reçoit une récompense de prophète ; celui qui accueille un homme juste reçoit une récompense d’homme juste … Peut-être que nous n’avons pas seulement à prendre la femme de Sunam comme modèle, mais aussi le prophète Elisée qui demande « que peut-on faire pour cette femme ? ». Jésus ne nous parle pas d’un privilège à revendiquer, mais d’une responsabilité à honorer. S’il faut reconnaître le don de Dieu chez celui qu’on accueille, il faut être source de bénédiction pour celui qui nous accueille. Après tout, saint Pierre et saint Paul que nous fêtons aujourd’hui sont plus connus pour ce qu’ils ont donné à ceux qui les ont accueillis que pour la délicatesse de leur hospitalité !

Et ce message est aussi pertinent, dans un monde qui parle plus de droits que de devoirs. Lorsque saint Paul parle du baptême aux Romains, il insiste sur les conséquences qui nous engagent : si nous avons été baptisés « c’est pour que nous menions une vie nouvelle comme le Christ » ; « pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ ». Cette vie pour Dieu en Jésus Christ, cette vie nouvelle pour laquelle nous avons été baptisés, ce n’est pas une vie à sens unique, c’est une vie où les relations sont réciproques, une vie où l’on n’attend pas des autres ce qu’on leur refuse, une vie qui sait accueillir la générosité par la générosité, où le don appelle le don, où ce qui compte n’est pas tant ce que l’on reçoit que ce que l’on donne.

Sans doute les temps sont durs et les épreuves ne manquent à personne ; sans doute la prudence commande de ne pas être naïfs ; sans doute est-il important de ne pas se laisser faire ; la confiance se mérite et la bienveillance ne doit pas être aveugle. Pourtant le Christ nous a donné l’exemple que ce n’est pas en cherchant à gagner que l’on garde, mais en acceptant de perdre que l’on trouve. Car le mouvement dans lequel il nous a plongé au baptême, c’est le grand mouvement du don et du don de soi, le don de celui qui accueille et le don de celui qui est accueilli, c’est le mouvement de l’amour divin, le mouvement qui fait naître la vie éternelle par le sacrifice. Et ce mouvement nous le vivons en mettant le Christ au cœur de nos relations, en accueillant le don de Dieu dans celui que nous rencontrons ; en étant source de bénédiction pour ceux qui nous rencontrent.

Que la Vierge Marie, avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Porte du Ciel qu’elle ouvre nos yeux à la présence du Seigneur dans nos relations ; Mère du Bel Amour qu’elle ouvre nos cœurs au don de Dieu ; Secours des Chrétiens qu’elle fasse de nous une source de bénédictions là où nous sommes, pour que nous puissions demeurer dans le Christ, comme il demeure en nous, dès maintenant et pour les siècles des siècles.

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Publié le 03 mai 2026