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Père Charles Mallard-Le secret de la simplicité

homélie 2

Le secret de la simplicité

5 Juillet 2026

14° dimanche du Temps Ordinaire – Année A

Za 9,9-10 ; Rm 8,9.11-13 ; Mt 11,25-30

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ». La prière de Jésus au début de l’évangile est un peu déstabilisante. Il faut bien reconnaître que les mystères de Dieu ne nous sont pas toujours transparents, et que l’on se situerait spontanément plutôt du côté de ceux à qui ils sont cachés, que du côté de ceux à qui ils sont révélés ; même si nous ne nous sentons pas spécialement sages ou savants. Cela dit, on peut comprendre que, même si la prière du Seigneur s’adresse au Père, elle nous invite implicitement à rechercher la simplicité.

La simplicité c’est d’abord faire confiance à ce que Dieu dit, à ce que Dieu promet, à ce que Dieu demande. Le Seigneur ne peut « ni se tromper, ni nous tromper » dit l’acte de foi. On perd la simplicité comme la confiance, si l’on soupçonne dans la parole un message caché ou si l’on veut juger par soi-même si c’est vrai ou si c’est faux. On peut s’assurer que c’est bien sa parole, que c’est bien ce qu’il dit, mais Dieu ne peut rien nous révéler si nous ne lui faisons pas confiance. Et pas seulement pour ce qu’il dit, mais aussi pour ce qu’il promet. La simplicité de la confiance dans les promesses du Seigneur implique d’attendre qu’elles se réalisent, sans décider du moment où elles doivent se réaliser. Et c’est encore dans l’obéissance à la parole de Dieu que se joue la simplicité confiante : en faisant ce qu’il demande, en ne faisant pas ce qu’il interdit. Notre rapport à la Parole de Dieu est souvent trop compliqué, on cherche à ce qu’elle dise ce qui nous arrange ou ce qui nous plait. Il faut avoir la simplicité de l’accueillir telle qu’elle est et à lui faire confiance.

La simplicité, c’est encore garder l’humilité. A l’exemple du roi juste et victorieux qu’annonçait le prophète Zacharie, un roi monté sur un âne et non pas sur un cheval de combat. La simplicité de l’humilité c’est faire ce qu’on peut, et ne pas faire ce que l’on ne peut pas. Ça ne veut pas dire qu’on ne fasse pas d’effort, mais il faut accepter d’avoir des limites, et de ne pas pouvoir faire tout ce qu’on voudrait. L’humilité se fait simplicité aussi quand elle consent à demander. C’est l’orgueil qui empêche d’appeler à l’aide, et l’orgueil complique tout. Cinq fois par jour, dans la liturgie des heures, l’Église appelle : « Dieu viens à mon aide, Seigneur viens vite à mon secours ». Il n’y a que les sages et les savants – et les orgueilleux – qui prétendent ne pas avoir besoin du Seigneur.

La simplicité, c’est encore la douceur. « Je suis doux et humble de cœur » dit Jésus, et si nous voulons être ses disciples, il nous faudra trouver la simplicité dans la douceur. La simplicité de la douceur, c’est recevoir ce qui est donné, sans chercher à prendre. C’est la dynamique au cœur de tout péché que de prendre ce qui n’est pas donné. La simplicité de la douceur c’est aussi lorsque, malheureusement nous n’avons pas été à la hauteur de ce que Dieu attendait de nous, de regretter sans vouloir se justifier. Plus on recherche d’excuse, plus on se durcit et plus on complique la relation. La simplicité de la douceur, c’est encore se réjouir du bien et s’attrister du mal. Cela n’empêche pas de combattre l’injustice, au contraire, mais la justice devient compliquée et violente quand elle rajoute du malheur au malheur, quand elle ne s’exprime pas dans la simplicité de la douceur. C’est parfois la justice des hommes, ça n’est jamais la justice de Dieu.

Si, comme nous invite saint Paul dans la lettre aux Romains, nous voulons vivre selon l’Esprit et non pas selon la chair, si nous voulons découvrir ce que le Père révèle aux tout-petits, il faut éviter de nous compliquer la vie et le cœur, rechercher la simplicité dans la confiance, dans l’humilité et dans la douceur.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Porte du Ciel qu’elle nous apprenne à accueillir la Parole du Seigneur dans la simplicité de la confiance. Trône de la sagesse qu’elle nous encourage à accepter la simplicité de l’humilité. Mère du Bel amour qu’elle forme notre cœur selon le cœur de Dieu dans la simplicité de la douceur, pour que nous puissions demeurer en lui, comme il demeure en nous, dès maintenant et pour les siècles des siècles.

Publié le 03 mai 2026

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Père Charles Mallard-Le secret de la simplicité

Le secret de la simplicité

5 Juillet 2026

14° dimanche du Temps Ordinaire – Année A

Za 9,9-10 ; Rm 8,9.11-13 ; Mt 11,25-30

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ». La prière de Jésus au début de l’évangile est un peu déstabilisante. Il faut bien reconnaître que les mystères de Dieu ne nous sont pas toujours transparents, et que l’on se situerait spontanément plutôt du côté de ceux à qui ils sont cachés, que du côté de ceux à qui ils sont révélés ; même si nous ne nous sentons pas spécialement sages ou savants. Cela dit, on peut comprendre que, même si la prière du Seigneur s’adresse au Père, elle nous invite implicitement à rechercher la simplicité.

La simplicité c’est d’abord faire confiance à ce que Dieu dit, à ce que Dieu promet, à ce que Dieu demande. Le Seigneur ne peut « ni se tromper, ni nous tromper » dit l’acte de foi. On perd la simplicité comme la confiance, si l’on soupçonne dans la parole un message caché ou si l’on veut juger par soi-même si c’est vrai ou si c’est faux. On peut s’assurer que c’est bien sa parole, que c’est bien ce qu’il dit, mais Dieu ne peut rien nous révéler si nous ne lui faisons pas confiance. Et pas seulement pour ce qu’il dit, mais aussi pour ce qu’il promet. La simplicité de la confiance dans les promesses du Seigneur implique d’attendre qu’elles se réalisent, sans décider du moment où elles doivent se réaliser. Et c’est encore dans l’obéissance à la parole de Dieu que se joue la simplicité confiante : en faisant ce qu’il demande, en ne faisant pas ce qu’il interdit. Notre rapport à la Parole de Dieu est souvent trop compliqué, on cherche à ce qu’elle dise ce qui nous arrange ou ce qui nous plait. Il faut avoir la simplicité de l’accueillir telle qu’elle est et à lui faire confiance.

La simplicité, c’est encore garder l’humilité. A l’exemple du roi juste et victorieux qu’annonçait le prophète Zacharie, un roi monté sur un âne et non pas sur un cheval de combat. La simplicité de l’humilité c’est faire ce qu’on peut, et ne pas faire ce que l’on ne peut pas. Ça ne veut pas dire qu’on ne fasse pas d’effort, mais il faut accepter d’avoir des limites, et de ne pas pouvoir faire tout ce qu’on voudrait. L’humilité se fait simplicité aussi quand elle consent à demander. C’est l’orgueil qui empêche d’appeler à l’aide, et l’orgueil complique tout. Cinq fois par jour, dans la liturgie des heures, l’Église appelle : « Dieu viens à mon aide, Seigneur viens vite à mon secours ». Il n’y a que les sages et les savants – et les orgueilleux – qui prétendent ne pas avoir besoin du Seigneur.

La simplicité, c’est encore la douceur. « Je suis doux et humble de cœur » dit Jésus, et si nous voulons être ses disciples, il nous faudra trouver la simplicité dans la douceur. La simplicité de la douceur, c’est recevoir ce qui est donné, sans chercher à prendre. C’est la dynamique au cœur de tout péché que de prendre ce qui n’est pas donné. La simplicité de la douceur c’est aussi lorsque, malheureusement nous n’avons pas été à la hauteur de ce que Dieu attendait de nous, de regretter sans vouloir se justifier. Plus on recherche d’excuse, plus on se durcit et plus on complique la relation. La simplicité de la douceur, c’est encore se réjouir du bien et s’attrister du mal. Cela n’empêche pas de combattre l’injustice, au contraire, mais la justice devient compliquée et violente quand elle rajoute du malheur au malheur, quand elle ne s’exprime pas dans la simplicité de la douceur. C’est parfois la justice des hommes, ça n’est jamais la justice de Dieu.

Si, comme nous invite saint Paul dans la lettre aux Romains, nous voulons vivre selon l’Esprit et non pas selon la chair, si nous voulons découvrir ce que le Père révèle aux tout-petits, il faut éviter de nous compliquer la vie et le cœur, rechercher la simplicité dans la confiance, dans l’humilité et dans la douceur.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Porte du Ciel qu’elle nous apprenne à accueillir la Parole du Seigneur dans la simplicité de la confiance. Trône de la sagesse qu’elle nous encourage à accepter la simplicité de l’humilité. Mère du Bel amour qu’elle forme notre cœur selon le cœur de Dieu dans la simplicité de la douceur, pour que nous puissions demeurer en lui, comme il demeure en nous, dès maintenant et pour les siècles des siècles.

Publié le 03 mai 2026

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Père Charles Mallard-Le secret de la simplicité

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Le secret de la simplicité

5 Juillet 2026

14° dimanche du Temps Ordinaire – Année A

Za 9,9-10 ; Rm 8,9.11-13 ; Mt 11,25-30

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ». La prière de Jésus au début de l’évangile est un peu déstabilisante. Il faut bien reconnaître que les mystères de Dieu ne nous sont pas toujours transparents, et que l’on se situerait spontanément plutôt du côté de ceux à qui ils sont cachés, que du côté de ceux à qui ils sont révélés ; même si nous ne nous sentons pas spécialement sages ou savants. Cela dit, on peut comprendre que, même si la prière du Seigneur s’adresse au Père, elle nous invite implicitement à rechercher la simplicité.

La simplicité c’est d’abord faire confiance à ce que Dieu dit, à ce que Dieu promet, à ce que Dieu demande. Le Seigneur ne peut « ni se tromper, ni nous tromper » dit l’acte de foi. On perd la simplicité comme la confiance, si l’on soupçonne dans la parole un message caché ou si l’on veut juger par soi-même si c’est vrai ou si c’est faux. On peut s’assurer que c’est bien sa parole, que c’est bien ce qu’il dit, mais Dieu ne peut rien nous révéler si nous ne lui faisons pas confiance. Et pas seulement pour ce qu’il dit, mais aussi pour ce qu’il promet. La simplicité de la confiance dans les promesses du Seigneur implique d’attendre qu’elles se réalisent, sans décider du moment où elles doivent se réaliser. Et c’est encore dans l’obéissance à la parole de Dieu que se joue la simplicité confiante : en faisant ce qu’il demande, en ne faisant pas ce qu’il interdit. Notre rapport à la Parole de Dieu est souvent trop compliqué, on cherche à ce qu’elle dise ce qui nous arrange ou ce qui nous plait. Il faut avoir la simplicité de l’accueillir telle qu’elle est et à lui faire confiance.

La simplicité, c’est encore garder l’humilité. A l’exemple du roi juste et victorieux qu’annonçait le prophète Zacharie, un roi monté sur un âne et non pas sur un cheval de combat. La simplicité de l’humilité c’est faire ce qu’on peut, et ne pas faire ce que l’on ne peut pas. Ça ne veut pas dire qu’on ne fasse pas d’effort, mais il faut accepter d’avoir des limites, et de ne pas pouvoir faire tout ce qu’on voudrait. L’humilité se fait simplicité aussi quand elle consent à demander. C’est l’orgueil qui empêche d’appeler à l’aide, et l’orgueil complique tout. Cinq fois par jour, dans la liturgie des heures, l’Église appelle : « Dieu viens à mon aide, Seigneur viens vite à mon secours ». Il n’y a que les sages et les savants – et les orgueilleux – qui prétendent ne pas avoir besoin du Seigneur.

La simplicité, c’est encore la douceur. « Je suis doux et humble de cœur » dit Jésus, et si nous voulons être ses disciples, il nous faudra trouver la simplicité dans la douceur. La simplicité de la douceur, c’est recevoir ce qui est donné, sans chercher à prendre. C’est la dynamique au cœur de tout péché que de prendre ce qui n’est pas donné. La simplicité de la douceur c’est aussi lorsque, malheureusement nous n’avons pas été à la hauteur de ce que Dieu attendait de nous, de regretter sans vouloir se justifier. Plus on recherche d’excuse, plus on se durcit et plus on complique la relation. La simplicité de la douceur, c’est encore se réjouir du bien et s’attrister du mal. Cela n’empêche pas de combattre l’injustice, au contraire, mais la justice devient compliquée et violente quand elle rajoute du malheur au malheur, quand elle ne s’exprime pas dans la simplicité de la douceur. C’est parfois la justice des hommes, ça n’est jamais la justice de Dieu.

Si, comme nous invite saint Paul dans la lettre aux Romains, nous voulons vivre selon l’Esprit et non pas selon la chair, si nous voulons découvrir ce que le Père révèle aux tout-petits, il faut éviter de nous compliquer la vie et le cœur, rechercher la simplicité dans la confiance, dans l’humilité et dans la douceur.

Que la Vierge Marie, Avocate des Toulonnais, nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Porte du Ciel qu’elle nous apprenne à accueillir la Parole du Seigneur dans la simplicité de la confiance. Trône de la sagesse qu’elle nous encourage à accepter la simplicité de l’humilité. Mère du Bel amour qu’elle forme notre cœur selon le cœur de Dieu dans la simplicité de la douceur, pour que nous puissions demeurer en lui, comme il demeure en nous, dès maintenant et pour les siècles des siècles.

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Publié le 03 mai 2026